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à broyer les familles, comment ça marche ? Cliquez ICI
Arrestations et libérations
des
années 2006 à 2009
Mis
à jour le
04/12/2006
|
Monsieur
ZHU père de deux enfants scolarisés a
été arrêté à
Reims sur son lieu de travail.
Sa
femme se retrouve seule à Aubervilliers avec les enfants,
elle
est désemparé et n'a même pas les
moyens de lui
rendre visite en centre de rétention. Nous n'avons aucune
nouvelle du parcours juridique que suit Monsieur ZHU. Madame Zhu n'a
pas les 3000 € demandés par l'avocat et ne peux
qu'espérer en la providence pour revoir son mari.
Monsieur
YU, père d'un enfant de 2 mois est assigné
à
résidence à Aubervilliers, il doit se
présenter
régulièrement aux autorités, qui sont
susceptibles
d'un jour à l'autre de le conduire à
l'aéroport.
Il laissera alors sa femme et son bébé
derrière lui, à Aubervilliers.
Monsieur
et Madame YE, parents d'une collégienne de 14 ans et d'un
lycéen de 18 ans, ont obtenus d'être
assignés
à résidence afin de pouvoir dire au revoir
à leurs
deux enfants avant d'être reconduits en Chine.
Les enfants
s'apprêtent donc à vivre seuls en France, sans le
soutien
de leurs parents. L'avenir de leur scolarité est
très
compromis. |
| Mis
à jour le 05/12/2006 |
Monsieur ZHU est libéré
Monsieur
ZHU, après 15 jours de rétention a
été
libéré (monsieur zhu n'a pas
été
assigné à résidence, il conserve donc
son
passeport) ... il retrouve sa femme et ses deux jeunes enfants dont
l'un est scolarisé ... monsieur et madame sont en ce moment
avec
nous et remercient le comité et la mairie du soutien actif
apporté dès la garde-à-vue ... |
10/12/2006
|
Madame D...
d'Aubervilliers, mère d'un enfant scolarisé dans
un
collège d'Aubervilliers, a été
libérée (non assignée) samedi matin
... Elle
était en rétention depuis jeudi soir au
Mesnil-Amelot .
Nous avions été alerté vendredi par un
enseignant
de notre comité et étions en contact avec la
Cimade et la
famille . |
04/01/2007
 |
Une
famille, inconnue jusqu'alors, vient nous prévenir qu'un
père de famille a été gardé
à vue
dans des conditions très pénibles, au
dépôt
de Paris-cité. Le papa terrorisé a
été
libéré après qu'on lui ait
présenté
un papier à signer. Epuisé il a signé
sans
comprendre de quoi il s'agissait. La famille n'a pas cru bon de se
faire lire ce papier par une personne compétente, avant de
nous
le présenter. Nous découvrons qu'il s'agit d'un
Arrêté de Reconduite à la
Frontière, et que
le délai de recours, de 48 heures est
dépassé.
Le cas est d'autant plus désolant que le papa, s'il avait
été présenté devant un
juge, avait des chances d'être
régularisé. La Préfecture peut
maintenant décider de détruire la famille, d'un
moment à l'autre, sans qu'aucun recours juridique ne soit
plus possible.
Des personnes nous informent qu'un autre papa, M. Hu, est en garde
à vue, dans les Hauts de Seine. Nous connaissons M. Hu car
nous avons fait avec lui, un recours gracieux, puis une
requête en annulation d'arreté de reconduite
à la Frontière, auprès du Tribunal
Administratif. Dans l'attente du jugement M. Hu est
légalement protégé. |
06/01/2007
retour |
Nous
faisons parvenir, au commissariat dans lequel est détenu
M.Hu, toutes les preuves nécessaires à sa
libération immédiate, c'est à dire
l'accusé de réception du Tribunal Administratif,
prouvant qu'il est en attente du jugement.
M. Hu est libéré après 24 heures de
garde à vue, mais il lui a été remis
une "Mise en Demeure de Quitter le Territoire sous un mois",
signée par le sous-préfet des hauts de Seine, en
contradiction flagrante avec la protection dont il
bénéficie dans l'attente du jugement. Nous aidons
M Hu à faire appel de cette décision
administrative, qui nous semble improvisée par la
Préfecture des Hauts de Seine.
Nous sommes très curieux de connaître l'avis du
juge sur cette initiative de la Préfecture des Hauts de
Seine. M Hu retrouve sa femme et ses enfants, la peur demeure. |
11/01/2007
 |
Le
Réseau Education sans Frontières vient d'etre
contacté par un élève d' Aubervilliers
qui annonce
bien tardivement que sa mère est en rétention
depuis le 7
Janvier.
Le lycéen, qui ne sait comment faire face à la
situation, a omis de prévenir son lycée.
Sa
mère a été
arrêtée lors d'un
contrôle des forces de l'ordre sur la voie publique. Elle est
depuis en centre de rétention à Paris
(Cité) et
doit être expulsée vers la Chine, son pays
d'origine d'un
moment à l'autre, son APRF a été
maintenue. Mme
Wang vit sur le territoire français depuis 1999. Elle est
arrivée de Chine avec son mari cette année
là afin
de rejoindre l'oncle de Mr Wang, qui travaille en France depuis de
nombreuses années et possède un restaurant en
banlieue
parisienne. Leurs deux enfants les ont rejoint en décembre
2001.
Depuis, ils suivent une scolarité
régulière en
France. Pei Lei, leur plus jeune garçon, est inscrit au
lycée JP Timbaud à Aubervilliers, où
il
prépare un BEP de comptabilité. Depuis 8 ans,
c'est en
France que Mme Wang vit, élève ses enfants et a
construit
de nombreux liens. De plus, l'expulsion vers la Chine de cette
mère de famille placerait ses enfants dans une situation
encore
plus précaire que celle qu'ils vivent actuellement. Comment
imaginer poursuivre une scolarité dans de bonnes conditions
lorsque votre mère a été
expulsée du pays
dans lequel vous tentez de vous intégrer ?
|
| 16/01/2007 |
Les
lycéens du lycée J.-P Timbaud à
Aubervilliers
manifestent pour obtenir la libération de la
mère, sans
papiers d'un camarade de classe
Aujourd'hui, une centaine d'élèves et
d'enseignants du
lycée professionnel Jean-Pierre Timbaud à
Aubervilliers
(93) ont manifesté et se sont rassemblés sur le
parvis de
la préfecture de la Seine-Saint-Denis. Ils demandaient la
libération de la mère d'un de leur camarade de
classe,
Mme Wang actuellement en rétention au
dépôt du TGI
de Paris (Cité). Voir plus haut
............./...........
Par cette action, la communauté éducative
mobilisée – professeurs et
élèves - faisait
acte de solidarité en refusant de poursuivre les cours alors
que
la mère d'un des élèves
était
menacée d'expulsion.
Malgré la mobilisation et la demande d'audience, les
représentants de la préfecture ont
refusé tout
rendez-vous.
Pour autant, les enseignants et
élèves mobilisés
ne désarment pas et ont prévu de revenir
dès le
lendemain matin, mercredi, afin être reçu cette
fois. |
18/01/2007
retour |
Troisième
jour de mobilisation du lycée Jean-Pierre Timbaud
à
Aubervilliers pour la libération de Mme Wang, toujours en
centre
de rétention.
Hier encore, une centaine de lycéens et d'enseignants
s'étaient rassemblés sur le parvis de la
préfecture de la Seine-Saint-Denis pour exiger la
libération de Mme Wang, mère d'un jeune
lycéen du
lycée Jean-Pierre Timbaud en 2nd BEP. Ils demandaient aussi
à être reçus, ils ont obtenu une
audience
auprès de Mme Magne, directrice du service des
étrangers
de la Préfecture de Seine-Saint-Denis et Mme Brisset,
responsable du Bureau des Examens Spécialisés.
La délégation, composée de deux
élèves, une enseignante et une élue, a
exigé, au nom des élèves et
enseignants
mobilisés, la libération de Mme Wang, elle a
aussi
exposé la situation de la famille Wang dans son ensemble.
Les
membres de la délégation ont abordé
également la question des jeunes majeurs
scolarisés sans
papiers, nombreux sur le lycée (une vingtaine de situations
connues), et ont déposé une liste
d'élèves
ayant déjà un dossier en Préfecture.
Mme Magne, après avoir rappelé le droit, a
assuré
qu'elle transmettait immédiatement au Préfet de
la
Seine-Saint-Denis, la demande de libération de Mme Wang.
Aujourd'hui, les lycéens se sont à nouveaux
mobilisés, ils ont ce matin manifesté dans les
rues
d'Aubervilliers, et sont allés rencontrer les
lycéens des
trois autres lycées de la ville (D'Alembert, Wallon et le
Corbusier). Ces derniers ont rejoint les élèves
du
lycée Jean-Pierre Timbaud pour former un cortège
d'au
moins 250 élèves.
En début d'après-midi, une manifestation s'est
à
nouveaux formé et s'est dirigée vers la
Préfecture de Bobigny pour, de nouveau, exiger du
Préfet
la libération de Mme Wang.
Les lycéens ont une fois encore demandé une
audience qu'ils n'ont pas obtenue.
Les élèves du lycée Jean-Pierre
Timbaud ont
décidé de rester vigilants et se
réunissent demain
vendredi en assemblée générale pour
décider
de la suite à donner à leur action.
|
18/01/2007
 |
Nous
apprenons qu'un père de famille d'Aubervilliers, Monsieur
M....
Sénégalais, en a été mis en
garde à
vue à la suite d'un contrôle
d'identité. Sa femme
sans nouvelles de lui pendant plusieurs heures, a
contacté
le comité dès que la police l'a
informée de
l'endroit ou se trouvait son mari.
Les parents ont trois enfants
dont deux sont scolarisés à Aubervilliers,
à
"Jules Guesdes" et à "Paul Bert", les petits sont
pris en
charge par la famille.
|
| 19/01/2007 |
A
l'issue de sa garde à vue, d'une durée record de
48
heures M. M... a été mis en
rétention et
doit passer devant le juge des libertés et de la
détention. M. M.... a pourtant fait une requête en
annulation d'un arrêté de reconduite à
la
Frontière, et est en attente de jugement au Tribunal
Administratif; nous sommes étonnés que M M.. est
pu
être placé en rétention alors qu'il
attendait
déjà son jugement, et que la
préfecture en
était informée.
La mairie d'Aubervilliers s'est
mobilisé. Liliane Balu, conseillère municipale a
été présente toute la
journée de samedi
jusqu'à 19h00 au centre de rétention puis au
tribunal
avec Francis pour obtenir la libération de Monsieur M ... .
Nous
remercions la Mairie et tout particulièrement Liliane Ballu
qui
est intervenue en Audience à la demande du juge.
Le
juge a finalement décidé d'assigner à
résidence M. M... , et de le laisser retrouver ses enfants.
Un
autre papa d'Aubervilliers, que nous ne connaissions pas,
rencontré samedi par Liliane et Francis au tribunal, a pu
lui
aussi sortir de rétention ... mais les 9 autres personnes en
audience et venant d'autres villes ont été
maintenues en
rétention.
La situation de la famille M... reste donc fragile
mais le papa ne sera pas immédiatement expulsé et
ne
reste pas en rétention.
|
25/01/2007
|
Mme
Wang, la mère d'élève en centre de
rétention depuis 15 jours et pour laquelle enseignants et
lycéens du Lycée Professionnel J.P
Timbaud à
Aubervilliers s'étaient largement mobilisés
(Trois
manisfestations devant la préfecture de Bobigny + audience
etc.)
a été libérée ce matin.
Le
comité remercie tous ceux qui ont participé
à la
mobilisation d'une manière ou d'une autre, et en
particuliers,
les élèves et enseignants et le réseau
Education
sans Frontières.
|
01/01/2007

|
Nous
apprenons, par le Réseau Education sans
Frontières RESF93, qu'un élève jeune
majeur du lycée Jean-Pierre Timbaud à
Aubervilliers,
a été arrété à
Bondy, et va
être conduit au centre de rétention à
l'issue de sa
garde à vue. |
| 02/02/2007 |
Nous apprenons par RESF93 l'issue heureuse et
inattendue de la mise en rétention du lycéen
Communiqué de presse de RESF 93 du 02/02/2007:
"Bobigny,
le 2er février 2007
Yannick
Libéré !
RESF
93 et la famille de ce jeune majeur scolarisé ont
rencontré Sarkosy par hasard et se félicitent
d'avoir
obtenu la libération de Yannick. Dommage que ce soit le fait
du
prince !
Yannick
Bosey, jeune majeur scolarisé au lycée
Jean-Pierre
Timbaud à Aubervilliers, était en centre de
rétention depuis jeudi soir. Il avait
été
arrêté lors d'un contrôle sur la voie
publique
à Bondy mercredi soir.
Il
est en France, depuis octobre 2000. Il avait 13 ans et quelques mois
à son arrivée, ces quelques mois
l'empêchent de
rentrer dans les dispositions du CESEDA. A 13 ans moins un jour, il
aurait pu être régularisé
automatiquement. Il a de
plus toutes ses attaches ici. Sa mère est en situation
régulière et son père,
également. Plusieurs
oncles et tantes vivent en France.
Yannick
a déjà tenté de régulariser
sa situation et
a déjà déposé une demande
de titre de
séjour “Vie privée et
familiale”. Cette
demande a été rejetée en mars 2006 par
la
préfecture de la Seine Saint Denis. Il a envoyé
un
recours gracieux au préfet, qui est resté sans
réponse. Il allait contester ce refus auprès du
tribunal
administratif, avant d'être arrêté.
Maintenu
en centre de rétention, il devait être
expulsé, une
place sur un avion était d'ores et
déjà
prévue. Comme pour de trop nombreux étrangers
vivant dans
le 93 la préfecture restait sourde au drame humain de cette
expulsion programmée.
Le
hasard a mis Nicolas Sarkosy, un pool de journalistes et une campagne
électorale sur la route de Yannick. En effet, des militants
de
RESF 93 accompagnaient cet après-midi la famille de Yannick
venue le visiter au centre de rétention de Bobigny alors que
le
ministre de l'intérieur faisait dans le commissariat
attenant
une conférence de presse. Interpellé devant les
journalistes par la mère de Yannick puis par les militants
de
RESF, Mr Sarkosy a usé de son pouvoir pour
résoudre cette
situation dramatique.
Yannick
ce soir est libre, sa convocation au tribunal est annulée et
il
a un rendez-vous lundi en préfecture en vue d'une
très
probable régularisation.
Nous
nous réjouissons que les autorités
préfectorales
aient enfin pris en compte les éléments qui
renforçaient l'injustice de cette expulsion.
Mais
nous pensons à tous les autres sans papiers qui n'ont pas
bénéficié de l'opportunité
de cette
rencontre. Ils sont des milliers à se voir refuser par les
préfectures le droit de rester vivre là
où ils ont
construit leurs vies. Eux n'ont pas
bénéficié du
fait du prince.
N.
Sarkozy a été clair lors de ce court
échange avec
les militants de RESF : il acceptait d'intervenir pour un cas, mais ne
débattrait pas de la situation d'autres sans papiers en
centres
de rétention, et des jeunes majeurs scolarisés
exactement
dans la même situation. Pourtant RESF réaffirme
qu'il n'y
aura pas de politique juste dans un règlement au cas par cas
de
la situation des sans-papiers.
RESF
93"
Le comité se félicite de cette
libération et de
voir que le Ministre s'émeuve enfin des décisions
cruelles de la Préfecture.
Quel dommage que les deux lycéennes d'Aubervilliers,
déjà expulsées, n'aient pu
bénéficier de sa soudaine clémence.
Est-il normal en République Française, en 2007,
que, seul
le hasard d'une rencontre, puisse faire échapper un sans
papier
à l'arbitraire administratif ?
|
15/02/2007
 |
Dans
l'après midi, nous avons appris l'arrestation
d'un
père de famille pakistanais, que nous
connaissons bien, et que nous avons aidé à faire
les recours suite à son refus de séjour.
M. Chaudhry remplit tous les critères imposés par
la circulaire Sarkozy, et même au delà.
Arrivé en France en 2000, ses
3 enfants sont
nés en France.
Les deux ainées sont scolarisés à
l'école
maternelle Jean Jacques ROUSSEAU et à l'école
primaire
Eugène VARLIN .
Monsieur
Chaudhry a été placé au centre de
détention de
Vincennes, un Arrêté de Reconduite à la
frontière lui a été
notifié. Il passe
samedi 17 février devant le juge de la liberté et
de la
détention, qui doit juger s'il présente assez de
garanties pour être assigné à
résidence chez
lui, plutôt que maintenu en détention,
jusqu'à son
tout prochain passage devant le Tribunal administratif.
M. Chaudhry a
déposé
une requête en annulation de l'arrêté de
reconduite à la frontière, il doit passer
très prochainement devant le Tribunal
Administratif de Paris.
Des membres du comité et des soutiens seront
présents demain matin au Palais de
justice de Paris.
Madame Chaudhry et les enfants sont livrés à
eux-mêmes, la solidarité s'organise de la
part des voisins et amis de la famille.
|
| 17/02/2007 |
Audience devant le Juge des
libertés et de la détention.
M. Chaudhry, bien que présentant toutes les garanties de
représentation qui lui aurait permis d'être
assigné
à résidence chez lui, dans l'attente de la
convocation au
Tribunal Administratif, a été maintenu
en
détention à Vincennes, car il n'a pu fournir le
passeport en temps utile, alors que
nous croyons tous qu'il était déja remis
à la
police.
Plusieurs membres du comité, et des amis de la famille
étaient présents à l'audience.
Nous sommes très décus.
La famille est désemparée et les enfants
réclament leur père.
M. Chaudhry est déja éprouvé par la
détention, il craint beaucoup être reconduit au
Pakistan.
|
| 19/02/2007 |
M. Chaudhry passe Mercredi 21
Février au TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS 9 heures.
7 rue de Jouy 75004 PARIS
75181
Paris Cedex 04
Greffe du contentieux des
arrêtés de reconduite à la
frontière : 01 44 59 44 81
Accès par transports publics
Métro
Saint-Paul (Le Marais) [ligne 1] ou
Pont
Marie (Cite des Arts) [ligne7]
|
Mercredi
21
Février 2007
|
M.
Chaudhry , père de famille d' Aubervilliers, en
rétention
depuis le 15 février, passe au Tribunal Administratif de
PARIS.
Le
juge doit décider de la légalité de
l'Arreté de reconduite à la Frontière
pris par la
Préfecture.
Si
le juge le confirme, M. Chaudhry sera reconduit au Pakistan, et devra
abandonner sa femme et ses trois enfants à Aubervilliers.
Nous
connaissons bien M Chaudhry à Aubervilliers, nous suivons
son
dossier, et l'avons aidé à faire son recours
suite
à l'inexplicable refus de séjour reçu,
dans le
cadre de la circulaire Sarkozy.
M.
Chaudhry, remplissait
tous les critères exigés. Il parle et comprend le
francais.
Il est
arrivé
légalement en 2000 avec un contrat de travail. Les trois enfants sont tous
nés en France.
Les deux
ainées sont scolarisés l'une à
l'école
maternelle Jean Jacques ROUSSEAU et l'autre à
l'école primaire
Eugène VARLIN, en CP. Elle sait déjà
lire et est avide de lecture.
Les enfants ne connaissent pas
d'autre pays que la France.
M. Chaudhry craint beaucoup de
tomber entre les mains des autorités pakistannaises.
En
cas de retour forcé du soutien de famille, Madame Chaudrhy
et
les trois enfants seront réduits à la
misère
à Aubervilliers.
L'émotion
est grande parmi les amis de la famille et les membres du
comité.
Le
Comité de Vigilance d'Aubervilliers appelle tous les
soutiens,
enseignants, parents d'élèves, élus et
citoyens
à venir soutenir la famille Chaudhry Mercredi 21
Février 2007 à 9 heures.
TRIBUNAL
ADMINISTRATIF DE
PARIS
7 rue
de Jouy 75004 PARIS
75181
Paris Cedex 04
Accès
par transports publics
Métro Saint-Paul (Le Marais)
[ligne 1]
ou Pont Marie (Cite des Arts) [ligne7]
|
22
Février 07
|
GRANDE NOUVELLE
M
Chaudhry est libre.
Le
juge a annulé l'arrêté de reconduite
à la frontière pris par le Préfet de
Paris.
Les
membres du Comité de Vigilance, rejoints par RESF75 ont
assisté à l'audience du 21 février
2007, au
tribunal administratif de Paris. Des voisins et amis
français de
la famille étaient là aussi.
Grâce
au travail acharné de son avocate, et
malgré l'opposition systématique de l'avocat de
la
Préfecture, le juge a décidé d'
annuler
l'arrêté de reconduite à la
frontière, qui
aurait conduit M Chaudhry à devoir abandonner sa femme
à
Aubervilliers avec leurs 3 enfants nés en France.
M.
Chaudhry craignait beaucoup de tomber entre les mains des
autorités pakistanaises.
Il
aurait très probablement connu la prison pour de nombreuses
années, et n'aurait pas pu voir grandir ses enfants.
M. Chaudhry se trouve
maintenant avec ses enfants à Aubervilliers.
Il
vous adresse
à tous ses plus profonds remerciements.
M
Chaudhry n'est pas pour
autant régularisé, la Préfecture peut
faire appel.
Le
juge n'a pas le pouvoir d'ordonner sa régularisation, il
peut
simplement demander à la Préfecture de
réexaminer
la situation.
Les
enfants de M. Chaudhry garderont longtemps le souvenir de leurs
vacances de Février 2007, nous comptons sur les maitresses
pour
les apaiser.
Seule
la Préfecture
peut autoriser la famille Chaudhry à vivre à
Aubervilliers, sans la peur.
Nous ne
désespérons pas de son humanité.
Grand
merci à la CIMADE
du centre de détention de Vincennes qui a
accompagné M. Chaudhry dans ses démarches.
|
|
2 Avril
2007
 |
Le
père d'un élève du lycée
Jean-Pierre Timbaud en rétention
Mr
Abdulkakir SAIYED, le père
d'un élève, a
été arrêté à
Calais dimanche 25 Mars.
Il est en centre de rétention à
Coquelles depuis et
attend d'être jugé. Il risque d'être
expulsé
dans les prochains jours.
Sa femme et ses 3 fils sont en France
depuis 2005. Tous les enfants sont scolarisés,
l'aîné Mohammed prépare un BEP
maintenance
automobile dans notre établissement au lycée Jean
Pierre
Timbaud à Aubervilliers.
Toute la famille a fui les
persécutions religieuses dans le Gujarat en Inde. Elle
n'aspire
qu'à vivre en sécurité et en paix en
France.
A
plusieurs reprises, leurs vies ont été
menacées,
leur retour est donc impossible.
Dès leur arrivée en
juillet 2005, ils ont fait une demande d'asile auprès de
l'OFPRA, qui leur a été refusée. Ils
ont fait
appel auprès de la Commission des Recours des
Réfugiés qui a confirmé le refus.
Mohammed qui a 19 ans et sa mère ont reçu un APRF
en décembre dernier.
MR
SAIYED est convoqué au Tribunal Administratif de Lille lundi
2
avril à 8h30. Il nous est impossible d'y être. La
présence de militants RESF locaux serait
souhaitée dans
la mesure du possible.
Il
est également urgent de protester auprès de la
préfecture du Pas de Calais :
Par
fax au 03-21-19-70-71
Vous
pouvez envoyer un mail à cette adresse
http://www.pas-de-calais.pref.gouv.fr/nous_ecrire_form.php?id_contact=57
et à la préfecture de la seine-Saint-Denis
où ils ont leurs dossiers :
courrier¤seine-saint-denis.pref.gouv.fr
arlette.magne¤seine-saint-denis.pref.gouv.fr
(Directrice du service des étrangers)
Messages
de Mobilisation pour Mardi 3 Avril 2007
Solidarité
avec les élèves du lycée Jean-Pierre
Timbaud
103 avenue de la République
93300 AUBERVILLIERS Métro Quatre Chemins.
demain
mardi vers 9h00 rendez-vous au lycée jean-pierre timbaud ...
solidarité avec les élèves et leurs
parents
sans-papiers ... une
délégation devrait être
reçue à la préfecture ...
antoine avignon
message pascale b. :
Les élèves se réuniront dans
la cour à
partir de 9 h 00 et devraient partir
accompagnés des enseignants grévistes dans la
demi-heure qui suit. |
| 7
avril 2007 |
Mr
Abdulkakir SAIYED, arrêté à
Calais le 25 mars
et père d'un élève du
lycée Jean
Pierre Timbaud d'Aubervilliers, a été
jugé. Son
arrêté de reconduite à la
frontière a
été maintenu par le juge. Il est toujours en
détention et peut être expulsé d'un
jour à
l'autre.
La famille se verra donc privée soudainement du soutien de
famille.
Notre élève d'Aubervilliers aura de grandes
difficultés à poursuivre sa scolarité,
sans
l'appui paternel.
|
| 16
avril 2007 |
Nous
apprenons la libération de M. Saiyed, samedi 14, sans plus
de détail.
Nous remercions tous ceux qui sont intervenus auprès des
Préfectures concernées. |
16
avril 2007
 |
Vers 15 heures, plusieurs
dizaines de gendarmes arrivés dans une armada de fourgons sont intervenus de
façon extrêmement brutale dans un atelier
clandestin
de textile rue André Karman à Aubervilliers :
portes défoncées,
hurlements, cavalcades, poursuites et interpellation violente de ceux
qui tentaient d’échapper sous les yeux des enfants
du centre de
loisirs.
Une
femme qui
tentait de s’échapper par une échelle
est
tombée et a dû être
hospitalisée.
21
personnes, dont plusieurs parents d’enfants
scolarisés ont été placés
en garde à vue puis en rétention.
Deux enfants (10 ans et 1 an) qui habitaient un logement contigu
à l’atelier ont été eux
aussi
arrêtés.
Ils
sont actuellement au centre de rétention de Oissel avec
leurs parents.
Deux autres enfants dont les parents ont été
placés en rétention ont
été recueillis par des amis.
Un
bébé de deux mois dont la chambre jouxtait
l’atelier est décédé.
Aucun
lien n’est établi pour l’heure entre ce
décès et l’intervention de la
gendarmerie. La famille demande qu’une enquête
médicale détermine de façon
certaine les causes du décès de cette fillette.
Suite aux interventions du Comité de Vigilance, une
mère est libérée. |
| 18
avril 2007 |
Réunion
d'urgence en Mairie, de membres du Comité, d'élus
d'Aubervilliers et de membres du Réseau Education sans
Frontières. Nous tentons de localiser les
personnes arretés, après de multiples coups de
fil nous dressons le bilan suivant:
20 personnes ont été placées
en centre de
rétention, mais pas au même endroit, ce qui ne
facilite
pas les démarches du comité et du
réseau
éducation sans frontières:
- 5 hommes à Vincennes
- 8 femmes et 2 hommes au Mesnil Amelot
- 1 couple et deux enfants à Oissel
près de Rouen
- 1 femme à Paris
Ces gens
sont pourtant domiciliés à Paris et Aubervilliers.
Tous (sauf les 2 enfants)se sont vu notifiés un
Arreté de
Reconduite à la Frontière, ils ont 48 heures pour
faire
une requête en annulation devant le Tribunal Administratif.
Ils
doivent passer entre-temps devant le juge des libertés et de
la
détention, qui peut décider de les assigner
à
résidence plutôt que les maintenir en
détention.
Une
manifestation est
décidée pour le 20 avril au métro
Quatre-Chemins,
pour protester contre ce type d'intervention de la gendarmerie. |
| 20
avril 2007 |
A
l'issue de la manifestation au métro Quatre-Chemins, le
bilan est le suivant:
- Vincennes: des libérations sont
annoncées, nous en attendons confirmation.
- Mesnil Amelot: Un vice de forme dans la
procédure a permis de libérer les 10 personnes.
- Oissel:
la femme et les deux enfants sont libres, l'homme est maintenu en
détention car son passeport ne serait pas parvenu au juge.
- Paris: la femme est maintenue en
détention.
Les personnes pour lesquelles la Cimade ou les avocats ont fait,
à temps, une requête en annulation de
l'arrété de reconduite à la
frontière,
devraient passer dans les prochains jours au Tribunal Administratif. |
5
juin 2007
 |
Message
de Antoine Avignon 17H30.
objet
: Monsieur M. d'Aubervilliers, père de 2 enfants
scolarisés arrêté hier soir
à s...
monsieur
M... d'Aubervilliers,
père de 2 enfants scolarisés a
été arrêté à la
gare de s... hier soir vers 18h30 alors
qu'il rentrait du travail /// le Comité de Vigilance avec
Liliane Balu, élue à la mairie d'Aubervilliers,
est en train d'intervenir auprès du commissariat pour faire
libérer monsieur M... toujours
en garde à vue /// enfants et maman à l'abri ///
je vous informe de la suite ... antoine avignon
|
19H
Suite aux appels répétés de Liliane
Balu, au
commisariat, Monsieur M. a été
libéré ce
soir, sous condition (?). Il a pu enfin rejoindre sa femme et ses deux
enfants à Aubervilliers.
Nous espérons en savoir plus, pour la réunion de
jeudi soir à 18h30. |
|
28 juin 2007
 |
Nous apprenons l'arrestation
le 27 juin de M. G......, au cours d'un contrôle routier.
Après la garde à vue, et malgré nos
interventions,
ce père de famille d'Aubervilliers a
été placé
en centre de rétention à Bobigny.
M. G..... est le fils
d'un citoyen Français ancien combattant, il est
en France depuis 2001.
Il a deux
frères de nationalité française.
Son fils,
jeune majeur est régularisé.
Sa petite fille de 7 ans est scolarisée à
l'école Primaire Firmin
GEMIER.
Lui et sa femme, font partie des parents d'Aubervilliers, qui ont
reçu un refus
inexplicable, à leur tentative de
régularisation au mois d'Aout 2006, dans le cadre de la
circulaire Sarkozy.
Comme la grande majorité des parents ils ont reçu
à l'automne
2006 un arrêté de reconduite à la
frontière en provenance de la
Préfecture. Ils ont fait immédiatement une requête en
annulation, qui
a été enregistrée au Tribunal
Administratif, ils
attendaient d'y être convoquées avec d'autres
familles
d'Aubervilliers.
Beaucoup
de
Français auront du mal à croire, qu'un de leur
enfants
puisse se voir un jour reconduit de force à
l'étranger,
et forcé d'abandonner femme et enfants à
Aubervilliers.
Le
père de M. G..... pouvait-il envisager celà
lorsqu'il se battait pour la France?
Suite à l'arrestation, la Préfecture a
notifié, ce jour, un second
Arrété de Reconduite à la
Frontière,
ce qui est pour le moins étonnant, et confirme le sort
qu'elle
réserve à un fils et frère de
Français, qui
ose demander un titre de séjour pour vivre auprès
des
siens.
Une requête en annulation a été faite
au Tribunal Administratif contre ce nouvel arrêté.
M G...... doit passer devant le juge de la liberté et de la
détention qui doit décider ou non de le maintenir
en
rétention jusqu'à son passage au Tribunal
Administratif. |
29
juin 2007
Maintien
en
Rétention
|
Passage devant le Juge de la
liberté et de la détention
Accompagnés des membres de la famille de M. G......, dont 4
Français et les autres avec titre de
séjour,
des membres du
comité se sont rendus au Tribunal à
Bobigny.
Nous avons dû patienter de longues heures, et assister
à
plusieurs audiences, plus étonnantes les unes que les
autres,
nous avons vu entre autres:
- des individus, tout récement arrêtés
à
l'aéroport, maintenir une version qui n'avait absolument
rien
à voir avec celle de la Police, y compris en ce qui concerne
la
provenance du vol.
- un jeune policier de l'escorte, se laisser convaincre,
d'autoriser une personne agée, visiblement
indisposée,
à accéder aux toilletes, la crainte d'une
tentative
d'évasion ayant motivé un refus initial.
- Un touriste, titulaire d'un visa en cours de validité se
voir
repprocher de n'avoir que 400 € en poche, pour un
séjour de
15 jours, et ne pouvoir présenter à l'audience
l'ami
qu'il disait connaître en France. Il a dit que son ami avait
été empêché de
venir par son travail. Le juge a répondu sceptique: "un
samedi?". Nous noterons que nous étions samedi, et que
juge,avocats,
policiers, greffiers étaient au travail, eux aussi. Les
vacances
de ce Monsieur, qui s'est engagé à quitter la
France, se
poursuivront en centre de rétention.
- Un avocat justifier son retard en indiquant qu'il était en
prière à l'église avant
d'être avisé
de rejoindre le tribunal. L'avocate de la Préfecture,
indisposée par des interruptions continuelles, a
prétendu
peu après, au cours d'un vif échange, qu'il ne
s'était tout simplement pas réveillé.
-La juge indiquer aux prévenus que rien ne les
empêcherait de revenir légalement plus tard en
France, dans de meilleurs conditions. Nous
avons reconnu ce discours déja entendu de la bouche de
représentants de la Préfecture de Paris, nous ne
pensions
pas qu'un juge l'adopte aussi.
Nous n'avons vu aucune
des personnes arrêtés, être
libérée. Le
climat des audiences était assez houleux. La juge a
imposé de longues interruptions pour rédiger ses
conclusions.
Malgré
les garanties de représentation
dont aurait pu justifier M. G....avec tout le soutien de sa famille, et
d'une élue d'Aubervilliers, et avant même que ce
point
n'ait été abordé, le
juge a
décidé son maintien en rétention,
sans aucune considération pour sa femme, sa fille, et son
fils plongés dans l'inquiétude totale.

Dure matinée de samedi.
Nous
attendons maintenant pour le début de la semaine prochaine
l'audience au Tribunal Administratif de Cergy. |
| 4
juillet 2007 |
Un
papa en rétention passe au Tribunal Administratif,
à Cergy, le jeudi 5 Juillet 2007, avec sa femme.
|
Papa en
rétention depuis le 27 juin 2007
 |
Monsieur
G……, père de famille
d’Aubervilliers a
été arrêté le 27 juin 2007, .
Après
la garde à vue, et malgré nos interventions,
ce père de famille d'Aubervilliers a
été
placé en centre de rétention à Bobigny.
- Monsieur G..... est en France depuis 2002.
- Il est le fils d'un citoyen
Français ancien combattant
- Il a deux frères de
nationalité française, et deux soeurs
régularisées.
- Son fils aîné est
régularisé et vit en France.
- Sa petite fille de 7 ans est
scolarisée à l'école Primaire Firmin
GEMIER à Aubervilliers.
- La famille remplit tous les
critères de la circulaire Sarkozy, et bien au
delà.
|
Monsieur
G….et sa femme, font partie des parents d'Aubervilliers, qui
ont reçu un refus inexplicable, à leur tentative
de
régularisation au mois d'Aout 2006, dans le cadre de la
circulaire Sarkozy.
Comme la
grande majorité des parents ils ont reçu
à l'automne
2006 un arrêté de reconduite à la
frontière en provenance de la Préfecture.
Ils ont fait immédiatement une requête en
annulation, qui
a été enregistrée au Tribunal
Administratif, ils
attendaient d'y être convoqués avec d'autres
familles
d'Aubervilliers.
Suite
à l'arrestation, la Préfecture a
notifié, un second
Arrêté de Reconduite à la
Frontière, ce
qui est pour le moins étonnant, et confirme le sort qu'elle
réserve à un fils et frère de
Français, qui
ose demander un titre de séjour pour vivre auprès
des
siens.
Une
requête en annulation a été faite au
Tribunal Administratif contre ce nouvel arrêté.
Monsieur
G...... est passé ce samedi 30 juin devant la juge de la
liberté et de la détention qui a
décidé de le maintenir en rétention
jusqu'à son passage au Tribunal Administratif. La
présence de 7 membres de la famille (4 français
et 3 avec
titre de séjour), et de deux membres du Comité de
Vigilance n’a pas été
considérée
suffisante pour que M G… soit assigné
à
résidence.
La juge a
choisi de le maintenir en rétention. L’avocat
a fait Appel de ce jugement. Mais la cour d'appel n'a pas
décidé de le libérer. Il devra donc affronter le
Tribunal Administratif, sans avoir pu se
remettre de sa semaine de détention, qui a
été
très éprouvante.
Sa femme
a été, elle aussi, convoquée au
Tribunal, elle y comparaitra libre, aux cotés
de son mari en rétention.
Toute
la Famille
Française ou régularisée de Monsieur
G...., compte sur
les soutiens du Comité de Vigilance, et sur tous les
citoyens pour rassurer le couple en
détresse. |
5
juillet 2007
Audience
à
CERGY |
Monsieur G....
était jugé au Tribunal Administratif
Des membres du Comité ont accompagné la famille
de Monsieur G..... au Tribunal Administratif avec Madame G.... qui
était aussi convoquée, Monsieur
G.... avait été conduit là, par la
Police, depuis le centre de rétention. L'avocat est
arrivé le dernier, ajoutant encore du stress
à la famille venue en nombre. En cours d'audience, il s'est
avéré qu'une
bonne partie des pièces manquaient au dossier,
nous avons eu la chance de voir le Président proposer
d'écouter la plaidoirie, puis de suspendre la
séance, pour
permettre à l'avocat de finir son travail. A
l'issue de la plaidoirie, beaucoup de choses restaient
à dire
et ne l'avait pas été, l'irritation de la famille
était à son comble, une fois les
pièces fournies,
le juge a accordé un droit de réponse
à la
Préfecture, mais l'avocat
n'avait plus droit à
la parole.
La Préfecture avait décidé d'abroger
l'Arrêté de reconduite à la
Frontière le plus ancien, c'était
donc le plus récent qui a été
jugé.
Devant la complexité du cas le juge a mis l'affaire en
délibéré, nous sommes sortis du
Tribunal assez
énervés et avons
oublié de
dire au revoir à l'avocat.
Madame G..... est allée retrouver sa petite fille
à
Aubervilliers, et Monsieur G..... a été reconduit
en
centre de rétention. La
décision s'est fait attendre tout l'après midi.
Ce n'est que vers 19 heures que nous avons enfin appris, en pleine
réunion du Comité de Vigilance, que Monsieur G.....
était libre, ce que nous avons
aussitôt annoncé aux familles.
Applaudissements
fournis.
Dans le feu de l'action, la vague d'émotion, a vite
été absorbée, par les soutiens les
plus
impliqués. Ce n'est que dans les heures qui suivent que nous
réalisons vraiment, ce qui a été
évité à ce papa, que la
Préfecture voulait contraindre à
abandonner deux
enfants vivants en France, dont l'un régularisé,
et
l'autre agée de 7 ans.
Nous
attendons de voir le détail du jugement pour
connaître les éléments retenus par le
juge.
Notre
joie
n'est pas complète ce soir, car nous avons appris qu'un
autre
papa avait été arrêté
aujourd'hui, et lui
aussi placé en rétention. |
5 Juillet 2007

 |
Monsieur
M... demeurant avec sa famille à Aubervilliers, a
été arrété à la
station Fort
d'Aubervilliers, tôt ce matin, en se rendant à son
travail.
Il a appellé sa compagne à son secours, qui a
essayé, en se rendant sur place, d'obtenir qu'il ne
soit
pas emmené, mais il l'a été quand
même.
Madame
est restée seule et désemparée.
Monsieur M..... est venu de Colombie en 2000, sa compagne l'a rejoint
en 2001.
Le Couple
a deux enfants scolarisés à Aubervilliers.
L'aîné
de 12 ans est au collège Gabriel PERY.
Le cadet
de 9 ans est à l'école primaire Joliot CURIE.
La famille, remplissant tous les critères de la circulaire
Sarkozy, s'est présenté au mois d'Août
2006
à la Préfecture. Comme la plupart des familles,
elle a
reçu un refus de séjour, suivi, pour Monsieur,
d'un Arrêté
de reconduite à la Frontière.
Le Comité de Vigilance a aidé la famille
à faire une requête
en annulation de l'Arrêté, dans le
très court délai accordé,
auprès du Tribunal Administratif.
Après une brève garde à vue, et
malgré nos multiples interventions, Monsieur M.... a
été placé au centre de
rétention du Mesnil Amelot.
Les premiers jours de vacances des enfants se passent dans l'angoisse
de ce qui
va arriver bientôt. |
8
Juillet 2007
Juge des
libertés et de la détention
à
Meaux
Monsieur
M...
est
libéré |
Dimanche 8 juillet
Audience devant le juge des libertés et de la
détention à Meaux
Procédure annulée, Monsieur M.... est
libéré.
Il a rejoint sa famille à Aubervilliers. |
Rude journée de
samedi, pendant laquelle nous avons
cru un moment que Monsieur M.... sortirait du centre de
rétention à 16h30.
Peu avant l'heure, nous avons appris que la Préfecture avait
requis le juge des libertés et de la détention, pour obtenir une
rétention supplémentaire,
jusqu'au jugement au Tribunal Administratif. Notre
déception a été grande, et
l'avocate a passé
son samedi sur le dossier, qu'elle croyait clos le matin.
Nous étions trois
membres du comité à nous rendre, ce dimanche
matin, au Tribunal
de grande instance de Meaux. Dans un grand bâtiment,
complètement
désert, nous avons retrouvé l'avocate, puis
Monsieur M.... escorté de
deux gendarmes. L'avocate après avoir
étudié les derniers
éléments
fournis par le greffe, nous a expliqué sa
stratégie, nous avons ensuite
rejoint Monsieur M
...., assez éprouvé par la rétention,
et très ému de nous trouver.
Tout lui fut expliqué, en notre présence
par
l'avocate, qui a pris soin de ne rien garantir quant au
résultat.
Un gendarme a mis fin à l'entretien. La juge a annoncé
immédiatement à l'avocate, qu'elle s'en remettait
à ses conclusions, et que la
procédure était annulée.
En effet, il a été jugé que les 18
heures entre
la fin légale de la détention, samedi
à 16h30, et l'audience ce jour dimanche à 10h30, étaient abusives
et sans cadre légal.
La juge a annoncé la libération de Monsieur
M...., elle semblait
effective et immédiate, jusqu'à ce que la juge
nous annonce que la
Préfecture avait maintenant 4 heures pour faire appel.
Nous avons donc été reconduit dans un box par les
gendarmes, pour attendre.
Moins d'un quart d'heure plus tard, nous apprenions que la Préfecture ne
faisait pas appel.
Monsieur
M. a été libéré
quelques minutes plus tard, après avoir
récupéré ses affaires.
Après
un café Seine-et-Marnais, à défaut de
Colombien, un coup de téléphone
à
Madame, et quelques larmes, sur la grande place vide du Palais de
Justice, nous avons rejoins Aubervilliers en voiture.
Nous avons laissé ensuite Monsieur M.... aux bons soins de
son épouse, et de ses enfants.
Nous
avons été chaudement remerciés, il
devenait difficile de parler davantage.
Nous remercions l'avocate,
qui a pris ce dossier au pied levé, y a
consacré
beaucoup d'énergie, et s'est déplacée
jusqu'à Meaux, un dimanche matin.
Monsieur M..... se retrouve désormais dans la même
situation qu'avant d'être arrêté, c'est
à
dire qu'il peut
l'être à nouveau,
comme tous les parents d'Aubervilliers déboutés
de la circulaire
Sarkozy, et ayant fait une requête en annulation d'un
Arrêté de
Reconduite à la Frontière.
Cette requête n'est pas suspensive de la
rétention, mais seulement de la reconduite à la
Frontière, tant que le
Tribunal Administratif n'a pas statué. En cas d'arrestation
le Tribunal
Administratif est généralement saisi en urgence
et statue rapidement.
Quelques
jours sans arrestations nous feraient le plus grand bien.
|
12
Juillet 2007
Un Papa
en
rétention

Expulsion
prochaine
Femme et
2 enfants
seuls
à
Aubervilliers
 |
Arrestation d'un
père de famille bolivien.
Nous avons confirmation d'une arrestation survenue début
juillet, d'un père
de famille en déplacement en Meurthe et Moselle. Monsieur
Rolando MENDOZA
VIDAURRE
a été conduit à Metz, où un Arrêté
Préfectoral de reconduite à la
Frontière lui a
été notifié, sans qu'il ne comprenne
de quoi il
s'agissait. Il a laissé passer les 48 heures,
pendant
lesquelles il avait possibilité de saisir le juge du
Tribunal
Administratif.
Il est passé devant le juge de la détention et
des
libertés qui a décidé de le placer en
rétention 15 jours de plus, afin d'organiser sa reconduite
à la Frontière.
La famille terrassée par la nouvelle de l'arrestation n'a
pas su
contacter rapidement les bonnes personnes, un avocat dit avoir
été prévenu trop tard pour faire une
requête
en annulation. De
précieuses journées ont été
perdues, par
une suite de multiples malentendus, et aujourd'hui plus aucun recours
juridique n'est possible.
Monsieur Rolando MENDOZA VIDAURRE a été
conduit au
centre de rétention de Palaiseau, au sud de Paris.
Sa
femme est complètement désemparée, et
vient de
comprendre la situation. Elle a beaucoup de mal à croire que
son
mari puisse être expulsé d'un jour à
l'autre.
L'hospitalité est une tradition très vivace en
Bolivie,
elle la croyait aussi partagée par le pays des droits de
l'homme, la France.
Les deux
enfants du couple sont:
- une fille de 9 ans scolarisée
à l'école Victor HUGO à AUBERVILLIERS
- un garçon de 14 ans
scolarisé au Collège Federico GARCIA LORCA
à SAINT-DENIS
La mobilisation s'organise autour de cette famille, privée
soudainement de tout revenu.
Les enfants sont très silencieux.
Personne ne sait quand Monsieur Rolando MENDOZA VIDAURRE retrouvera sa
famille.
Informations
recueillies auprès de la famille et diffusées
avec son accord. |
| 18
juillet 2007 |
Libération d'un
jeune majeur Bolivien
Quelques
jours
après avoir appris l'arrestation déja ancienne
d'un jeune
majeur sans-papiers d'Aubervilliers, survenue près
de Rouen, et alors que des soutiens venaient de faire le
déplacement pour lui rendre visite au centre de
détention de Oissel, nous avons eu le
plaisir d'apprendre sa libération et son retour à
Aubervilliers, après avoir passé un
mois en rétention.
Sa famille, mal informée, a pris de gros risques
pour le soutenir dans l'épreuve.
Aujourd'hui la famille est de nouveau réunie, mais la
situation est précaire.
Le jeune, qui nous a rendu visite dès son retour, parait
encore
être un adolescent, il nous a avoué que
le mois
avait été dur à Oissel. |
| 22
Juillet 2007 |
Libération d'un
père de famille
M Mendoza Vidaurre a
retrouvé sa femme et ses deux enfants à
Aubervilliers.
Placé en rétention pendant plusieurs semaines,
après avoir été
arrêté dans l'est de
la France, ce père de famille n'a pu recevoir aucune visite
de
sa famille.
Son cas nous
préoccupait beaucoup,
car, très mal informé il n'avait pas saisi le
tribunal
administratif, en vue de voir examiner la
légalité de
l'arrêté de reconduite à la
Frontière qui
lui avait été notifié, sans
même qu'il en
comprenne le sens.
Nous avions reçu la famille et avions
les plus grandes craintes de voir le soutien de famille
disparaître pour longtemps à plusieurs milliers de
kilomètres.
M. Mendoza Vidaurre est passé à plusieurs
reprises devant
le juge des libertés et de la détention, qui a,
chaque
fois, prolongé la rétention.
Par
chance la procédure d'éloignement n'a pas pu
aboutir pendant ce temps là.
Il est désormais libre mais reste sous le coup, pendant un
an,
d'un arrêté de reconduite à la
Frontière.
Nous aussi avons découvert, dans ces deux derniers cas, une
très grande solidarité au sein de la
communauté
bolivienne. |
16
Août 2007
Un Papa
en
rétention

Plus de
recours juridique possible.
Situation
critique pour la famille à Aubervilliers
 |
Monsieur
GAKOU passe devant le juge des libertés et de la
détention
Lundi
20 août à 14 heures
Palais
de justice de Paris
Metro
Cité
(Entrée
avec les touristes se rendant à la sainte Chapelle)
Salle
35 BIS |
Monsieur
Bakary GAKOU, père de famille d'Aubervilliers, a
été arrêté début
août au
métro Plaisance à Paris.
Il a été placé en centre de
rétention
à Vincennes, un
Arrêté de Reconduite à la
Frontière (APRF) lui a été
notifié le vendredi 3
août, à la veille du weekend, par Monsieur le
Préfet de Paris. Il n'a pas compris de quoi il s'agissait et
que
les 48 heures pendant lesquelles, il était possible de faire
une
requête en annulation devant le Tribunal Administratif,
englobaient le dimanche.
La famille désemparée n'a pas su joindre
à temps
les bonnes personnes, le Comité de Vigilance n'a
été prévenu que le
mardi 14
août, soit
près de 2 semaines après l'arrestation.
La Cimade, qui fait un travail colossal dans le centre de
rétention, ne peut malheureusement y assurer une
présence
permanente. Monsieur
GAKOU
a saisi le Tribunal Administratif, 48 heures et sept
minutes après la notification de son APRF.
Il y avait bon
espoir de voir l'arrêté de
reconduite à la Frontière annulé par
le juge,
étant donnée
l'atteinte
considérable portée
à sa femme régularisée et à
ses enfants.
La requête en annulation d'APRF a été
malheureusement rejetée car hors délai de sept
minutes.
Monsieur Bakary GAKOU vit en France depuis 8 ans sans
interruption, il y réside avec sa femme, qui est, elle, en
situation régulière.
De leur mariage célébré en 1997 au
Mali, sont
nés deux enfants sur le territoire
français : l'ainée Sirandou
née en juillet 2003,
est scolarisée à l'école
Pierre
Brossolette à Aubervilliers, et la cadette Fatoumata,
née en Avril
2005, a de sérieux
problèmes respiratoires qui
nécessitent des
soins et une surveillance médicale constante
sans laquelle son
état de santé
pourrait s’aggraver et avoir des conséquences des
plus
graves.
Leur
mère souffre également des mêmes
troubles respiratoires et est enceinte de 6 mois.
Etant titulaire d'une carte de séjour, elle travaille
légalement et possède un contrat de travail
à
durée indéterminée. (CDI).
Monsieur Bakary GAKOU atteste par
différentes preuves de vie maritale de l’entretien
effectif de ses enfants, il
assure l'essentiel des revenus du
ménage.
Parents et enfants sont parfaitement francophones, le
père de Madame, était gendarme
au
sein de l'armée française.
Des
appels ont été lancés à la
Préfeture de Paris, qui est
maintenant seule à
pouvoir décider de permettre à cette famille,
très
liée à la France de ne pas être
détruite par
une décision administrative.
Compte tenu d’une union maritale stable et intense avec sa
femme, titulaire d’un titre de séjour, une
reconduite à la frontière de
Monsieur Bakary GAKOU serait effectuée en violation de
l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de
l'Homme.
En outre, l’article 3-1 de la
Convention Internationale
des Droits de l’Enfant stipule que « dans toutes
les décisions qui concernent
les enfants, qu’elles soient le fait des institutions
publiques ou privées de
protection sociale, des tribunaux, des autorités
administratives ou des organes
législatifs, l’intérêt
supérieur de l’enfant doit
être en une
considération primordiale ».
De fait du séjour
régulier de sa femme et de l’état de
santé
de son enfant notamment, une reconduite à la
frontière prise à l’encontre de
Monsieur GAKOU entraînerait une séparation de fait
d’avec sa femme et ses enfants puisque
ces derniers ont vocation à rester sur le territoire
français.
L'enfant
à naître ne pourrait connaitre son père éloigné à des
milliers de kilomètres, et
Madame serait plongée dans la détresse la plus
grande,
elle-même de
santé fragile, avec trois enfants à
charge dont un sous traitement médical permanent.
Le comité de vigilance s'est mis au service de la famille
que nous avons rencontré à
Aubervilliers.
La
totalité du dossier a été transmise
à la Préfecture de Paris par plusieurs
intervenants.
Nous tentons de réconforter Madame, qui envisage
très mal
d'accoucher, sans son mari à ses cotés car la
grosesse
s'annonce difficile, après les deux césariennes
qu'elle a
déja subi.
Tous
nos espoirs reposent désormais sur la décision de
la Préfecture de Paris.
Informations recueillies
auprès de la famille et diffusées
avec son accord. |
Lundi
20 aout

Rétention
prolongée
Dossier
à l'étude
en Préfecture
de Paris.

 |
Monsieur Bakary GAKOU est
maintenu en rétention.
Monsieur Bakary GAKOU est passé pour la seconde fois,
après 15 premiers jours de rétention, devant la
Juge de la Liberté et de la détention,
qui devait
décider soit
de le
maintenir en détention, soit de l'assigner à
résidence dans l'attente de son expulsion vers le Mali.
L'arrêté de reconduite à la
Frontière est
maintenant définitif faute d'avoir été
contesté à temps. (7 minutes de retard).
Nous avons accompagné Madame enceinte, et les deux petites
filles au Palais de Justice de Paris.
Des membres du Réseau Education
Sans Frontières, deux conseillères
municipales des Mairies de Paris et Aubervilliers,
d'autres soutiens et
de la famille
étaient venus assister à l'audience et soutenir
Madame.
Après toutes les autres affaires, l'affaire Gakou a
été abordée.
A notre étonnement c'est la représentante de la
Préfecture qui a, d'entrée,
exposé la
situation dramatique de la famille. (voir description
ci-dessus). Elle a dit que la
Préfecture avait été
sollicitée par plusieurs personnes et associations
à propos du sort réservé à
cette famille en cas de reconduite du Papa.
Tout en nous annonçant que le dossier
était
à l'étude en Préfecture,
la représentante a bien insisté sur le fait que
Monsieur
Gakou était hors délai pour pouvoir
désormais
plaider sa cause devant le Tribunal Administratif, et que les
considérations quant à la situation familiale
était sans objet devant le Juge des libertés qui
doit seulement examiner la légalité de la
procédure qui a conduit au placement en
rétention, (et
quelquefois l'annuler pour vice de forme) et éventuellement
assigner à résidence la personne,
plutôt que la
maintenir en rétention.
Plusieurs vices de
formes ont été soulevés
par l'Avocate, mais la
juge les a rejetés
car ils auraient dû l'être, quinze jours plus
tôt,
lors de la première audience du JLD. Il a
été
demandé comme préalable à une
éventuelle
assignation à résidence, la remise d'un
passeport, ce qui
n'a pas été possible.
La juge a suivi la représentante de la
Préfecture, qui
demandait le strict respect des textes de loi, et il a
été jugé que, sans remise du
passeport, l'assignation
à résidence était exclue et le
maintien en rétention décidé.
Nous avons vu Monsieur GAKOU
très éprouvé,
il lui a été très pénible
de croiser le
regard de sa femme en entrant dans la salle. Il avait les jours
précédents été victime d'un malaise
au centre de rétention mais
déclaré apte à assister à
l'audience.
L'émotion
était générale pour toutes les
personnes dans la
salle, seule la loi est restée aveugle.
Le chagrin des parents a été contenu, mais
partagé par
tous.
Les petites filles n'avaient pas été admises
comme
à la première audience. Elles étaient
gardées à l'extérieur par des soutiens.
La seule consolation venait de la Préfecture, qui tout en
restant ferme sur le droit, a laissé entendre qu'il
décision exceptionnelle de clémence
du
Préfet de Paris n'était pas exclue, bien que
nullement garantie.
La juge a bien voulu accepter que Madame puisse s'entretenir avec son
mari quelques instants.
Nous avons ensuite retrouvé les petites dehors. Elles sont
toujours restées sages et attentives, totalement conscientes
que quelque chose
de grave arrivait.
Nous avons rejoint ensuite Aubervilliers, la petite s'est endormie
immédiatement dans la voiture, et la conversation
était
ponctuée de lourds silences, que nous essayions de briser.
Le sort
de la famille
Gakou est désormais entre les mains du Préfet de
Paris
que la loi autorise à procéder, de sa propre
initiative
et sans qu'il n'ait à le justifier, à une
levée de
l'arreté de Reconduite à la Frontière.
M. Gakou ne peut plus faire valoir une atteinte à la vie
familliale et aux droits de l'homme, devant le Tribunal Administratif. Il
ne nous reste plus qu'à espérer que ces
éléments inspireront une décision
de clémence à Monsieur le
Préfet de Paris.
Si elle intervenait, nous noterons, qu'elle irait dans le même sens
que la décision du Préfet de la Seine Saint Denis,
qui n'avait pas pris
d'arrêté de reconduite à la
Frontière contre Monsieur Gakou, bien
qu'il
se soit maintenu sur le territoire, un mois après avoir
reçu un refus
de séjour le 7 juin 2006.
Madame
ayant, déjà (et toujours
aujourd'hui), un
titre de séjour, la
famille n'avait pas pu bénéficier, ensuite, des
mesures de la circulaire du
13 juin 2006. Cette circulaire était
réservée aux familles dont les
deux parents étaient dans l'illégalité.
Laisser
Madame seule, avec bientôt un
nourrisson, en proie aux problèmes
médicaux et financiers, c'est condamner
les
enfants à la misère la plus
grande à Aubervilliers.
| Nous lançons un appel
à
Monsieur le Préfet de Paris pour qu'une décision
exceptionnelle épargne
cette famille, déjà aux prises avec de graves
problèmes de santé et un
tout prochain accouchement qui s'annonce délicat. |
L'espoir
est là.
Vous pouvez rendre visite à Monsieur Bakary GAKOU
au centre de rétention de Vincennes
ENPP Avenue de joinville 75012 PARIS
(dans le bois de Vincennes, à proximité de
l'entrée de l'hippodrome) |
21
Aout 2007
 |
Mardi
21 Aôut 10 h 30 du matin. Centre de rétention de
Vincennes
Monsieur GAKOU est libre par
décision de Monsieur le Préfet de Paris.
Nous
rentrons à Aubervilliers rejoindre Madame et les enfants.
Grosse émotion et
grand merci à tous.
|
22
Aout 2007
 |
Les détails de la
Libération de Monsieur Gakou.
Après avoir laissé, Madame et les deux fillettes
seules
à Aubervilliers, nous espérions, sans trop y
croire, que
M. Gakou pourrait échapper à l'expulsion et qu'il
sortirait peut-être à l'issue des 32 jours
(durée
de rétention maximale autorisée).
A 23 heures 30,
le
Réseau Education sans Frontières 75 nous annonce
la
décision communiquée par la Préfecture
de Paris,
de libérer
2 des pères de familles arrêtés sur
Paris,
dont M. Gakou. Après vérification des sources,
nous avons
contacté M.Gakou, pour savoir ce qu'il en était.
Il
était toujours retenu et n'avait aucune information.
Nous sommes allés à
minuit au centre de rétention
de Vincennes pour essayer de le ramener le soir même
auprès de sa famille. Le poste de garde n'avait
reçu
aucune consigne. Les bureaux étant fermés, il
fallait
attendre le lendemain matin 8 heures.
Le
lendemain, après deux heures d'attente, Monsieur Gakou
était libéré en compagnie de Monsieur
Cheng vers 10 h 30 .
Après 18 jours de rétention, les premiers pas dans le soleil
du bois de Vincennes
sont un éblouissement. Après de nombreux coups de
fils
à tous ceux qui attendaient confirmation, nous sommes
rentrés à Aubervilliers.
Madame prévenue depuis la veille, n'avait pas dormi.
Assister
aux retrouvailles fut un beau cadeau. M Gakou avouait
qu'il pensait bien ne plus revoir ses filles. Sa reconnaissance est immense
pour tous ceux qui sont intervenus en sa faveur et l'on
assisté.
Les petites filles ne quittent plus leur père d'une semelle.
Nous avons laissé la famille reprendre ses esprits.
La
décision du Préfet mérite
d'être saluée,
même si, pour l'instant, on ignore si
l'Arrêté de
Reconduite à la Frontière sera levé,
et si une
régularisation de Monsieur GAKOU interviendra pour qu'enfin
le
traumatisme d'une disparition brutale de leur père, ne soit
plus
infligé aux fillettes.
Dans ce dossier qui semblait désespéré
au départ, le
travail en commun de beaucoup de personnes a réussi
à sauvegarder l'unité de cette famille.
Merci
à tous de la part de Madame, de Monsieur, des
fillettes et même de l'enfant à
naître. |
30 Août
2007
|
Audience
mouvementée au Tribunal Administratif de Cergy
Un couple et une maman étaient
convoqués ce matin
au Tribunal Administratif, suite aux requêtes en annulation
des
Arrêtés de Reconduite à la
Frontière, pris
en 2006 par le Préfet de Seine Saint Denis.
Nous les avons accompagnés au Tribunal. Pour la
première
fois, les audiences avaient lieu le matin, avec d'autres personnes
issues des centres de détention et conduites au Tribunal
sous
escorte policière.
Après que se soit déroulé la
première
audience du couple d'Aubervilliers, et alors que nous
procédions
à l'habituel "débriefing" dans le couloir du
Tribunal.
Nous avons été prévenu par Jean Michel
Delabre,
(RESF93) qu'une
audience était en cours avec un papa
d'Aubervilliers. Nous avons pu assister, aux
dernières minutes
de l'audience, et avons découvert un Papa accablé,
gardé par des policiers en civil et entouré de
deux
petits enfants apeurés. La mère était
dans la
salle, dans un état d'angoisse et de désespoir
tel, que
le président aurait menacé de la faire
évacuer si
elle ne se calmait pas.
Le président s'est ensuite retiré pour
délibérer. Nous avons tout de suite pris en main
la
maman, avec l'aide de l'interprète présent. Vu
son état
d'angoisse, sa confusion était grande et il n'a pas
été facile de reconstituer les
évènements.
Monsieur a été contrôlé, rue
des Ecoles à
Aubervilliers, en arrivant chez lui, et sous les propres yeux de
Madame, qui guettait son arrivée à
la fenêtre. Bien
que Madame ait une autorisation provisoire de séjour, elle a
eu
peur de se manifester. Monsieur
a été menotté et
conduit au centre de rétention de Bobigny.
Il lui a
été remis ensuite un Arrêté
de
Reconduite à la Frontière, qui,
heureusement, a
été contesté dans les 48 heures, c'est
pourquoi il
était conduit ce matin devant le juge du Tribunal
Administratif.
Sa femme enceinte, l'avait rejoins sur place avec les deux enfants. La
famille était totalement inconnue du Comité de
Vigilance,
et n'avait même pas été
informée de
l'existence de la circulaire du 13 juin 2006.
Toutes les personnes présentes ont tenté de
rassurer
Madame, y compris les policiers, membres de l'escorte. L'audience a
enfin repris, et nous
avons entendu la phrase qui sauve "
L'arrêté de Reconduite à la
Frontière est
annulé", après les
quelques minutes
nécessaires à la famille pour comprendre qu'il
s'agissait
d'une libération
immédiate, les visages se sont
éclairés.
Nous avons ensuite enchainé par la seconde audience pour
laquelle nous étions venus.
Des soutiens d'Aubervilliers ont pris en charge la famille et l'a
reconduite à Aubervilliers.
Les parents sont venus du Cap Vert, il y a plus de six ans, les deux
enfants, (et bientôt trois) sont nés en France. Monsieur circulait avec son
passeport, et n'avait constitué aucun dossier,
si bien que presque aucune pièce n'avait
été transmise au Tribunal.
Malgré ces circonstances très
défavorables, le Président s'est fait
décrire précisément la situation et a
décidé d'annuler la reconduite à
la Frontière.
Il est vrai qu'il a été à
même d'appréhender la
situation de détresse totale dans laquelle la famille aurait
été
plongée si le papa avait
été éloigné.
L'administration,
elle, semble continuer à refuser d'entrevoir les
conséquences de telles décisions.
|
10
Septembre 07


|
Madame
Felicidad MENDOZA, mère de famille d’Aubervilliers
est en garde à vue depuis ce matin au Commissariat de
Sèvres dans le 92.
Son mari lui aussi avait
été arrêté dans le 92 au
mois de
juin 2007, puis relâché grâce aux
interventions du Comité, et de la Mairie
d’Aubervilliers.
Le couple est
arrivé en France en 1998, depuis les Philippines.
Les deux
enfants sont nés en France
.
Tous deux scolarisés à Aubervilliers.
A la suite du refus de séjour au titre de la circulaire Sarkozy
du 13 juin 2006, chacun des parents a reçu en
Arrêté de reconduite à la
Frontière.
Deux
requêtes en annulation des
l’arrêtés de reconduite à la
Frontière sont enregistrées au Tribunal
Administratif de Cergy. Les parents
attendent d’y être convoqués.
Depuis ce
matin le Comité de Vigilance et une élue
d’Aubervilliers
essaye d’obtenir des nouvelles du commissariat de
Sèvres. Mais aucune nouvelle
n’est communiquée, la police dit attendre la
décision de la Préfecture du 92.
Toutes
interventions sont bienvenues, pour obtenir la
libération de Madame MENDOSA, afin que lui soit
épargné le centre de rétention, et
qu'elle puisse
retrouver ses enfants,
déjà éprouvés
par l'arrestation de leur papa au mois de juin.
|
 |
Madame Felicidad MENDOZA,
mère de famille d’Aubervilliers a
été placé en centre de
rétention
après avoir
passé la journée du lundi 11
septembre, au Commissariat de Sèvres dans le 92.
Son mari lui aussi avait
été arrêté dans le 92 au
mois de
juin 2007, puis relâché grâce aux
interventions du Comité, et de la Mairie
d’Aubervilliers.
Lundi les interventions
répétés du comité et
d'élus d'Aubervilliers n'ont pas abouti.
Nous
avons cru que Madame MENDOZA était victime d'un second
arrêté de reconduite à la
Frontière, ce
n'est pas le cas.
Informations
recueillies auprès de la famille et diffusées
avec son accord. |
10
septembre
Seconde arrestation |
Monsieur
B... père de famille d'Aubervilliers, a
été arreté à Ivry sur Seine.
Il
a été transféré
à Cachan et risque
de nouveau un Arrêté de reconduite à la
Frontière.
La coordination 93 et le comité de Vigilance aide la famille
à réunir les pièces.
Un avocat est trouvé. |
| 11
septembre 2007 |
Encore
une arrestation, nous sommes appellés à l'aide
par la
fille ainée de Monsieur W..car elle a
été
informée que son père était
arrêté et
était au commisariat du 3 ème.
Nous connaissons bien
la famille, car nous les avons aidé l'an passé
alors
qu'ils vivaient à Aubervilliers. Le message ci-dessous a
été diffusé sur la liste RESF 75.
Monsieur Huaihui WEN
père de famille Chinois d'Aubervilliers.
au
commissariat du 3 ème arrondissement de PARIS
Sa
fille a été prévenue par une personne
du
Commisariat vers 18 heures, qui a donné le numéro
01 42
76 13 00.
Elle
a rappellé ensuite mais on a refusé de lui passer
son
père, et on lui a interdit de rappeller "Une dame
très méchante".
J'ai
rappelé ce soir, 11 septembre vers 20 heures.
Il
m'a été dit (par une dame), que l'on ne pouvait
pas
même me dire s'il y était, et que aucun
renseignement ne
serait communiqué, et qu'il verra son dossier
examiné par
l'officier qui se chargera de réunir les pièces
et de
contacter la famille en temps utile.
Je
suis persuadé qu'il est toujours sur place.
J'ai
le contact avec sa fille qui m'informera dès qu'elle sera
jointe.
Toute
personne qui parviendrait à en savoir plus, peut me
contacter.
Merci de contacter vos
interlocuteurs parisiens, et bonne chance avec le Commissariat.
J'ai
proposé de faxer des éléments, cela
m'a été refusé.
|
Les
membres de Resf 75 ont pris le relais, mais la famille nous a
informé le lendemain, que le dossier était
désormais aux mains d'un avocat
spécialisé, et
nous a remercié pour notre aide. |
12
septembre

Maintien
en rétention
à Paris

2 enfants seuls
avec leur père
à Aubervilliers. |
Audience devant le juge des
libertés et de la détention pour Madame MENDOZA
14
Heures.Palais de justice de Paris
Elle
supporte très mal d'être
séparée de ses
enfants, et est dans un grand désarroi au centre de
rétention.
Nous étions 5 soutiens du comité
à nous être déplacés
à l'audience,
nous y avons retrouvé beaucoup de soutiens de la famille et
d'amis philippins. Tous très émus de voir cette
maman
sous les verrous.
La préfecture du 92 n'avait même
pas daigné envoyer un représentant pour
contredire
l'avocate. Un vice de forme important a été
soulevé par l'avocate, car elle a rappelé au juge
que le
placement en détention devait être une mesure
exceptionnelle, et que l'administration se devait de diligenter au plus
vite une procédure.
Or la Préfecture n'avait
toujours pas saisi le tribunal administratif de Cergy afin que puisse
être planifiée une audience, imposant, par sa
négligence, des jours de rétention
supplémentaires
à Madame Mendoza. L'absence même de
représentant
à l'audience confirmait bien la négligence de
l'administration.
Le juge a
écouté l'avocate, sans jamais croiser le regard
de Madame Mendoza.
Il
a ensuite commencé à dicter son jugement. Nous
nous
sommes réjouis à l'écoute des
premieres phrases,
jusqu'à que fut prononcé le mot "cependant"
et
que le juge se mette à brasser du papier, avant de
poursuivre sur un ton monocorde et inaudible, et de conclure sur le maintien en
rétention. L'avocate a eu la lourde de
tâche d'informer Madame Mendoza. Le juge la regardait enfin
et observait sa réaction.
Nous avons quité la salle ecoeurés.
Nous sommes, peu après, allés rendre visite
à Madame Mendoza au centre de rétention.
Alors
que nous pensions la trouver en pleurs, c'est presque elle qui nous a
remonté le moral. Elle avait vu avant nous, qu'il n'y avait
rien
à espérer de ce juge devant lequel certaines de
ces
co-détenues étaient passées le matin.
Tous nos espoirs se portent
maintenant sur le tribunal Administratif, ou sera enfin
examiné la situation familiale.
|
12
septembre à l'aube
Arrestation d'un père de famille

|
Monsieur
Kane a été interpellé à son
domicile et
conduit au commissariat de Cergy, il est père de
3 enfants,
dont deux sont scolarisés respectivement
à
Joliot-Curie et Jean Perrin, le troisième n'étant
pas
encore scolarisé.
Il
a commis l'erreur d'acquerir des objets de provenance douteuse, et est
entendu par la police. Cette situation préocuppe beaucoup
les
enseignants et les soutiens car tout le monde sait qu'un sans-papiers
n'a pas droit à l'erreur, et que le moindre
soupçon de
délit, peut être puni d'une destruction de la
famille, par
l'éloignement du père.
Le comité prend en charge ce nouveau dossier, mais sans
grand espoir.
Vers 15 heures nous apprenons la libération de Monsieur
Kone, sans suite judiciaires. Grand soulagement de tous. |
13
septembre 2007

Audience à CRETEIL
|
Appel
aux soutiens disponibles.
Monsieur B..,
père de famille d'Aubervilliers, est
passé
devant le juge des libertés à CRETEIL.
Son maintien en rétention a été
décidé, mais de
retour au centre
de rétention, il a été
libéré faute de place.
Il
comparait, maintenant devant le TRIBUNAL ADMINISTRATIF
VENDREDI
14 SEPTEMBRE
à 11H30.
Tribunal Administratif de MELUN
43, rue du Général de Gaulle
77008 Melun Cedex
Accès
à partir de la gare SNCF de Melun, par les transports en
commun,
prendre le bus ligne A, arrêt "centre culturel". |
Monsieur
B.., papa de 3 enfants a été
arrêté lundi 10, à
Ivry sur Seine. La famille demeure à Aubervilliers. Il a
été placé au centre de
rétention de Choisy
le Roi.
Il
a été frappé d'un
Arrêté de
reconduite à la Frontière, (APRF) de la
part du
Préfet du Val de Marne.
Il
vient d'avoir la grande chance d'être
libéré faute de place, au centre de
rétention.
Le
juge du Tribunal Administratif doit examiner la
légalité
de cet arrêté et déterminer, entre
autres points,
s'il ne viole pas les textes qui protègent la famille et les
enfants. |
Si le juge le
décide, ce
papa, devra
être reconduit à la frontière.
Il
devra décidé de laisser ou non sa femme et
ses enfants seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer
les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, comme s'est arrivé au
mois d'Aout pour un papa d'Aubervilliers.
En
cas de jugement positif, c'est à dire si le juge
déclare illégal, l'arrêté de
reconduite à la Frontière pris par la
Préfecture, en violation des lois françaises et
des textes signés par la France, il arrive que la
Préfecture fasse appel et plonge de nouveau les
familles dans l'angoisse.
Un
jugement positif permet la délivrance d'une APS Autorisation
Provisoire de Séjour de 3 mois, sans
autorisation de travailler, dans
l'attente du réexamen du dossier par la Préfecture, sans
garantie d'obtenir une régularisation. |
La situation s'annonce
très délicate à Melun.
|
Jeudi
20 Septembre 2007

Tribunal
Administratif
de Cergy
Madame Mendoza
est libre

|
La famille MENDOZA
passe jeudi 20 Septembre
au Tribunal Administratif, à Cergy.
La maman est en rétention à Paris depuis le 11
Septembre..
(En
France depuis 1998, les deux enfants sont nés en France)

Venez
soutenir la famille MENDOZA
|
Jeudi 20 septembre 2007
Après
avoir
passé la semaine à préparer le
dossier, avec
l'aide précieuse de Madame Felicidad MENDOZA, qui, depuis le
centre de rétention, faisait le lien entre toutes les
personnes
concernées, nous avons conduit ce matin Monsieur Allan
MENDOZA
au Tribunal, accompagnés de nombreux soutiens.
Nous y
avons retrouvé Madame
Felicidad MENDOZA sous escorte policière. Les embrassades menottes aux
poignets nous ont profondément émus.
La
salle d'audience
était remplie par les soutiens, et la famille. Le
Président, que nous
ne connaissions pas, a dirigé les débats. Il a
demandé que lui soit exposée en détail
la
situation, par l'avocat, puis par la Préfecture.
Il
a posé de nombreuses questions au couple. Ensuite, il a
demandé aux soutiens d'intervenir.
Une conseillère
municipale d'Aubervilliers, la directrice de l'école des
enfants, puis la future employeur sont chacune intervenues pour
confirmer les attestations déjà jointes au
dossier, et
les dires de l'avocat.
Madame
Felicidad MENDOZA a
ensuite repris la parole, attentivement écoutée
par le
Président, elle a entre autres expliqué comment
elle s'était
mis à apprendre le Français à la
naissance de sa
fille aînée, pour pouvoir dialoguer avec les
médecins, puis, plus tard, pour pouvoir aider les enfants
dans
leurs devoirs.
La
décision d'éloignement de cette maman, si bien
intégrée, passait désormais pour une
aberration
totale.
La Préfecture a, cependant, comme d'habitude,
trouvé des
reproches à faire au couple, en particulier du fait que leur
première demande de séjour ne date que de 2006,
après 8 ans de séjour irrégulier.
Le
Président s'est retiré ensuite pour
délibérer.
Ces
quelques minutes ont
été pénibles, car le
Président n'avait pas
laissé transparaître son opinion, et que le et
qu'il nous
était bien difficile de rassurer la famille.
L'audience
a repris, le
Président a annoncé l'annulation de
l'arrêté
de reconduite de Madame, puis de Monsieur, puis a annoncé
l'affaire suivante.
C'est
dans les embrassades que nous avons évacué la
salle.
Après
10 jours de
rétention, privée de ses enfants, Madame
Felicidad
MENDOZA ne sera pas reconduite aux Philippines, comme s'acharnait
à le faire la Préfecture en demandant avec
insistance un
laissez-passer consulaire auprès des autorités
philippines.
Ce soir
la famille s'est
reconstitué, tout a été
expliqué aux
enfants, qui avaient de plus en plus de mal à croire
à la
thèse d'une mission spéciale de baby-sitting de
leur
maman, coîncidant avec une baisse de moral subite de leur
papa.
L'épreuve
de la
rétention nous apparait injustifiable pour cette maman, elle
nous montre que la machine administrative est impossible à
arrêter ailleurs que devant un juge administratif.
La
somme de travail pour y
parvenir et les souffrances endurées nous ont, une fois de
plus,
détourné d'autres tâches
beaucoup plus utiles
et constructives.
Merci
à tous les
soutiens qui sont venus rendre visite au centre de rétention
à Madame MENDOZA, et sont venus à l'audience. Ils
ont
permis à Madame MENDOZA de ne pas sombrer dans le
désespoir et au juge de mieux appréhender la
situation. |
3
Octobre 2007
 |
Arrestation d'un
père de famille, libération en soirée
Un
père de famille chinois a été retenu
toute la journée à la gendarmerie
de Chevilly la rue. Par nos appels
répétés, nous avons appris que le
dossier était désormais aux mains de la
Préfecture, qui devait décider
de la suite.
Ce papa avait essuyé un inexplicable refus de
séjour à
l'occasion de la circulaire Sarkozy du 13 aout 2006, il avait
été
ensuite frappé d'un Arrêté de
reconduite à la frontière le 16 octobre
2006, contre lequel nous avions fait une requête en
annulation.
Il attend, depuis preque un an, d'être convoqué au
Tribunal Administratif.
Ce
papa demeure en France depuis 18 ans, et toutes ses tentatives de
régularisation ont jusqu'à présent
été rejetées par l'administration..
Il a été libéré en fin
d'après midi, sans que la Préfecture ne donne
suite.
Il
est probable qu'étant donné la durée
de séjour, la Préfecture considère
qu'elle ne parviendra plus à obtenir une
décision de justice rendant
possible son expulsion.
Le pas vers la régularisation reste à
franchir, un jugement favorable au Tribunal Administratif pourrait en
être la clef. Nous l'espérons tous. |
16
Octobre 2007
Arrestation
d'un Papa

|
Arrestation d'un papa Moldave
,Monsieur Gheorghe GROHOLSCHII.
Nous
avons appris aujourd'hui l'arrestation d'un papa Moldave,
totalisant près de 10 ans de présence en France,
et dont la préfecture
n'avait pas cru bon de prendre un arrêté de de
reconduite à la
frontière, après lui avoir signifié un
refus de séjour lors de la
circulaire Sarkozy.
Son fils est élève de 1ere
année au Lycée Timbaud d'Aubervilliers.
RESF
et le Comité de Vigilance sont intervenus en
Préfecture, qui devrait
décider très prochainement de lui signifier, ou
non, un arrêté de
reconduite à la Frontière.
Il a été placé ce soir en
rétention au Mesnil Amelot près
de Roissy.
Il comparaît Jeudi 18, à 10 heures,
devant le juge
des libertés et de la détention de
Meaux. |
22
Octobre 2007
13h45

Tribunal Administratif
de Melun
Pour Monsieur Groholschii, le papa d'Andrian,
élève à Jean Pierre Timbaud.
|
Appel
aux soutiens
Une
papa en rétention passe au Tribunal Administratif de Melun
Lundi 22 Octobre 2007 à 13 h 45. |
Monsieur Gheorghe GROHOLSCHII,
moldave,
est le père de Andrian,
élève au Lycée
professionnel Jean-Pierre Timbaud d’Aubervilliers.
Il a été arrêté le 16
Octobre au matin, pour
défaut de titre de séjour, et placé le
soir au centre de rétention du Mesnil Amelot.
Là,
il lui a été notifié un
arrêté Préfectoral de reconduite
à la Frontière, par
le Préfet du 93. Son avocat a aussitôt saisi le
tribunal
administratif, dans l’espoir que le juge administratif juge
cette
décision administrative illégale et
l’annule.
Le juge de la liberté et de la détention avait
décidé de le liberer, à la suite d'une
erreur de
procédure, malheureusement le parquet a fait appel. Le juge
de
la cour d'appel a décidé de maintenir
Monsieur
Gheorghe GROHOLSCHII en rétention.
La
famille a été très
éprouvée de ce revirement, alors
qu’elle le croyait libre. |
| Le
Tribunal Administratif doit maintenant juger de la
légalité de l'Arrêté de
reconduite à
la Frontière. A l'issue de l'audience, Monsieur
Groholschii
sera, soit libéré, soit replacé en
rétention puis expulsé. |
La
famille a besoin de soutien dans cette épreuve,
l’entrée est libre, toutes les personnes
disponibles
peuvent venir.
Votre
présence montrera au juge que le sort de cette famille ne
vous
laisse pas indifférent, elle peut être le petit +
qui fera
pencher la balance du bon coté. Toute
manifestation bruyante de mécontentement est
à proscrire, pour ne pas irriter le juge.
|
Tribunal Administratif de Melun
à 13 h 45, Lundi 22 Octobre
43 rue
du Général De Gaulle
77008
MELUN
Ligne RER D, direction Melun
A
partir de la gare de Melun, prendre le bus ligne A,
arrêt "centre culturel". |
Situation de la famille
Monsieur
Gheorghe GROHOLSCHII est entré en France en 2000, il est
allé ensuite
rechercher, en Moldavie, sa femme et son fils qui sont
arrivés en 2002.
La famille vit en France depuis 5 ans et le père
maçon subvient
entièrement aux besoins de la famille, ses qualifications
sont
recherchées dans le bâtiment. La famille est
locataire d’un appartement
à Aubervilliers.
Le fils Andrian a très vite appris le Français,
âgé aujourd’hui de 17 ans, il
est cette année un bon élève du
lycée
Jean Pierre Timbaud d’Aubervilliers. Etant arrivé
en France avant 13
ans, il est en droit d’obtenir un titre de séjour
à 18 ans.
Si
ce papa est expulsé il deviendra très difficile
à Andrian de poursuivre ses études.
L’absence
du soutien de famille conduira Andrian et sa mère dans de
grosses difficultés.
Monsieur
Gheorghe GROHOLSCHII a pourtant multiplié les
démarches en Préfecture
pour se faire régulariser, il a toujours
été éconduit. Aujourd’hui le
Préfet a décidé sa reconduite
à la frontière, sans considérer
l’excellente intégration de cette famille.
Le juge du Tribunal
Administratif devra décider, si cette
Arrêté de
Reconduite à la frontière est légal et
ne viole pas les lois
françaises, et les traités signés par
la France, en particulier dans le
domaine des droits de l’homme, de la protection de la famille
et des
droits de l’enfant.
Si le juge confirme l’Arrêté de
Reconduite à la
Frontière, la Préfecture aura les mains libres
pour reconduire Monsieur
Gheorghe GROHOLSCHII en Moldavie et détruire cette famille.
|
|
Audience
du 22 Octobre

Enfin libre
après 7 jours de rétention.
Expulsion
évitée. |
Monsieur
Groholschii est libre.
Le
juge du
Tribunal administratif de Melun a annulé
l'Arrêté
de reconduite à la Frontière pris par le Prefet
du 93.
Grosse émotion pour la famille et les soutiens. |
Compte
rendu de l'audience du 22 Octobre 2007, au Tribunal Administratif de
Melun
Après
avoir passé, le weekend à réunir les
pièces qui nous paraissaient
importantes, sans savoir si l'avocat chargé de l'affaire
serait
interessé par notre contribution, nous avons dû, au dernier moment
persuader Madame de se rendre au Tribunal. La crainte de
l'arrestation de la famille au complet,
bien qu'elle soit fort peu probable, d'après nos meilleures
sources,
est toujours une éventualité qui risque de
disuader les familles de se
déplacer, alors qu'il est très important de
montrer au juge qu'il a,
entre ses mains, le
sort d'une famille et non pas d'un simple individu.
Nous avons donc retrouvé devant le Tribunal, Madame
Groholschii
acompagnée de personnes régularisées
de la famille
de Monsieur. Deux
professeurs du Lycée Jean Pierre Timbaud, étaient
aussi venues
d'Aubervilliers, porteuses d'une pétition des professeurs d'
Andrian.
Monsieur
Groholschii était gardé dans une camionette de la
gendarmerie
stationnée dans la cour du Tribunal. Les sept jours de
rétention
étaient inscrits sur son visage.
Nous avons enfin découvert
l'avocat, et avons pu faire un point rapide avec lui, avant que la juge
ne décide de modifier l'ordre de passage pour commencer par
Monsieur
Groholschii, et une autre personne. Nous sommes donc rentrés
dans la
salle du Tribunal, d'aspect vieillot et dont le plancher gemissait sous
le poids des gendarmes. A notre grande surprise aucun
représentant de la Préfecture ne
s'était déplacé, l'avocat
était
donc seul face au juge.
Il a pu présenter ses arguments sans contradicteur. Il a
mentionné le
fait que la Préfecture avait motivé
l'Arrêté de Reconduite à la
Frontière sur une entrée illégale sur
le territoire, alors que l'entrée
avait été régulière avec
visa touristique.
Il s'est étonné que la Préfecture ne
mentionne aucune des multiples
démarches faites en Préfecture par la famille
jusqu'en 2006, et semble
considérer qu'elle avait affaire à une personne
inconnue de ses
services. Un argument important était le fait qu'ayant
été l'objet de
refus de séjour en 2006, la
Préfecture,
du fait d'une lacune de la loi, n'est pas en droit de notifier une APRF
en 2007. Il a enfin insisté sur la profession de
maçon qui autoriserait peut-être
bientôt la régularisation, sur les bons résultats
d'Andrian, sur la parfaite
intégration de la famille à
Aubervilliers, et sur la présence
de soutiens sur la ville.
Monsieur
Groholschii a eu droit à la parole, mais il n'a pas
parlé en Français
intimidé par l'interprète qui devait craindre
pour sa place. Il
est bien regrettable que la juge ait pu croire qu'il ne parle pas
français,
alors qu'il s'exprime très couramment, et n'a aucune
difficulté à se faire comprendre par tous, y
compris les
gendarmes.
L'affaire a été mise en
délibéré, puis la seconde personne a
comparu.
Ensuite la juge s'est retirée de longues minutes, avant de
revenir pour rendre sa décision.
Nous
avons tendu l'oreille, alors que le parquet gémissait de
plus belle
sous les déplacements incessants de personnes pour qui cet
instant
n'était rien.
Ceux qui avaient saisi le sens du verdict, on pu rassurer les autres. L'arrêté
de reconduite à la Frontière était
annulé
pour défaut de base légale.
Il nous faudra attendre le jugement complet pour savoir si la vie de
famille a été considérée
par la juge, ou s'il ne s'agit que d'une
annulation de pure forme.
Après quelques conciliabules de gendarmes, Monsieur Grocholschii nous
a été rendu, avec des yeux un peu
plus rouges. Ils nous a tous embrassés et chaudement
remerciés.
Après un petit café de "Débriefing",
nous sommes tous repartis soulagés vers nos occupations.
La
famille tient à remercier tous ceux qui ont
contribué au résultat.
|
14
décembre 2007
Arrestation
d'un Papa

La Maman
et le bébé seuls
à Aubervilliers |
Un
papa en rétention à Paris-Vincennes
Sa
femme et leur bébé seuls à
Aubervilliers
|
Nous avons appris l'arrestation,
lors d'un contrôle d'identité dans le
métro, d'un
jeune père de famille d'Aubervilliers.
Après avoir été conduit au
commissariat de la
Goutte d'Or, d'ou il a été impossible d'en savoir
plus, Monsieur
Zonglei WANG a été conduit au centre de
rétention de Paris Vincennes.
Il lui a
été notifié un Arrêté
Préfectoral de reconduite à la
Frontière,
émis par le Préfet de Paris. Il a
désormais 48
heures pour saisir le juge du Tribunal Administratif pour contester cet
arrêté. La Cimade est absente du centre de
rétention jusqu'à Lundi, il ne peut disposer
d'aucune
aide sur place. La
famille a fait appel à un avocat
spécialisé et compte sur le soutien du
comité de Vigilance.
Situation familiale:
Monsieur
Zonglei WANG est
arrivé en France en 1998.
Il a
rencontré sa femme en France. Malgré leur
situation administrative précaire, le couple a
décidé de fonder une famille dans l'espoir de
voir leurs enfants grandir en France, loin des souffrances
vécues en Chine.
Le
mariage a été
célébré à la Mairie
d'Aubervilliers fin 2006
L'année
suivante, la petite
Justine est née, elle est âgée
aujourd'hui de 9 mois.
Jusqu'à
hier elle vivait entourée de ses deux parents. |
Le Préfet de Paris
vient de décider la reconduite en Chine du Papa,
pays qu'il a quitté depuis bientôt 10 ans, alors
qu'il était encore adolescent.
La maman
doit maintenant faire face toute seule avec son
bébé à Aubervilliers.
A la detresse morale s'ajoute la perte du revenu paternel qui
constituait l'essentiel des revenus du ménage.
Monsieur Zonglei Wang doit passer demain samedi devant
le juge des libertés et de la détention qui doit
décider, ou non, de prolonger sa rétention
administrative.
Samedi
14 Décembre 2007 10 Heures
Audience devant Juge des libertés et de la
détention.
Palais
de justice de Paris
Metro
Cité
(Entrée
avec les touristes se rendant à la sainte Chapelle)
Salle
35 BIS |
Le
maintien en rétention est demandé par la
Préfecture de Paris, pour disposer du temps
nécessaire
à l'organisation de la reconduite forcée en
Chine, ce qui
conduira à la
destruction de cette famille d'Aubervilliers. |
14
décembre 2007
Maintien en rétention


et
comparution
Lundi
17 décembre
devant
le Tribunal Administratif de
Paris.
|
| M.Zonglei
WANG a été maintenu en rétention par
le juge des
libertés et de la détention, sa femme et son
bébé restent seuls à Aubervilliers. |
Appel
aux soutiens
Ce
jeune Papa passe au Tribunal Administratif de Paris
Lundi 17 Décembre 2007 à 12 h 30.
Venez soutenir la famille. |
Situation familiale:
Monsieur
Zonglei WANG est
arrivé en France en 1998.
Il a aussitôt demandé l'asile à la
France, sa demande a
été rejetée.
Il a rencontré sa
femme en France. Malgré leur situation administrative
précaire, le
couple a décidé de fonder une famille dans
l'espoir de voir leurs enfants grandir en France, loin des
souffrances vécues en Chine.
Le
mariage a été
célébré à la Mairie
d'Aubervilliers fin 2006
L'année
suivante, la petite
Justine est née, elle est âgée
aujourd'hui de 9 mois.
Jusqu'à
hier elle vivait entourée de ses deux parents, à
Aubervilliers.
Arrêté le 12 décembre, ce papa a
été conduit
au centre de rétention de Vincennes, le
Préfet de Paris a
décidé de le reconduire de force en Chine.
Il a pu dans les 48 heures autorisées, saisir, avec l'aide
de
son avocat, le Tribunal Administratif de Paris pour contester cette
décision administrative qui conduit à la
destruction de
sa famille. |
Le
Tribunal Administratif doit maintenant juger de la
légalité de l'Arrêté de
reconduite à
la Frontière.
A l'issue de
l'audience, Monsieur Zonglei
WANG sera, soit libéré, soit conduit
immédiatement
devant la cour d'Appel, car il a fait appel, sans grand espoir, de son
placement en rétention administrative. |
La
famille a besoin de soutien dans cette épreuve,
l’entrée est libre, toutes les personnes
disponibles
peuvent venir.
Votre
présence montrera au juge que le sort de cette famille ne
vous
laisse pas indifférent, elle peut être le petit +
qui fera
pencher la balance du bon coté. Toute
manifestation bruyante de mécontentement est
à proscrire, pour ne pas irriter le juge.
|
TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS
7 rue de Jouy 75004 PARIS
75181 Paris Cedex 04
Accès
par transports publics:
Métro Saint-Paul (Le
Marais) [ligne 1]
ou Pont Marie (Cite des Arts) [ligne7]. |
Si
aucun des jugements ( Tribunal Administratif et Cour d'Appel) n'est
positif, Monsieur Zonglei WANG sera replacé en
rétention
et l'état Français mettra tout en oeuvre pour
réaliser au plus vite sa reconduite en Chine. |
17
décembre 2007
Arrêté de reconduite à la
Frontière
confirmé par le juge du Tribunal Administratif de Paris.

|
M.Zonglei
WANG a été maintenu en rétention.
Son arrêté de reconduite à la
Frontière est
désormais définitif, le juge n'a pas
annulé la
décision du Préfet de Paris. |
Nous
avons
retrouvé Madame Wang, très
éprouvée, et la
petite Justine, devant le Tribunal Administratif de Paris,
entourées de nombreux amis de la famille.
Monsieur
Zonglei WANG
était, lui, sur le banc réservé aux
prévenus sous escorte policière. A sa demande, et
sous le
regard des policiers il a pu embrasser sa femme et
prendre son bébé dans les bras. Voir
un père prendre peut-être pour la
dernière fois
avant très longtemps son jeune enfant, ne laisse pas
indifférent. Nous lui avons caché notre
émotion,
il a remis le bébé calmement à sa
femme, au grand
soulagement de l'escorte qui semblait craindre un incident.
Nous
avons pu ensuite assister à l'entretien que M
Zonglei WANG a eu avec son avocate. Elle
lui a demandé des précisions sur les conditions
d'exercice du culte chrétien, religion à laquelle
il
affirme appartenir et les raisons qui l'ont faire fuir la Chine.
Voyant
qu'il répondait systématiquement en Chinois, nous
sommes
intervenus à plusieurs reprises pour que la conversation se
déroule au maximum en français, et avons bien vu qu'il
était tout à fait capable de se faire comprendre
en Français.
Même
si l'entretien a eu lieu presque entièrement en Chinois pour
évoquer la situation en détail, nous
avons encore vivement conseillé à Monsieur WANG
de
répondre en français aux questions simples du
juge, et
d'éviter d'avoir recours systématiquement
à l'interprète. Une
pétition de fidèles d'une église
protestante de
Paris en faveur de M. WANG, a été jointe au
dossier.
L'audience
a
débuté. Après
plusieurs autres affaires
a été abordé le cas de M.
Wang.
L'avocate
avait fait un gros travail de recherche sur
les persécutions subies par les Chrétiens
originaires de
la ville natale de l'intéressé, et sur les
jurisprudences
françaises qui tenaient compte de celles-ci pour conduire
à des décisions favorables.
Elle a
aussi insister sur
son jeune age (16 ans) lorsqu'il était arrivé en
France, et
son inexpérience qui ne lui avait pas permis de faire
aboutir sa demande d'asile.
La Préfecture s'est bornée aux objections types
sans entrer en détail dans le dossier.
Le juge a alors demandé à Monsieur WANG s'il
avait quelque chose à ajouter.
Au lieu
de
répondre directement, il s'est adressé
à
l'interprète qui est apparue peinée
d'être
sollicité et d'avoir à traduire les paroles du
juge. M.
WANG a répondu ensuite 2 mots en Français "non,
merci", qui resteront les seuls mots français
que la juge aura entendu de sa bouche.
L'affaire
a été mis en
délibéré, l'avocate comme nous
regrettait que les
presque 10 ans en France n'aient pas donné assez
d'assurance à son client pour qu'il puisse envisager de
parler
en tête à tête avec un juge.
L'affaire étant mise en long
délibéré, et
Madame très bien entourée par ses amis,
nous avons
quitté la salle avant le verdict. Sans nouvelle à
l'heure
convenue, nous avons appris par l'avocate que la requête avait
été rejeté.
L'arrêté
de reconduite à la Frontière est donc
définitif.
Après
un
rapide passage devant la cour d'Appel du juge des libertés,
qui
a confirmé le placement en rétention, Monsieur
Zonglei
WANG a été reconduit au centre de
rétention d'ou
sera organisée son expulsion vers la Chine.
La
petite Justine passera le premier Noël de sa vie sans
son père.
|
22
décembre 2007
LIBRE

Noel en famille
à Aubervilliers. |
Monsieur Zonglei WANG
libéré sur décision exceptionnelle du
Préfet de Paris.
M.Zonglei
WANG est sorti hier soir vers 19 heures du centre de
rétention.
A l'heure du dîner, ordre lui a été
donné de
réunir ses affaires, il a ensuite été
conduit hors
les murs et s'est retrouvé dans le bois de Vincennes sans
même pouvoir y croire.
Il a rejoint ensuite sa femme et son
bébé, et récupère
actuellement à Aubervilliers.
Terrassé par la fatigue et l'émotion, il a
légèrement oublié de nous
prévenir.
La préfecture de Paris,
sollicitée
à multiples reprises par le Réseau
éducation sans
frontière 75, qui s'acharne à faire
libérer les
pères de familles, a pris là une
décision humaine
que nous saluons.
La
petite Justine passera donc le premier Noël de sa vie
avec son Papa.
Le
Comité remercie chaleureusement tous les soutiens, et en
particulier
les membres de RESF75 qui ont fait beaucoup pour éviter la
destruction
de cette famille d'Aubervilliers.
Les
interventions multiples, lettres, fax, et mails ont
contribué
pour beaucoup à la remise en liberté de ce jeune
papa.
|
Joyeux
Noël et merci pour ce cadeau ! |
1
avril 2008

La maman d'un bébé de 7 mois placée en
rétention à Paris
depuis le 28 mars. |
Nous apprenons
l’arrestation
dans un restaurant de Paris, de la maman chinoise d’un
bébé de 7 mois. La maman ne nous
connaissait pas, et c’est la Cimade du centre de
rétention de Paris Cité, qui a
découvert lundi que l’Arrêté
de reconduite à la Frontière, pris le vendredi 28
au soir par le Préfet de Paris, n’avait pas
été contesté à temps (48h).
Les
arrestations du vendredi conduisent souvent à cette
situation car la Cimade de
peut pas assurer la permanence le week-end.
Dans ce cas
le préjudice n’était
pas énorme car les chances de voir annuler
l’arrêté au Tribunal Administratif
étaient minces.
Arrivée
en 2001, elle s’est
marié en 2007, et a accouché peu après
d’un petit Jasmin. Le couple ne pouvait
se prévaloir d’une vie familiale sur la
durée.
Le
législateur aurait très
probablement suivi la Préfecture qui prétend que
la vie familiale peut être
reconstituée sans difficulté à
l’étranger. L’expérience nous
prouve que le
retour de la famille au complet en Chine, hypothèse
Préfectorale, n’a que très rarement
lieu. Le conjoint
encore libre, est très souvent tenu par des dettes et ne
peux
pas quitter la France, sans exposer à des
représailles. Il doit donc,
travailler double, pour faire garder les enfants, et
constituer un
pécule qui permettra à sa femme de le rejoindre
un jour. La volonté vitale de ressouder
une famille brisée par l’expulsion et assurer un
avenir aux enfants fait
accepter les pires conditions de vie aux parents.
L’avocat de Madame
PAN, a essayé
de la faire libérer devant le juge de la liberté
et de la détention, en
invoquant des vices de procédure lors de
l’arrestation. Le juge n’a pas voulu
l’entendre,
elle est donc retournée en centre de rétention.
L’avocat
a fait immédiatement
appel de la décision de maintien en rétention.
|
2
avril 2008
Libérée
 |
Nous étions en
contact ce
matin avec la Cimade, l’avocat de Madame PAN et son mari. En
quelques minutes, elle
a été conduite devant le juge de la cour
d’appel au Palais de justice. Son
avocat, grand spécialiste du vice de procédure,
est parvenu à obtenir sa
libération immédiate.
Elle reste
sous le coup d’un
arrêté de reconduite à la
frontière, et peut être reconduite en Chine, en
cas
de nouvelle arrestation.
Nous avons
pu lui parler,
une fois chez elle, elle a retrouvé son enfant et se remet
de sa peur. Une
histoire courte comme on les aime à Aubervilliers. |
9
avril 2008


2 papas
placés en rétention
|
Monsieur
Ansheng DAI a été arrêté
mardi matin 8 avril
à la Courneuve.
Nous étions sans nouvelles de lui, jusqu'à ce
matin.
Il a été placé en
centre de rétention à Paris-Vincennes 1.
Le Préfet de Paris
a pris la décision de le reconduire en Chine.
Il a pris
contre lui un arrêté de reconduite à la
Frontière.
Sa femme et ses deux enfants restent seuls
à Aubervilliers.
Audience
devant le juge des libertés et de la détention
JEUDI
10 AVRIL 2008
à 10 Heures.
Palais
de justice de Paris
Metro
Cité
(Entrée
avec les touristes se rendant à la sainte Chapelle)
Salle
35 BIS |
Pour
réaliser sa reconduite à la Frontière,
le Préfet de Paris veut le maintenir en rétention
jusqu'au départ. Il
a donc saisi le juge des libertés et de la
détention pour obtenir un placement en
rétention de 15 jours. L'avocat
devra invoquer un vice de procédure pour tenter de faire
liberer
son client, il pourra aussi tenter d'obtenir l'assignation à
résidence, jusqu'à la date de l'expulsion.
Si la loi est respectée l'expulsion n'aura pas lieu avant le
passage devant le Tribunal Administratif qui doit, lui, juger de la
légalité de la décision
préfectorale de reconduite à la
frontière.
Situation
familiale:
Le papa est
arrivé en France le premier, en 2003
La maman et
l'ainé ont suivi.
Scolarisé
depuis son arrivée en France, l'ainé est
aujourd'hui
âgé de 12 ans et est en CM1 à
Aubervilliers.
Une petite
soeur est né en France en 2006, elle aura deux ans dans 3
jours.
Une demande de séjour
avait été faite en 2006 lors de la circulaire du
13 juin 2006.
Le
refus de séjour qui a suivi n’a pas
été contesté après du
Tribunal Administratif dans les délais.
La
famille est assisté d'un avocat.
(renseignements
communiqués en accord avec la famille)
Venez soutenir Monsieur Ansheng
DAI.
|
Arrestation d'un autre papa
d'Aubervilliers.
Nous avons appris que le papa d'un enfant de 2
ans, avait
été arrêté lors d'un
déplacement
à Strasbourg.
Il a
été placé en rétention
à Strasbourg, et le Préfet du Bas
Rhin a pris contre lui un Arrêté de reconduite
à la Frontière.
Son
avocat parisien n'a pas réussi à obtenir sa
libération aujourd'hui devant le juge des
libertés et de la rétention; il a saisi la cour
d'appel.
La maman et le bébé sont seuls à
Aubervilliers.
|
10
avril 2008

1 Papa libéré. |
Monsieur
Ansheng DAI est libre.
Son
avocat est parvenu à le faire sortir de
rétention, sur un vice de procédure.
La
journée
s'annonçait mal, nous apprenions vers 8 heures ce
matin que
Madame DAI n'avait toujours pas pu apporter les pièces
à
l'avocat , et que, fortement impressionné la veille par le
ton
très exigeant d'une collaboratrice du cabinet, elle
hésitait encore à se séparer des
documents .
Nous avons dû lui expliquer encore une fois ce qui
était
en jeu ce matin, et l'éventualité qu'il y avait
d'obtenir
une assignation à résidence en
présentant le
passeport.
Sans
présentation de celui-ci, on ne pouvait espérer
qu'une
libération sur vice de procédure. La famille est
restée maître de son choix.
L'audience prévue à 10 heures le matin, s'est
finalement déroulée à 14 heures.
Vers 17
heures,
l'avocat nous annonçait la libération de son
client, le
juge avait considéré que l'arrestation n'avait
pas
été faite dans les règles, et la
Préfecture, qui avait quatre heures pour faire appel, ne
l'avait
pas fait.
Grâce à l'habileté de son avocat,
Monsieur Ansheng DAI a retrouvé sa femme et ses deux
enfants, il
est toujours sous le coup d'un arrêté de
reconduite
à la Frontière, une audience devrait avoir lieu
prochainement au Tribunal Administratif de Paris, il
comparaîtra libre.
Il sera
bien difficile de faire annuler la décision de reconduite
prise par le Préfet de Paris.
La
famille enfin réunie, récupère
à Aubervilliers. |
11
avril 2008

Second papa
libéré à Colmar. |
Monsieur
Ansheng DAI était convoqué ce vendredi
à 8h30, au Tribunal Administratif de Paris.
Traumatisé par sa rétention, il n'est venu nous
voir que
ce matin. Il
était trop tard pour se rendre au Tribunal.
L'avocat qui l'a
libéré hier, avait prévenu qu'il ne
pourrait pas assurer
l'audience au Tribunal Administratif.
Sans trop
d'illusions, la famille attend de recevoir le jugement.
Hier
soir, nous avons rencontré la femme du papa placé
en rétention à Strasbourg.
Elle était accompagnée de son enfant de deux ans.
Son avocat parisien nous a informé qu'une audience
en cour d'appel contre le maintien en rétention, avait lieu
aujourd'hui à Colmar, et que lundi 14 aurait lieu le
jugement au
Tribunal Administratif de Strasbourg.
Nous avions compris que l'avocat de la famille envoyait un
collaborateur sur place. Renseignements pris au Tribunal, il n'a fait que
transmettre le dossier de rêquête en annulation
d'APRF
à l'avocate de permanence à
Strasbourg. Cette avocate, commise d'office, n'a que très
peu
d'espoir de faire annuler la décision de reconduite prise
par le
Prefet du Bas-Rhin.
Vers 17 heures, l'avocat
parisien
nous annonçait le prochain retour de ce papa,
libéré par la cour d'appel pour vice de
procédure,
nous lui avons demandé de remercier son "collaborateur" si
efficace, dont le nom ne nous a pas été
communiqué.
Nous ne savons pas si l'audience au Tribunal Administratif est
maintenue pour lundi à Strasbourg, ou si elle est
reportée.
Le
papa est très attendu à Aubervilliers. |
Début
Juin 2008

Arrestation
d'un papa
dont le jugement
est en délibéré depuis plus de 5 mois.

Libéré mais avec un nouvel Arrêté de reconduite à la Frontière du
Préfet de Paris. |
Arrestation d’un père de famille
dont le jugement est en délibéré.
Nous
avons été prévenu à 22 heures de l’arrestation d’un papa , que nous
connaissons bien pour l’avoir conduit au Tribunal Administratif de
Cergy, début 2008.
Depuis
bientôt 6 mois ce monsieur attend de recevoir son jugement, s’il
l’avait reçu, et si l’arrêté de reconduite à la frontière de 2006,
qu’il contestait, avait fait l’objet d’un annulation par le juge, il
serait aujourd’hui titulaire d’une autorisation provisoire de séjour,
voire d’un titre de séjour d’un an et n’aurait pas été interpellé.
Alors qu’il circulait dans Paris, il a été contrôlé et placé en garde à vue.
Nous
avons joint le commissariat au téléphone vers 23 heures,
le préposé au standard était visiblement débordé d’appels et n’a rien
voulu nous dire, si ce n’est que ses droits avaient été respectés.
Nous avons obtenu le numéro de fax, et avons pu exposer la situation
par écrit dans la nuit.
Le
lendemain, il nous a été dit que notre fax avait bien été joint au
dossier, et qu’une décision interviendrait en début d’après midi. Le
greffe de Cergy et les relais parisiens de RESF75 ont aussi été
prévenus.
La matinée a été longue, en
contact permanent avec le fils aîné,
qui scannait les certificats de scolarité de la famille. Nous sentions
peu à peu, le garçon entrevoir ce que pourrait être son avenir en
France, sans son père. Enfin
vers 15 heures, il nous apprenait que son père était libéré,
mais qui lui avait été dit de
quitter la France, dans les semaines qui viennent.
Une fois la grande émotion des retrouvailles passée, nous avons pu
découvrir que le
Préfet de Paris, n’avait pas hésité à prendre un nouvel arrêté de
reconduite à la Frontière contre ce papa,
juste avant de le libérer. Sachant qu’il ne peut être contesté auprès
du Tribunal Administratif que 48 heures après sa notification, et
qu’une famille ainsi éprouvée remet à plus tard l’examen des papiers
remis par la police, il nous a fallu expliquer à la famille que l’heure n’était pas aux
effusions, mais à la reconstitution du dossier, et à la recherche d’un
avocat.
Nous attendons maintenant l’avis d’audience du Tribunal Administratif
de Paris.
Personne ne peut expliquer pourquoi, à cette famille, est imposée l’épreuve de passer deux fois
au cours de l’année, devant le juge du Tribunal Administratif.
Espérons, que comme pour d’autres parents, l’arrestation sera la clef
qui conduit à la régularisation.
Nous
avons reçu les plus vifs remerciements de ce papa, dont l’expulsion
aurait pu se faire très rapidement s’il avait été conduit au centre de
rétention et si la Cimade, absente le week-end, n’avait pu saisir dans
les temps le tribunal Administratif.
|
1
juillet 2008

Un Papa en rétention
au Mesnil Amelot.

Situation
critique:
femme et
3 jeunes enfants seuls à Aubervilliers
|
Nous avons eu
connaissance tardivement d’une
arrestation
d’un père de famille d’Aubervilliers, vendredi dernier 27 juin 2008.
Les arrestations du vendredi sont les pires car il n’y a que
48 heures pour saisir le Tribunal Administratif
pour pouvoir contester la décision du Préfet
de reconduite à la Frontière. La Cimade
qui fait habituellement la requête en annulation est absente du centre
de
rétention samedi et dimanche.
L'arrêté de
reconduite à la Frontière a été notifié samedi à
15 heures par un Préfet de Province, la famille n’a pas joint
les bonnes personnes pendant le
week-end, le
lundi 30 au matin ce papa a été conduit devant le juge des libertés
et de la détention avant que la Cimade ne puisse le voir.
Ce juge devait
vérifier si
l’arrestation avait été faite dans les règles. Il aurait pu
le libérer pour
vice de procédure ou peut-être l'assigner à résidence chez
lui.
Il
a eu affaire à
un avocat de permanence qui n’a pas réussi à obtenir sa libération. Il
était
alors encore temps d’envoyer un fax au Tribunal Administratif avant 15
heures,
pour contester la reconduite à la Frontère, mais l'arrêté de reconduite
à la frontière avait été laissé dans la chambre du centre de rétention.
La situation familiale ne sera pas
examinée si l’arrêté de
reconduite n’est pas contesté dans les délais.
La situation familiale est la suivante :
- Monsieur en France depuis 14
ans.
- Madame en France depuis 6 ans
- Les 3 enfants sont nés en
France : 2
jumeaux inscrits en maternelle à Aubervilliers et un nouveau-né.
La mère
se retrouve donc seule avec 3 enfants en bas age.
Il
y avait de fortes chances de faire annuler la reconduite,
dans l’intérêt des enfants, si le tribunal administratif avait été
saisi à
temps.
La famille a confié l'affaire à un avocat.
Le
Comité dispose du soutien actif de Monsieur le Maire et de son Cabinet.
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1
Juillet 2008
fin d'après midi
2 autres
pères de famille arrêtés


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Seconde et troisième
arrestation
Nous apprenons grâce au numéro d’urgence du CSPA (Comité des Sans
Papiers d’Aubervilliers), l’arrestation, quelques
heures plus tot, d’un père de famille Chinois que nous connaissons bien
pour avoir assisté la famille dans ses démarches de régularisation
depuis l’époque de la Circulaire du 13 juin 2006.
Ce papa était en garde
à vue au commissariat de Pantin,
auprès duquel nous avons aussitôt tenté d’obtenir des informations à
plusieurs reprises. Possédant tout le dossier de cette famille, nous
avons pu transmettre
rapidement par fax un exposé de la situation familiale, en
espérant que le fax soit transmis aux personnes décisionnaires.
La situation familiale est la suivante :
Présence
de bientôt 10 ans sur le territoire.
Famille
composée de 3 enfants qui vivent tous à Aubervilliers.
L’aîné
arrivé en 2004, est maintenant parfaitement francophone, il a 15 ans et
c’est avec lui que nous dialoguons avec la famille. Le garcon rieur que
nous connaissons change d’heure en heure. Nous avons des conversations
d’adulte avec lui pour lui expliquer soigneusement la procedure.
Il écoute attentivement, nous espérons qu’il trouvera les mots chinois
qui permettront à sa mère de bien comprendre.
Son
cadet , lui, né en France, il a maintenant 7 ans et sait lire
couramment le Français. En cas de retour en Chine, il ne sera pas
scolarisée car né à l’étranger.
Ne sachant pas lire le Chinois, qui
s’apprend dès le plus jeune age, il ne parviendra que bien
difficilement à s’intégrer en Chine, pays qui lui est inconnu.
Il accusera de toute façon un grand retard d’apprentissage sur les
enfants de sa génération élevés à l’école chinoise.
Le petit dernier est lui aussi né en France, il est âgé de deux ans et
attend son papa sans comprendre l’angoisse de la famille.
Alors que nous sommes pleinement plongé dans les deux affaires, le téléphone d’urgence nous
annonce la disparition d’un troisième père de famille,
nous essayons de le localiser dans les commissariats des environs.
Aucune information ne nous sera communiquée avant le lendemain, ou nous
apprenons que les
deux papas arrêtés la veille en fin d’après midi, ont été transférés à
Bobigny, dans l’attente d’une décision.
Le
cabinet du Maire, prévenu
par le Comité, s’active à mettre à jour les certificats de parrainage
qui dataient de 2006, signés par l’ancien Maire qui avait été à
l’initiative de la démarche.
Nous n’avons que peu d’éléments sur la
famille du troisième papa. Les enfants sont nés en France et l’aînée
est scolarisée en maternelle.
L’attente dure tout l’après midi, nous
en profiterons pour préparer la suite en conseillant les familles et en
tentant de leur éviter de tomber entre les mains de professionnels peu
scrupuleux.
Vers 15 heures le téléphone sonne.
Nous
n’oublierons pas le coup de fil du jeune garçon, qui nous a appris que
son père était à la maison, la voix chargé d’émotion et
presque
couverte par les cris de joie de la famille.
Juste après,
c’était au tour du contact francophone de l’autre famille de nous
apprendre la libération du Papa qui avait déjà été arrêté l’an passé.
Nous avions les plus grandes craintes pour cette famille, dont les deux
enfants sont très jeunes.
Un simple
rappel à la loi, sans suite judiciaire, a été remis aux deux papas.
De cette journée, nous retiendrons la
grosse différence qu’il peut y avoir entre une arrestation dont nous
sommes aussitôt informés et une arrestation dont nous avons
connaissance plus de 48 heures après qu’elle n’eu lieu.
Dans
le premier cas, nous pouvons développer tous nos efforts pour éviter la
prise d’un arrêté de reconduite à la frontière, et ensuite, s’il avait
été pris, pour le contester dans les délais tout en préparant le
dossier pour le juge.
Dans le selon cas, il devient très difficile d’agir car la personne
interné est très vite difficile
à localiser.
Elle est aux mains d’une escorte qui la conduit devant le juge des
libertés, à l’heure ou il était impératif qu’elle rencontre la Cimade.
Un second contact échoue le lendemain alors qu’il était possible de
faire appel du jugement de maintien en rétention.
La famille
affolée s’adresse à plusieurs personnes, sans concertation, ce qui ne
sert qu’à voir ces personnes se désister les unes après les autres
lorsqu’elles comprennent qu’il leur sera impossible de tout savoir de
l’affaire.
Il est difficile de récupérer les arretés et jugements
car ils passent de main en main, sans que personne ne songe à faire de
copies.
Notre
joie de revoir deux papas, est assombrie par la situation critique dans
laquelle se trouve un autre papa, dont les 3 jeunes
enfants et la femme entrevoient la longue séparation qui s’annonce.
Le
Comité et la Mairie, qui est partie prenante dans cette affaire, feront
tout leur possible pour l’éviter, mais la voie est très
étroite.
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15
juillet 2008
Un
papa libéré
après 15
jours
de
rétention

Après avoir frolé
l'expulsion, il sera peut-être reconnu français. |
Monsieur GUERFI est libre.
Il regagne Aubervilliers pour
y retrouver sa femme et ses
trois enfants, après 15 jours au centre de rétention.
Après deux semaines ponctuées d'interventions
multiples, et après
être passé à deux doigts de l'expulsion après un cumul de
malchances
successives qui ont accablé ce papa, le nouvel avocat choisi par
la famille a
réussi à inverser le cours des choses. L'intervention de la Mairie
d'Aubervilliers et du comité de vigilance auprès des différents
décideurs et
aux moments clefs ont, aussi, fortement contribué au
succès.
Nous imaginons les
retrouvailles à Aubervilliers. Ce
soir là, restera dans les
mémoires des deux jumeaux aînés. Il sera bien difficile de
leur faire
comprendre pour quelle raison leur papa a failli disparaître pour
longtemps, et
qui donc peut lui en vouloir autant pour vouloir détruire la famille
qu'il a constituée.
Rappel de la situation
familiale:
Arrivé en 1994, il y a
14 ans, Monsieur GUERFI a multiplié les demandes de
séjour, tout en entamant une longue procédure pour se voir reconnaître la
nationalité française, du fait d'ancêtres français.
Nous avons découvert que
cette procédure, qui n'a pas été menée de la meilleure façon, a été un obstacle
à sa régularisation. La préfecture comme le tribunal
administratif, dans le
doute d'avoir affaire à un français, ont suspendu leur décision
d'accorder le
séjour, dans l'attente de voir la question de la nationalité éclaircie.
C'est
pourquoi, 14 ans après son arrivée, et malgré une excellente intégration,
ses
trois enfants nés en France, Monsieur GUERFI est toujours sans-papiers.
Il espère toujours se voir reconnaître la nationalité française, la
procédure
se poursuit, avec maintenant beaucoup plus de rigueur.
Un titre de séjour lui
ferait tout de même le plus grand bien, même s’il était délivré par
erreur à un
français, en lieu et place d’une carte d’identité.
Monsieur GUERFI remercie chaudement, tous les
intervenants, et tous les
décideurs qui ont permis à sa famille de se reconstituer.
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28
août 2008

Le père d'un étudiant est placé en rétention. |
Nous sommes contactés par
des enseignats de l'Université d'Orsay.
Le
père d'un étudiant chinois très brillant, a été arrêté fin août sur son
lieu
de travail avec 15 de ses collègues. Les femmes ont été immédiatement
libérées,
faute de place au centre de rétention, mais les hommes ont été placés en
centre
de rétention et frappés d'un arrêté de reconduite à la frontière du
préfet de
Paris. La famille demeure à Aubervilliers.
Le fils, (étudiant en
situation régulière), a subi une très sévère
sélection en Chine, a pu ensuite poursuivre un travail universitaire de
très haut
niveau à Orsay.
Ses professeurs et
collègues se sont immédiatement émus de cette
événement et ont découvert, comme de plus en plus de français, le sort
réservé
aux familles sans-papiers, qui peuvent etre détruites du jour au
lendemain par
une décision administrative prise à l’aveugle.
Le jeune
homme a été très entouré, un avocat a été trouvé
pour la comparution du 29 août devant le juge des libertés et de la
rétention.
Après une journée entière passée au tribunal de Meaux de 10h
à 19 h, la libération
a été ordonnée par le juge, pour un vice de procédure
dans l’arrestation.
Grand soulagement pour la
famille, et les soutiens
universitaires, mais
l’arrêté de reconduite à la frontière demeure. Il a été
contesté dans les temps et la requête en annulation sera examinée ce
mercredi 3
septembre par le président du tribunal administratif de Melun.
Ce papa d’Aubervilliers
est en France depuis 9 ans, il
y
travaille durement et soutient son fils dans ces études.
Son retour forcé en
Chine sera un grave handicap pour le jeune homme, qui ne pourra plus
désormais se
consacrer entièrement à ses études. Au lieu d’être soutenu par son
père, c’est
lui qui devra soutenir ses parents : sa mère seule et sans
ressources à
Aubervilliers, et son père isolé en Chine, pays ou ils n’a plus de
point de
chute.
L’état Français qui
soutient financièrement le jeune homme
dans ses études agit, sans
le moindre discernement, contre sont propre intérêt
en perturbant gravement la destinée de cet étudiant brillant. Sans
soutien
paternel, il devra peut-être envisager de poursuivre ses études
ailleurs, et d’autres
pays tireront bénéfice de ses travaux.
La Mairie d’Aubervilliers a établi un
certificat de
parrainage à cet étudiant.
Le Comité de Vigilance sera présent à
l’audience.
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3
septembre 08
 |
Compte rendu de
l'Audience du 3 Septembre 2008 à Melun
Annulation
de l'arrêté de reconduite à la frontière
pour
Monsieur Jongcun JIN.
Père
d'un brillant étudiant d'Aubervilliers. |
| La
juge du Tribunal administratif de Melun a annulé
l'arrêté de reconduite à la frontière pris
par le Préfet de Paris. |
Nous
avons retrouvé à Melun le jeune étudiant Chengfei
JIN. Son père, qui aurait comparu libre, avait
décidé, sur le conseil de son avocat, de ne pas venir au tribunal
de peur d’y être arrêté.
En effet, le jugement qui avait ordonné sa libération (pour vice de
procédure dans l’arrestation) venait
d’être cassé en cour d’appel, juste
après sa libération. Cette
situation toute nouvelle permettait théoriquement à la
préfecture de le placer, à tout moment en
rétention, et en particulier à l’issue de l’audience, si
le jugement avait été négatif.
L’avocat initial, qui avait obtenu la libération, avait transmis les éléments à sa
consoeur, commise d’office, qui devait, elle, tenter de
faire annuler l’arrêté de reconduite.
Rejoints par les
enseignants de l’université d’Orsay,
nous avons été reçus par l’avocate de
permanence qui avait huit Arrêtés de Reconduite à
la Frontière, pris par différentes Préfectures,
à traiter.
L’entrevue
a été rapide, et coupée de plusieurs coups de téléphone inopportuns.
Nous étions un peu inquiets de voir notre exposé, si souvent interrompu.
Nous avons dû ensuite laisser la place aux autres personnes.
L’audience a débuté, la partie adverse (Préfecture de Paris)
était représentée, non pas par un fonctionnaire détaché, mais par un véritable avocat qui,
dès la première affaire parisienne, a montré son professionnalisme et son
aisance,
qui contrastait quelque peu avec la diction quelque peu laborieuse de
l’avocate commise d’office. Les autres Préfectures
n’avaient pas cru utile d’être
représentés à l’audience.
L’affaire de Monsieur JIN a été abordée,
l’avocate a mis en avant la durée de séjour de
bientôt 10 ans, les preuves de présence, les demandes de
séjour successives de Monsieur JIN et, surtout, a
présenté son fils Chengfei, arrivé en 2005, pour
faire des études très poussées, à Orsay en
physique des Plasmas. Il fait l’admiration de ses
professeurs. Quatre
d’entre eux étaient présents, et avaient rédigé des lettres de soutien pour
indiquer au juge que cette réussite exceptionnelle était, pour
beaucoup, due au soutien parental.
Un étudiant de ce niveau, doit assurer une présence
permanence au laboratoire, il ne dispose que de près peu de
temps pour d’autres activités. La reconduite de son
père en Chine, pays dans lequel il n’a plus aucun point de
chute, aurait totalement renversé la situation. Au lieu
d’être soutenu par son père, c’est
lui-même qui devrait soutenir ses parents,
son père isolé en Chine, et sa mère, sans
ressources, à Aubervilliers. Il était pas difficile de
comprendre que ses études auraient été pour le
moins perturbées voir interrompues.
La
présence du
Comité de Vigilance, et le certificat de parrainage du Maire
d’Aubervilliers ont été mentionnés.
Chengfei, après accord de l’avocat de la préfecture,
a été autorisé à parler. Il a pu rectifier
une erreur dite par son avocate, (ce
seul fait laissait entendre qu’il n’avait rien perdu des
débats, alors qu’il ne pratique le Français que
depuis 3 ans !). Il a aussi confirmé les grandes
difficultés à venir, qu’entraînerait la
reconduite de son père.
L’avocat de la Préfecture a vivement déploré
l’absence de Monsieur JIN, il a contesté la durée
de séjour, et la validité des photocopies des preuves de
présence présentées. Il a surtout souligné
que la délivrance d’un carte de séjour
étudiant n’autorisait
jamais les parents du titulaire à résider en France.
L’affaire a été mise en
délibéré et nous avons dû assister aux
audiences suivantes.
Une petite fille de 6 ans dormait sur un pupitre du tribunal, son père
comparaissait entre deux gendarmes. Papa
de trois enfants scolarisés, la Préfecture avait
décidé de le reconduire à la frontière, il
était soutenu dans la salle pour un collectif du 91 et avait
réuni au lendemain de la rentrée des classes 65
signatures de parents d’élèves de la classe de ses
enfants.
Vers 14h30, l’audience a été suspendue. Le
résultat des délibérés étant
annoncé pour 15h30.
A l’heure dite, nous avons entendu la phrase tant espérée : « L’arrêté de reconduite à la
frontière est annulé »,
après les congratulations d’usage, nous avons
évacué la salle. Dans la cour du tribunal les gendarmes
libéraient les retenus. La petite fille qui retrouvait son papa,
distribuait des chewing-gums à tout le monde.
Nous avons raccompagné Chengfei et des soutiens vers Aubervilliers.
Nous
avons tous eu le
sentiment que sans les lettres de soutien des professeurs, le
certificat de parrainage de la Mairie d’Aubervilliers, notre
présence sur place, la décision aurait été
tout autre.
Chengfei
adresse ses plus vifs remerciements à tous ceux qui ont aidé sa famille.
Le comité de vigilance poursuit son travail avec la famille JIN,
pour enfin obtenir un titre de séjour, le chemin est encore
long. Il devrait débuter par la délivrance d’un
titre provisoire de séjour.
La préfecture de Paris a un mois pour faire appel de ce jugement.
Chengfei va enfin pouvoir replonger dans ses études,
après une semaine d'angoisse, passée entre Orsay,
Aubervilliers, Paris, Le Menil Amelot, Meaux et Melun. Il a au moins
progressé en géographie.
|
5
Septembre 08

Un papa en garde à vue.
Très longue journée pour deux élèves d'Aubervilliers.

|
Monsieur SH. vit à
Aubervilliers, avec sa femme et ses deux enfants.
Il est en France depuis plus de cinq ans, il y a rejoint sa
femme installée en 2001.
Leur fille aînée de huit ans a fait toute sa scolarité en France,
aujourd’hui elle aide beaucoup ses parents dans leurs démarches, car
elle parle, lit et écrit le français. C'est elle qui a décroché le
téléphone à minuit pour que lui soit annoncé que son père
était
au commissariat et que deux choses pouvaient lui arriver: rentrer ce matin à la maison
où bien, rentrer en Chine.
Son petit frère, 4 ans, né en France, est naturellement parfaitement
francophone.
Les deux enfants sont scolarisés à Aubervilliers.
C'est
la maman et les enfants en larmes qui ont annoncé la nouvelle ce matin
à leurs enseignants, lors de la rentrée des classes. L'information nous a été
aussitôt transmise.
Nous
avons exposé la situation familiale par fax au commissariat, qui a
réagit aussitôt pour accuser réception, en nous indiquant que la pièce
était transmise.
Les certificats de scolarité rédigés par les directrices des écoles
Jean MACÉ et Francine FROMOND ont suivis.
Les
certificats de parrainage, signés ce matin même par Monsieur le Maire,
grâce à la prompte efficacité du Cabinet du Maire, ont aussi été faxés.
Nous avons pu avoir avec le commissaire chargé du dossier, un étroit
dialogue.
Le Joker
"obligation de réserve" nous a été sorti à plusieurs
reprises, mais sans animosité aucune.
Pendant ce temps, les enseignants s'appliquaient à calmer l'angoisse des
enfants, qui avaient parfaitement compris la situation.
A 17
heures, la maman prévenait tout le monde que son mari était libre.
Il est maintenant chez lui à Aubervilliers, avec un simple rappel à la
loi.
Les
soutiens d'Aubervilliers ont pris bien du retard dans leur programme
chargé du vendredi, mais ils ne sont pas mécontents du résultat.
Coté police, .... Joker. |
1
Novembre 2008

Un papa
en rétention
à Rouen.
Il doit quitter la France.
Sa femme et ses deux petits enfants restent seuls à Aubervilliers.

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Un
père de famille d’Aubervilliers a été placé en rétention à OISSEL
près de
Rouen après avoir été contrôlé à Beauvais.
Il est sous le coup d’une obligation à quitter
le territoire prise par la Préfecture de Bobigny et n’aura donc plus
l’occasion de faire valoir sa situation familiale devant le tribunal
administratif.
Dès que
les documents de voyage seront réunis l’expulsion pourra avoir lieu.
Monsieur F laissera sa femme enceinte et ses
deux enfants seuls à Aubervilliers.
Cette
obligation à quitter le territoire qui date de février 2008 est
d’autant plus incompréhensible, que Madame est en situation
régulière et que ce père a reconnu chacun de ses enfants et
assure leur subsistance.
Nous
avons été prévenu tardivement, alors que le juge des libertés et de la
rétention avait donné satisfaction à la Préfecture de l’Oise qui avait
demandé le maintien en rétention pour 15 jours.
Le
Comité de Vigilance a aussitôt réuni tous les éléments concernant cette
famille, nous avons informé le cabinet du Maire de la situation
critique de ce papa.
L’aîné de la famille, scolarisé à Aubervilliers,
a été aussitôt parrainé par Monsieur le Maire; le cadet n’a qu’un an.
Nous
avons régulièrement Monsieur F au téléphone au centre de rétention de
Oissel. Il est difficile de lui demander des détails sur ses enfants
sans que sa voix ne vacille. Madame a pu aller voir son mari à Oissel,
elle est maintenant à Aubervilliers, assez débordée de se retrouver
seule avec ses enfants qui ne comprennent pas ce qui est arrivé à leur
père. Elle a, heureusement, le soutien de ses frères et sœurs, qui
eux sont français, et de ses parents qui vivent aussi dans
le 93.
Face
à cette détresse le comité a multiplié les démarches pour enrayer cette
expulsion.
Nous
espérons beaucoup que l’administration ouvre enfin les yeux face aux
conséquences qu’aurait une reconduite à la frontière pour cette famille
d'Aubervilliers, dont seul le papa n’a pas l’autorisation de rester en
France.
Monsieur F n’est pas un nouveau venu en France, il y vit depuis 10 ans.
A la naissance de chacun de ses deux enfants il a fait une demande de
séjour.
L’obligation a quitter le territoire a été prise à l’occasion de sa
seconde demande.
|
13 novembre 2008

Monsieur
F.
libéré
du centre de Rétention de Oissel.
Il
retrouve sa femme et ses deux garçons.
|
| Enfin
libre, après 15 jours derrière les barbelés |
Après
une semaine d'angoisse que nous avons partagé avec toute la famille de
Monsieur F, alors que les recours juridiques étaient épuisés, nous espérions tous les jours
des nouvelles, en espérant que les signaux d'alerte que nous avions
émis aboutiraient.
Les
premiers quinze jours de rétention s'achevant, il était nécessaire pour
la Préfecture de saisir de nouveau le juge des libertés pour obtenir
quinze autres jours, qui auraient été mis à profit pour tenter de
réaliser l'expulsion.
Nous attendions le coup de téléphone de l'avocat qui devait nous
indiquer la date d'audience devant le
juge des libertés à Rouen. Le téléphone a
sonné, l'avocat nous a signalé que Monsieur F sortait car le
juge des libertés n'avait pas été saisi.
Comme d'habitude il a fallu encore attendre la confirmation, elle est
venue de sa femme, qui arrivait à peine à formuler l'incroyable
nouvelle tant l'émotion la submergeait. Le mot merci est arrivé
largement premier.
10 minutes plus tard, Monsieur
F nous appelait du quai de la gare de Rouen, pour nous
dire qu'il serait ce soir à Aubervilliers.
La réunion du comité de vigilance était déjà bien avancée lorsque la famille F est arrivée,
avec enfants et poussette, saluée par des exclamations et
applaudissements. Les
deux garçons ne quittaient plus leur père, celui-ci était intimidé et
semblait revenir de loin. Sa femme accusait une grande fatigue, comme
après une longue course. Peu à peu les enfants ont repris leurs jeux
dans la salle, pendant que nous expliquions à Monsieur F. ce qui avait été fait pour
lui, et pour d'autres, pour tenter d'arrêter l'implacable machine
administrative.
Un des pilotes de cette machine a fait preuve d'humanité en permettant
à cette famille d'Aubervilliers de se retrouver, même si c'est toujours
sous la menace d'une reconduite à la frontière. Saluons
cette bonne volonté anonyme, et espérons que l'humanité gagne aussi les
juges de la cour d'appel et toutes les personnes qui ont le pouvoir de
déchirer une famille.
C'est en poussant une poussette
surchargée de ses deux garçons, que monsieur F.. aux cotés de sa femme
épuisée a regagné la maison.
Personne
n'a regretté d'être venu à cette réunion,
d'autant plus qu'elle a été ponctuée de deux interventions de parents
enfin régularisés. Ils ont tenu à redonner espoir à tous les autres, par de touchants
discours, qui ont su dissiper les sentiments d'envie et
d'injustice que font naitre le traitement des dossiers de
régularisation toujours ressenti comme aléatoire. |
Audience
au Tribunal Administratif
suite à placement en rétention d'un papa

Femme et enfants
seuls à Aubervilliers

Monsieur
Dieuler NICOLAS est en rétention à Bobigny, il sera conduit par une
escorte au Tribunal.
Si
le juge considère que la décision de la Préfecture est légale, il
retournera en rétention et tout sera fait pour l'expulser au plus vite.
Dans
le cas contraire il sera libéré dans l'attente d'une éventuelle
régularisation.
|
Appel aux soutiens disponibles
pour Audience au Tribunal Administratif.
Monsieur
Dieuler NICOLAS, père de famille d'Aubervilliers,
est
frappé d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière.
Il est
en rétention à Bobigny et
passe
Lundi au tribunal Administratif de Cergy
|
|
Audience au Tribunal
Administratif
de Cergy
LUNDI
19 JANVIER 2009
à 10 heures. |
Tribunal
Administratif
2 - 4 bd de l'Hautil
95027 Cergy-Pontoise
Les soutiens peuvent rejoindre la famille:
Par RER : A (Cergy-Préfecture) .
ou en voiture:
Autoroute A15 (sortie Cergy-Préfecture n°9) |
|
Monsieur
Dieuler NICOLAS a été arrêté ce mardi dernier à 6 heures en prenant le
RER.
Il
a été placé en garde à vue à Bobigny.
Lorsque
nous l'avons appris, il avait déjà été transféré au centre de rétention.
L'administration
a décidé sa reconduite à la Frontière.
Il
laisserait à Aubervilliers sa femme et leur fille âgée de 4 ans et
demi, scolarisée à Aubervilliers.
Le
fils ainé de la famille est aussi sur le territoire national, il est
âgé de 11 ans et est scolarisé avec ses cousins, qui sont en situation
régulière. |
|
Situation
familiale:
Monsieur
NICOLAS est établi en France depuis 2000, soit depuis bientôt 9 ans.
Sa
concubine l'a rejoint en 2001 avec leur petit garçon.
Les parents
ont aussitôt demandé l'asile en Guyane Française. Le
père, puis la mère ont été convoqués à Paris pour examen
du dossier.
Déboutés de
leur demande, ils
n'ont jamais pu, ni retourner en Guyane, ni parvenir à faire venir leur
enfant.
L’enfant, âgé aujourd'hui de 11 ans, a été contraint de poursuivre sa
scolarité en Guyane, avec ses cousins.
Le frère de Monsieur NICOLAS et ses
enfants sont établis en Guyane en situation régulière.
Monsieur NICOLAS assure
l’entretien de son fils, en lui faisant parvenir l’argent
nécessaire.
En 2004,
est née à Paris un second enfant, qui, elle, ne
connaît que la métropole .
Elle est scolarisée à Aubervilliers et fréquente très régulièrement le
centre de loisirs.
La
famille a fait une demande de séjour en 2006, en Préfecture de Bobigny,
dans le cadre de la circulaire ministérielle du 13 juin
2006. Bien
que correspondant aux critères énoncés par le Ministre, la famille
NICOLAS comme 80% des familles d’Aubervilliers a
reçu un arrêté de reconduite à la frontière.
Il
a été aussitôt contesté auprès du tribunal administratif, comme portant
une atteinte disproportionnée à la vie familiale. Malheureusement, le
tribunal débordé de requêtes, et après deux ans d’attente, a décidé de
prononcer une
ordonnance de non lieu à statuer, sans même examiner le
dossier.
|
Le
juge doit décider, lundi, de la légalité de l'arrêté de reconduite à la
Frontière pris le 13 janvier 2009 par la
Préfecture.
Il
doit en particulier se prononcer sur le fait qu'il puisse violer les
lois françaises qui protègent la famille, la déclaration des droits de
l'homme, et la déclaration des droits de l'enfant et autres lois et
traités internationaux signés par la France.
La
maman se trouve maintenant face à la terrible perspective de se
retrouver seule, avec deux enfants à charge.
Si
le juge considère que la décision de la Préfecture est légale, Monsieur
NICOLAS
retournera en rétention et tout sera fait pour l'expulser au plus vite.
Dans le cas contraire il sera libéré dans l'attente d'une éventuelle
régularisation.
possible.
Monsieur
NICOLAS ne trouvera aucun soutien familial en Haïti. Ses parents sont
décédés depuis fort longtemps.
La concubine de Monsieur NICOLAS
est dans la plus grande détresse, la petite fille pleure très souvent
et réclame son papa.
La famille est assisté d'un avocat.
(renseignements
communiqués en accord avec la famille) |
|
19
janvier 2009

La famille NICOLAS
terrasée.
Le papa peut maintenant être reconduit à Haiti.
 |
|
Le
juge a confirmé l’Arrêté de reconduite à la Frontière de la Préfecture
de Seine Saint Denis.
Monsieur
Dieuler NICOLAS, père de deux enfants scolarisés est maintenant
expulsable, si la Préfecture de Seine Saint Denis ne reconsidère pas sa
situation familiale. |
Nous
avons accompagné la femme de Monsieur NICOLAS ce matin, au Tribunal
Administratif.
L’avocat n’a pas réussi à
faire valoir le dossier de Monsieur NICOLAS, que nous persistons à
considérer comme un bon dossier.
- Arrivée
en France en 2000 soit bientôt 9 ans, les deux premières années en
Guyane, les sept suivantes en région parisienne.
- Deux
enfants scolarisés sur le territoire Français : l’aîné de 11
ans en Guyane et la petite de 4 ans et demi à Aubervilliers.
- Preuves
de présence.
Venant
d'un des pays les plus pauvres de la planète, avec leur fils,
les deux
parents ont fait, dès leur arrivé en France, dans le département de la
Guyane, une demande d'Asile. L'asile leur étant refusé, ils ont été
convoqués à la commission des recours à Paris, à
neuf mois d’intervalle.
Après
le rejet définitif des demandes d’asile des deux parents, il leur a été
impossible de rejoindre la Guyane pour retrouver leur fils. Ils ont
préféré se maintenir à Paris sans l’enfant, plutôt que de rejoindre
Haïti.
L’enfant,
né en 98, est aux soins du frère et du neveu de Monsieur NICOLAS, qui
sont en situations régulières en France, et établis en Guyane. Monsieur
NICOLAS assure l’entretien matériel de son fils, et la famille souffre
beaucoup de la séparation qui s’éternise.
En
2004, un second enfant est né, une
petite fille, actuellement scolarisée en maternelle à Aubervilliers.
Elle
ne connaît que la métropole et rêve de voir un jour son frère, avec qui
elle communique par téléphone.
La famille est entièrement
francophone.
En
2006, demande de séjour, dans le cadre de la circulaire Sarkozy,
la famille correspondant aux critères énoncés :
-
résidence habituelle en France depuis au moins deux ans à la date de la
publication de la présente circulaire d’au moins l'un des parents;
-
scolarisation effective d’un de leurs enfants au moins, en France, y
compris en classe maternelle, au moins depuis septembre 2005 ;
- naissance
en France d’un enfant ou résidence habituelle en France d’un enfant
depuis qu’il a atteint au plus l’âge de 13 ans ;
- absence
de lien de cet enfant avec le pays dont il a la nationalité ;
- contribution
effective du ou des parents à l’entretien et à l’éducation de l’enfant
dans les conditions prévues par l’article 371-2 du code civil depuis
sa
naissance ;
- réelle
volonté d’intégration de ces familles, caractérisée notamment par,
outre la scolarisation des enfants, leur maîtrise du français, le suivi
éducatif des enfants, le sérieux de leurs études et l’absence de
trouble à l’ordre public.
La
demande a été suivie d’un APRF, aussitôt contesté.
Après
deux ans d’attente, le Tribunal Administratif débordé de dossiers, a
prononcé une ordonnance de non lieu à statuer.
S’il
est reconduit à Haïti Monsieur Nicolas ne reverra:
- Ni
sa femme et sa fille qui habitent Aubervilliers
- Ni son fils aîné qui est
aussi en France, dans le département 97 Guyane.
Les
parents de Monsieur NICOLAS sont décédés, il n’a donc personne pour
l’aider là-bas, et ne pourra plus faire face à l’entretien de ses deux
enfants scolarisés en France.
Je
ne commenterais pas cette décision de justice. |
30
janvier 2009

Libération de
M. Nicolas. |
Nous
recevons un appel de Monsieur NICOLAS depuis le centre de rétention.
Il
en est à son seizième jour et nous demande pourquoi l’escorte ne la pas
conduit devant le juge des libertés pour prolonger sa rétention. Cette
anomalie fait naitre en nous de grands espoirs, mais nous n’osons pas
lui en faire part.
Dans l’heure qui suit c’est l’avocat qui nous confirme la libération de
son client.
Nous avons aussitôt prévenu tout le monde par le communiqué suivant :
TRÈS BONNE NOUVELLE
Monsieur
Dieuler NICOLAS a été libéré aujourd'hui après avoir passe 15 jours en
rétention a Bobigny.
Malgré
les 8 années de présence en France, ses deux enfants scolarises de 11
ans et 5 ans, le juge avait considéré qu il était légal de le
reconduire a des milliers de km à Haïti, loin de sa famille.
Le comité de vigilance d Aubervilliers a tout fait pour que la
situation soit mieux appréhendée par les parties prenantes.
La
décision de ne pas demander au juge deux autres semaines de rétention,
pour tenter de réaliser l'expulsion, est peut-être le fruit de ce
travail.
Dans cette affaire, bien mal partie, des décisions humaines
ont été prises, nous en saluons les auteurs et remercions tous ceux qui
sont intervenus pour sauver cette famille de la dislocation.
|
Nous
avons ensuite eu Monsieur NICOLAS au téléphone à de multiples reprises,
sa joie est grande, il n’en revient toujours pas de se retrouver libre,
sa femme est très éprouvée.
Il reste sous le coup d’un arrêté de
reconduite à la frontière, qui pourrait être exécuté s’il se fait de
nouveau contrôler dans l’année. |
23 février 2009
Un
élève au centre de rétention du Mesnil Amelot. |

Des
petits enfants
l'attendent
à Aubervilliers.
|
Saber NAJAH habite à Aubervilliers.
Il est scolarisé au Lycée Georges BRASSENS à
Villepinte
Ses camarades de
Lycée sont
très inquiets de ne plus jamais le revoir.
|
Saber NAJAH a
eu 18 ans, il y a trois mois, il est né le 12/11/1990.
Il
a été contrôlé aux Halles, mercredi 18 février et placé en rétention au
Mesnil Amelot le lendemain.
La Préfecture de Paris a
décidé sa reconduite à la frontière.
Tunisien,
issu d’une famille nombreuse à très faible revenu, son père étant
journalier agricole, il a rejoint, à l’age de 15 ans, le 15/12/2005,
son cousin germain français, habitant d’Aubervilliers, qui seul pouvait
lui assurer de pouvoir poursuivre sa scolarité.
Cette famille française d’Aubervilliers l’a entièrement pris en charge,
depuis cette époque.
Ils avaient avaient à l’époque une petite fille de 3 ans et un
garçon nouveau né.
Saber s’est aussitôt beaucoup occupé des enfants, car les parents
travaillent tous les deux et ont des horaires variables.
Madame est aide-soignante, et Monsieur Chauffeur d'autobus.
Aujourd’hui les enfants sont âgés de 7 ans, et trois ans et demi.
Ils ont vécu tout leur enfance avec Saber et le considèrent comme leur
grand frère. Son absence leur est inexplicable.
Il va souvent les chercher aux écoles Jean PERRIN et Joliot CURIE
d’Aubervilliers.
Saber
NAJAH a suivi sa scolarité d’abord à la Courneuve, puis au Lycée
Georges Brassens de Villepinte, ou il prépare un CAP-vente pour la fin
de l’année scolaire 2009, et un BEP pour 2010.
Le juge des
libertés a accordé à la Préfecture de Paris, le droit de le maintenir
enfermé pour 15 jours, au centre de rétention, ce qui facilitera
beaucoup son expulsion.
Il y est actuellement, et commence à comprendre qu’il pourrait bientôt
ne jamais revoir son Lycée et sa famille d’Aubervilliers.
Au Mesnil- Amelot, il est considéré comme un jeune français, et les
retenus sont choqués de le voir parmi eux.
En
ce qui concerne la reconduite à la frontière, l’avocat a saisi le
tribunal administratif de Melun pour contester cette décision de la
Préfecture de Paris.
Une audience est prévue pour le :
JEUDI
26 FEVRIER à 9H.
TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE MELUN
43, rue du Général de
Gaulle
77008 Melun Cedex |
Le juge devra décider de la légalité de la
décision de reconduite à la Frontière.
•
Si cette décision est considéré comme allant à l’encontre des lois
françaises et des traités et accords signés par la France, elle sera
annulé et Saber sera libéré.
• Si le juge considère qu’il est
légal de reconduire cet élève en Tunisie, de l’arracher à sa famille
d’accueil, et de lui faire interrompre brutalement sa scolarité, il
sera reconduit en centre de rétention et expulsé dans les jours qui
suivent.
Une
présence Jeudi matin à MELUN de ses camarades et professeurs, et
militants est vivement souhaitée, mais elle ne doit, surtout pas, avoir
pour but de perturber l’Audience, ce qui pourrait nuire à Saber.
Il est important de montrer au juge, dans le calme, que vous n’êtes pas
indifférent au sort de Saber.
Cela peut faire pencher sa décision du bon coté.
|
|
Monsieur
le Préfet de PARIS peut décider, à tout moment, de libérer ce très
jeune majeur, il peut aussi lever l’arrêté de reconduite à la
Frontière, ce qui permettrait à cet élève de présenter une demande de
séjour en Préfecture de Bobigny.
Cette demande était en préparation
pour être déposée prochainement, il n’est légalement sans-papiers que
depuis 3 mois, depuis qu’il a eu 18 ans.
Merci d’intervenir, de
manière courtoise,
auprès de Monsieur le Préfet de Paris, et auprès du ministère de
l’immigration pour demander la fin de la rétention et l’abrogation de
l’arrêté de reconduite à la frontière.
|
Préfecture
de Police de Paris :
préfet de police : Michel Gaudin
fax 01 53 71 67 23
|
Ministre
de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01
77 72 61 00
fax
: 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
|
|
25
février 2009
Saber devant le juge.

JEUDI
26 FÉVRIER
Audience à 9H.
TRIBUNAL
ADMINISTRATIF
DE MELUN
43, rue du Gal de Gaule
77008 Melun
Ligne RER D,
direction Melun
A partir de la gare de Melun, prendre le bus ligne A, arrêt "centre
culturel".
|
|
Saber NAJAH n’est plus en
rétention,
il a retrouvé sa
famille ce matin à l’issue de l’audience
en appel du juge des libertés.
Il est
assigné à résidence.
La procédure d’éloignement se
poursuit,
car
l’arrêté
préfectoral de reconduite à la frontière
n’a pas été levé par la Préfecture de
PARIS.
Il passe demain au
Tribunal Administratif de MELUN,
il y
comparaîtra
libre.
Il faut
venir soutenir Saber NAJAH
Saber
NAJAH habite à Aubervilliers, et est scolarisé au Lycée Georges
BRASSENS à Villepinte, il vient de passer une semaine très
dure,
derrière les barbelés du centre de rétention.
Le
Préfet de Paris a décidé sa reconduite à la frontière,
le
juge devra se prononcer sur cette décision administrative.
L'audience est publique.
|
|
|
Saber NAJAH a eu 18 ans, il y a trois
mois, il est né le 12/11/1990.
Il a été contrôlé aux Halles, mercredi
18 février et placé en rétention au Mesnil Amelot le lendemain.
La Préfecture de Police de Paris a
décidé sa reconduite à la frontière.
|
Tunisien,
issu d’une famille nombreuse à très faible revenu, son père étant
journalier agricole, il a rejoint, à l’age de 15 ans, le 15/12/2005,
son cousin germain français, habitant d’Aubervilliers, qui seul pouvait
lui assurer de pouvoir poursuivre sa scolarité.
Cette famille française d’Aubervilliers l’a entièrement pris en charge,
depuis cette époque.
Ils avaient avaient à l’époque une petite fille de 3 ans et un
garçon nouveau né.
Saber s’est aussitôt beaucoup occupé des enfants, car les parents
travaillent tous les deux et ont des horaires variables.
Madame est aide-soignante, et Monsieur Chauffeur de bus.
Aujourd’hui les enfants sont âgés de 7 ans, et trois ans et demi.
Ils ont vécu tout leur enfance avec Saber et le considèrent comme leur
grand frère. Son absence leur est inexplicable.
Il va souvent les chercher aux écoles Jean PERRIN et Joliot CURIE
d’Aubervilliers.
Saber
NAJAH a suivi sa scolarité d’abord à la Courneuve, puis au Lycée
Georges Brassens de Villepinte, ou il prépare un CAP-vente pour la fin
de l’année scolaire 2009, et un BEP pour 2010.
L'avocat
a saisi le
tribunal administratif de Melun pour contester cette décision de la
Préfecture de Paris.
Le juge devra décider de la légalité
de la décision de reconduite à la Frontière.
- Si
le juge annule l’arrêté préfectoral, Saber pourra faire sa demande de
séjour à Bobigny.
- Si
le juge confirme la décision, Saber devra se soumettre à la décision
administrative et quitter la France.
Une
présence Jeudi matin à MELUN de ses camarades et professeurs, et
militants est vivement souhaitée, mais elle ne doit, surtout pas, avoir
pour but de perturber l’Audience, ce qui pourrait nuire à Saber.
Il est important de montrer au juge, dans le calme, que vous n’êtes pas
indifférent au sort de Saber.
Cela peut faire pencher sa décision du bon coté.
|
|
|
Monsieur le Préfet de
Police, et Monsieur le Ministre de l’immigration peuvent à tout moment
décider de lever l’Arrêté de reconduite à la frontière, même si le
jugement s’avère négatif.
Cela permettrait à cet
élève de présenter une demande de
séjour en Préfecture de Bobigny.
Cette demande était en préparation
pour être déposée prochainement, il n’est légalement sans-papiers que
depuis 3 mois, depuis qu’il a eu 18 ans.
Merci d’intervenir, de
manière courtoise,
auprès de Monsieur le Préfet de Paris, et auprès du ministère de
l’immigration pour demander la levée de l'arrêté de reconduite à la
frontière, afin que Saber puisse déposer sa première demande de séjour
à Bobigny.
|
|
Coordonnées,
sauf si vous avez des contacts plus directs.
Préfecture
de Police de Paris :
préfet de police : Michel Gaudin
fax 01 53 71 67 23
|
Ministre
de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01
77 72 61 00
|
|
|
26
février 2009
APRF annulé
à Melun


|
|
Saber
ne sera pas reconduit de force en Tunisie
L'arrêté
de Reconduite à la frontière est annulé par le juge du Tribunal
Administratif de Melun.
|
Il pourra donc faire sa
demande de séjour à Bobigny.
Très ému,
il remercie tous ceux qui l'ont aidé.
Saber
NAJAH habite à Aubervilliers, et est scolarisé au Lycée Georges
BRASSENS à Villepinte, il vient de passer une semaine très
dure,
derrière les barbelés du centre de rétention.
Le
Préfet de Paris avait décidé sa reconduite à la frontière, en
lui
interdisant, de fait, de pouvoir faire une demande de séjour.
Il a 18 ans et trois mois.
Grosse émotion de sa famille française, et de tous ses copains venus en
nombre.
Compte
rendu d’Audience Tribunal Administratif de Melun le
26 février 2009
Saber NAJAH jeune majeur de 18ans et
trois mois, placé une
semaine en rétention administrative, puis assigné à résidence depuis la veille. Il
tente de
faire annuler, auprès du Tribunal Administratif de Melun, la décision
de
reconduite à la frontière prise par le Préfet de Police de Paris.
Nous avons retrouvé Saber et toute sa famille française,
cousines oncles et tantes étaient venus, l’inquiétude se lisait dans
les yeux
de tous. Les deux petits enfants français, qui ont toujours vécu avec
Saber
n’étaient heureusement pas présents.
Les camarades de Saber sont arrivés en nombre, ils avaient
mis au point par eux-mêmes toute une organisation, pour pouvoir arriver
en
minibus et voitures particulières jusqu’à Melun.
Ils tentaient de faire sourire Saber, mais n’y parvenaient
pas.
L’avocat est arrivé frigorifié, il était venu en moto depuis
Paris.
Nous avons traversé la cour ou stationnaient les fourgons
cellulaires remplis des retenus extraits dans la nuit du centre de
rétention. Personne
n’avait oublié que Saber était encore, la veille, menotté dans l’un de
ces
fourgons, avant d’être assigné à résidence et de pouvoir passer la nuit
à
Aubervilliers.
Un esprit de solidarité emplît la cour, peut-être est-il
parvenu jusqu’aux cellules.
Nous avons fait les dernières photocopies, et avons pu
fournir, in extremis, la dernière attestation d’une école
d’Aubervilliers que
la famille avait récupéré dans la nuit.
L’audience a débuté. Tout le monde était effaré de ne
pouvoir comprendre un mot de ce que disait le juge, son débit rapide,
son grand
éloignement du public, et la catastrophique qualité phonique de la
salle nous a
fait saisir que bien peu de choses avaient changées depuis 1874, date
de construction
du bâtiment.
Le premier cas était celui d’un homme dont l’avocat disait
que toute sa famille était française ou
résidente en France, et qu’il était le seul à ne pas avoir de papiers.
Le juge
a demandé à l’avocat où étaient les pièces qui le prouvaient.. Il a
répondu que
la famille avait tout en main, mais s’était trompée de Tribunal, il a
demandé un
délai pour que tout puisse être faxé. Aucune contradiction de la
Préfecture
concernée, car aucun représentant n’était présent.
Le juge a refusé, il s’est retiré pour délibérer, puis est
revenu pour dire que la requête était rejetée.
L’intransigeance du juge a jeté
un froid, car il a semblé à beaucoup que le juge faisait payer au
retenu, le
fait d’avoir un dossier si mal bouclé, et une famille paniquée qui
aurait
confondu deux tribunaux. Personne ne saura si les faits présentés
étaient
exacts, ou n’étaient qu’un coup de poker de l’avocat. Comme nous
l’avons déjà
vu, récemment à Cergy, les juges ne tolèrent pas l’improvisation dans
la
préparation des dossiers, malheureusement seuls le retenu et sa famille
déchirée en payeront les conséquences.
Pour tous les cas qui ont suivi, aucun représentant des
Préfectures concernées n’était présent.
Enfin l’affaire de Saber a été appelée, la
Préfecture de
Paris avait, elle, pris les moyens de faire venir un avocat, et pas
simplement
un fonctionnaire représentant la Préfecture.
Saber est venu seul à la barre ; nous avons vu des
signes d’étonnement parmi les retenus et leur escorte.
Les bancs étaient tous
remplis et les copains de Saber se tenaient debout, au fond de la
salle, un
grand silence s’est fait.
L’avocat
de Saber a fait un exposé très complet de la vie de
Saber. Il a fait état de son enfance en Tunisie,
au sein d’une famille en proie
à de grandes difficultés matérielles, de la décision courageuse prise
par ses
cousins français de le prendre à leur charge, pour soulager la famille
et
assurer un avenir scolaire à Saber, de sa parfaite intégration à
Aubervilliers,
et de la réalité de son projet scolaire à Villepinte, attestations des
enseignants à l'appui. Il a aussi parlé de la
grande émotion qui était née à Aubervilliers et à Villepinte, de le
savoir
enfermé et menacé d’expulsion, pour le simple fait d’avoir eu 18 ans,
trois
mois plus tôt, et d’être en retard pour déposer sa demande de séjour .
Les courriers adressés au Ministre de l’immigration et au
Préfet de PARIS par Monsieur le Sénateur RALITE, ancien Maire
d’Aubervilliers,
par Madame le Maire de Villepinte Nelly ROLAND IRIBERRY, par Monsieur
le maire
d’Aubervilliers Jacques SALVATOR, par Monsieur le député-maire François
ASENSI,
par Monsieur le député Daniel GOLDBERG et par beaucoup
d’autres ont été
aussi mentionnés par l’avocat qui a invité, le juge, à en prendre
connaissance
dans le dossier. L’avocat a rendu hommage à la mobilisation du Comité
de Vigilance,
du réseau RESF, des enseignants de Saber, dont bien peu ont pu
malheureusement
être prévenus pour cause de vacances scolaires.
La prise en charge par Saber des petits enfants de la famille
NAJAH,
depuis leur plus jeune âge a aussi été évoquée.
L’avocat de la Préfecture était plus difficile à entendre,
il a, bien sûr, avancé que la vie familiale de Saber était en Tunisie,
auprès de
ses parents et de ses frères et sœurs, que rien ne l’autorisait à vivre
en
France auprès de cousins. Il a pris soin de dire au juge, que
l’homonymie de
Saber et de ses cousins français n’était en aucun cas la preuve de
liens
étroits. Il a osé déclarer à Saber, qu’il n’aurait qu’à faire une
demande de
visa à l’ambassade de France à Tunis, pour pouvoir revenir finir sa
scolarité
en France. Cette proposition a soulevé l’indignation dans la famille
NAJAH, et
chez tous ceux qui savent que les chances d’obtenir rapidement un visa,
de la
part de l’administration consulaire sont proches du « double
zéro ».
L’avocat de Saber, a pu reprendre la parole, pour confirmer
ce point, et rappeler que Saber devait passer son CAP cette année, un
aller-retour,
étendu sur plusieurs mois, réduirait à néant ses chances de réussite.
Le juge
a demandé à voir les cartes d’identités françaises
de Madame et Monsieur NAJAH,
Ils ont rejoint Saber à la barre. Tous ont vu des
parents entourant un enfant en détresse.
Le juge a sermonné Monsieur et Madame NAJAH de n’avoir pas
entrepris de démarches avant l’age de 18 ans, ils ont répondu, éplorés,
qu’ils
n’avaient pas vu l’enfant grandir et que le temps avait passé, sans
qu’ils ne
s’en rendent compte. Le juge ne laissait rien deviner de ses
sentiments. Il a
annoncé que sa décision était mise en délibéré, et qu’il appelait
l’affaire
suivante. Saber nous a rejoint. Après quelques minutes de flottement nous avons tous quitté la
salle, le juge n’a porté
aucune attention à ce mouvement de foule.
L’avocat fut félicité, mais il restait réservé quant au
résultat. Chacun est venu témoigner affection et soutien à Saber. Il
restait
muet.
Les distributeurs de boisson furent mis à l’épreuve. Les
jeunes voulaient tout savoir sur ce que nous faisions pour les
sans-papiers, et
pourquoi. Comme d’habitude, ils découvraient incrédules ce qui pouvait
se
passer dans la France de 2009.
Pour préparer Saber au pire, nous avons parlé avec lui de la
Tunisie, et de l’avenir qu’il aurait peut-être dans ce pays, c’est à ce
moment
là que nous avons réalisé la panique dans laquelle il se trouvait à
l’idée de
s’y retrouver dans quelques jours.
Nous n’avons pas insisté et lui avons montré
les lettres de soutien des hommes politiques qui s’étaient mobilisés
pour lui,
il lisait sans comprendre pourquoi des gens si importants avaient écrit
pour
lui, et était confus de les savoir si bien informés sur sa vie, et si
solidaires.
Personne ne parvint ensuite à le sortir de son silence, les
regards d’encouragement furent notre dialogue.
Le juge s’étant retiré pour délibérer, tout le monde revint
dans la salle d’audience.
Quelques minutes plus tard, le juge fut annoncé.
Le premier cas fut appelé. Un Monsieur dont toute la famille
avait obtenu l’asile politique en Europe, et avait lui aussi dû fuir
son pays,
voyait sa requête rejetée. Le juge fit venir le chef d’escorte et lui
recommanda de bien lire les attendus du jugement avant de réaliser la
reconduite à la frontière. Nous
apprendrons ensuite, que la reconduite à la
frontière était bien jugée légale, mais qu’elle ne devait pas être
réalisée
vers le pays d’origine. Ce Monsieur devra donc trouver un autre pays où
aller.
Il est probable, qu’il n’en trouve pas, et reste sans-papiers en
France,
jusqu’à son prochain arrêté de reconduite à la Frontière, ou sa très
hypothétique régularisation. Le juge lui a laissé ainsi la chance
d’échapper
pour l’instant à ses tortionnaires.
Nous espérons que l’administration lui épargnera de rester
jusqu’au 32 ème jour en rétention administrative.
Saber NAJAH fut appelé. Il rejoint la
barre entouré de ses
parents d’adoption.
Les premiers rangs entendirent. « L’arrêté de
reconduite
à la Frontière pris par Monsieur le Préfet de Police de Paris contre
Monsieur
Saber NAJAH est annulé »
C’est en voyant Saber plonger dans les bras de Monsieur à
Madame NAJAH, que toute la salle comprit, des cris de victoires
jaillirent,
vite réprimandés par
l’avocat au sourire
radieux.
Le juge imperturbable récitât son jugement jusqu’au bout,
qui permettait à Saber à se présenter
en
Préfecture de BOBIGNY pour faire sa demande de séjour.
Il poursuivit ensuite en
sermonnant les associations de défenses
des sans-papiers, « qui
plutôt que de venir au tribunal, auraient mieux fait de préparer la
demande de
séjour dans les temps ». Nous aurions volontiers
répliqué que nous
n’étions pas une administration, ni un service public, mais plutôt que
des
bénévoles sans moyens en temps ni argent, et sans cesse mobilisés sur
le front
des arrestations. Le véritable scandale étant, que sans aide,
d’associations ou
de professionnels rémunérés, il est devenu très difficile de faire
valoir ses
droits au séjour.
Toute contreverse étant exclue, nous avons eu au moins la
satisfaction de savoir que le juge avait remarqué notre présence, et
voulons
croire, que l’excellente tenue et le calme de l’assistance aura été
pour une
part dans sa décision.
Dès que le juge se tût, Saber courût vers les bancs ou se
trouvaient toute la famille NAJAH pour s’y
fondre, c’est in extremis qu’on le
rattrapa pour aller signer les formulaires auprès de la greffière.
Le juge poursuivait en annonçant les verdicts bons et
mauvais, nous préférâmes sortir, pour
épargner aux malheureux retenus le spectacle de notre liesse.
La jeunesse s’enfuit vers la cour du tribunal, ou des
clameurs, trop longtemps contenues, retentirent.
Dans le
hall du tribunal Saber passait de main en main,
embrassés par tous, avant d’aller rejoindre la troupe.
Nous félicitâmes l’avocat, modestement il attribua sa
réussite aux efforts du Comité de Vigilance.
Les représentants du Comité et de RESF, eurent leur grande
part de remerciements de toute la famille
NAJAH, quelques larmes furent échangées.
Saber n’était plus muet.
La jeunesse s’égailla comme une volée de moineaux, l’appel
d’Aubervilliers se fit sentir.
Un vieux Monsieur, qui attendait l’autobus, nous félicitât
sans rien savoir de l’affaire.
Il avait deviné qui était la partie adverse, et quels
étaient ses sombres projets.
Après quelques coups de fils, un peu trop chargés d’émotion,
nous primes la route.
Les dizaines d’heures passées sur le dossier Saber, se
faisaient ressentir.
La
mobilisation avait dépassé tous nos espoirs, en
particulier de la part des hommes politiques du 93, et des camarades de
Saber.
Toutes
les personnes sollicitées nous ont aussitôt fourni
tout le soutien nécessaire, jamais personne n’a cherché à nous
convaincre de
nous plier aux décisions de la Préfecture
de Police de Paris.
Saber va maintenant se précipiter en Préfecture de Bobigny,
nous espérons tous une décision
d’admission exceptionnelle au séjour, dans le
cadre de la vie privée et familiale, de la part de Monsieur le Préfet
de la Seine Saint Denis.
|
|
8
avril 2009
Monsieur AKLI
Papa en
rétention depuis le 7 avril 2009



Ses trois
enfants et leur maman restent seuls à Aubervilliers
|
Monsieur AKLI est un père de 3
enfants dont un né en France.
Il vivait à
Aubervilliers, en famille. Il est maintenant derrière les barbelés.
| Dernière
minute Monsieur AKLI passe Jeudi 9 Avril devant le juge des libertés au
Palais de Justice de Paris, voir en bas de page. |
Les deux
ainés sont scolarisés à Aubervilliers, au collège Rosa
Luxembourg et à l'école primaire Honoré de Balzac.
Après
24 heures passées au commissariat à Paris 12 ème, et malgré les
nombreuses interventions du comité, demandant sa remise en liberté,
Monsieur AKLI
a été transféré au centre de rétention de
Paris-Vincennes.
Sa
femme, et leurs trois enfants restent seuls
et désemparés à Aubervilliers, s'ils allaient le voir, ils pourraient
être aussi arrêtés.
La
famille AKLI est bien connue à
Aubervilliers, surtout suite à leur dernière demande de
séjour de 2008,
qui s'est soldée par un refus et une obligation à quitter le territoire.
Beaucoup
de personnes connaissant la famille sont venues nous demander comment
le séjour pouvait être refusé à des gens si bien intégrés et dont tout
le monde croit qu'ils sont de nationalité française.
L'administration
préfectorale a décidé de notifier une obligation à quitter le
territoire en Janvier 2009. Le tribunal Administratif a été aussitôt
saisi, pour contester cette décision.
L'audience
était prévue pour le 9 juillet 2009.
Malgré
cette date d’audience connue, l’administration
a décidé de
placer ce père de famille en rétention en vue de réaliser l’expulsion,
le passage au tribunal administratif étant
avancé aux jours qui
viennent.
Il
y sera conduit menotté au tribunal sous escorte policière.
Si
le jugement lui est défavorable, il sera reconduit de force en Algérie.
Situation familiale:
Monsieur
Athemane AKLI, est entré
régulièrement en France fin 2001.
La
famille AKLI Kabyle francophone avait tout à craindre du
climat
d’insécurité qui régnait dans le pays. Monsieur AKLI a demandé
un
visa pour la France à titre individuel, il savait qu'il n'avait aucune
chance de l'obtenir pour toute la famille.
Il a
eu la chance de
l'obtenir, et a quitté sa femme et ses deux enfants de quatre et deux
ans, dans l'espoir de les revoir bientôt en France, ou en Algérie si la
situation se calmait.
Aussitôt
arrivé, il a demandé l’Asile à la France.
Mais
à cette époque, l'administration avait à faire face à un afflux de
demande d'asile de gens fuyant l'Algérie, par manque de personnel, et
peut-être par stratégie, les délais de traitement des demandes se sont
considérablement allongées.
Déposée
en 2002, elle aurait dû être
suivie, sans délai, par la délivrance d'un récepissé valant
autorisation de séjour dans l'attente de l'examen de la demande.
Ce
récépissé ne lui a été remis presque deux ans plus
tard, en octobre 2003.
Il
ne lui a pas servi bien longtemps, puisque l'asile lui a
été refusé en
janvier 2004, et l'autorisation de séjour non renouvelée.
Pendant
ses années, il espérait une réponse favorable, il a dû bien
naturellement se mettre à travailler, car il n'avait pas prévu qu'il
devrait vivre sur ses économies tant de temps.
Kabyle, élevé
dans la culture et la langue française, il s'est très vite intégré en
France, tout en parvenant à faire vivre femme et enfants
en Algérie, et
en permettant à ses derniers de suivre une scolarité en Français. Bien
qu'il voyait s'éloigner l'espoir d'une régularisation prochaine, il a
décidé de rester.
Il a
essayé aussi de se faire reconnaitre la nationalité française, mais
sans succès.
En
2006, Monsieur Athemane AKLI n’avait pas vu sa femme et ses enfants
depuis 5 ans.
Ils
étaient âgés alors de 9 ans et de 7 ans, la poursuite de leur scolarité
en Français était compromise.
Il
a décidé de les faire venir, la séparation étant trop lourde à porter,
et l'éducation des enfants en français devenant très difficile à
réaliser en Algérie.
La
famille AKLI était enfin reconstituée.
Les
enfants ont tout de suite rejoint l'école à Aubervilliers.
Élevés
dans la culture française, rien ne les distingue de leurs camarades.
A
Monsieur AKLI, seuls manquaient les papiers, pour vivre comme tout le
monde.
Chaque
fois qu'il avouait sa condition de sans-papiers, il soulevait
l'incrédulité de ses interlocuteurs.
Ne
voyant plus ce qu'il pouvait faire de plus pour prouver son
intégration, il a préparé une demande de séjour, de sa
propre
initiative et est allé présenter sa famille en Préfecture de Bobigny,
en fin d'année 2008.
L'obligation
a quitter le territoire a été la réponse de l'administration.
L'émotion
a été grande dans leur entourage, nous avons fait connaissance à cette
époque.
Les
enseignants des enfants ont fait signer des pétitions, dans
l’espoir que la préfecture revienne sur sa décision.
Monsieur
le Maire d’Aubervilliers, Jacques SALVATOR, a aussitôt décidé de
parrainer les aînés scolarisés.
L'avocat
de la famille a saisi le tribunal administratif.
Le
placement en rétention, alors que l'audience était déjà prévue, a
choqué beaucoup de monde à Aubervilliers. Nous avons prévenu
le
cabinet du Maire, plusieurs personnes de la ville ont fait de même.
Le
cas de ce papa inquiète beaucoup de monde, nous devons faire le point
régulièrement sur la situation.
S'il
est reconduit en Algérie, Monsieur AKLI ne pourra plus faire vivre sa
famille.
Les
enfants, qui ne parlent pas, ni n'écrivent l'arabe, seront totalement
perdus dans les écoles d'état Algériennes, s'ils décident de le suivre.
S'ils
restent avec leur mère à Aubervilliers, leur situation matérielle et
psychologique sera très tendue.
Sans
logement ni travail, sans soutien de ses parents, son père
étant décédé, Monsieur AKLI après plus de sept années
d'intégration en France, aura les pires difficultés à trouver comment
faire vivre la famille.
| Dernière
minute Monsieur AKLI passe Jeudi 9 Avril devant le juge des libertés au
Palais de Justice de Paris, la Préfecture demande 15 jours de
rétention. |
Monsieur AKLI est convoqué Jeudi 9 Avril devant le juge au JLD
Le juge des libertés, ne se
prononcera pas sur le dossier.
Il doit vérifier que l'arrestation ne comporte pas
de vice de procédure.
Il pourrait aussi décider d'assigner
ce père de famille à résidence chez lui.
Sinon il accordera à la Préfecture, le
maintien en rétention qu'elle demande.
La
durée sera de 15 jours renouvelables, soit un total de 32 jours pendant
lesquels tout sera fait pour le reconduire à la Frontière, dès qu'il
sera passé devant le Tribunal Administratif. |
Audience
devant le juge des libertés et de la détention
JEUDI
9 AVRIL 2009
à 14 Heures.
Palais
de justice de Paris
Métro
Cité
(Entrée
avec les touristes se rendant à la sainte Chapelle)
Salle
35 BIS
Soutiens bienvenus. |
|
9
avril 2009

Monsieur AKLI
Libre
|
Audience devant le juge des
libertés.
Nous
étions très pessimistes ce matin, car rien ne semblait supposer qu'une
libération soit possible.
Il
avait été décidé de laisser plaider l'avocat de permanence, l'avocat de
la famille étant absorbé à préparer l'audience du Tribunal
Administratif.
Nous
avions mission de lui présenter le dossier, alors qu'il prenait
connaissance par ailleurs des pièces, justifiant l'interpellation et le
placement au centre de rétention.
Un
premier retenu a été conduit devant le juge, son avocat a fait valoir
le défaut de signature au bas du procès verbal de fin de garde à vue,
la cas a été mis en délibéré.
Pour
Monsieur AKLI, il ne s'agissait pas d'un défaut de signature, mais
d'une pièce manquante. Le procès verbal de fin de garde à vue n'était
pas dans le dossier.
Le juge a
décidé immediatement qu'il y avait vice de procédure.
Eberlué,
Monsieur AKLI a été libéré sur le champ, et est tombé dans les bras de
sa femme.
|
8
mai 2009
Un grand-père en rétention à Rennes.
 |
Monsieur C. travaillait comme
peintre sur un chantier
près de Nantes, c’est là qu’il a été interpellé. A l’issue de sa garde
à vue,
la
Préfecture de la Loire-Atlantique a décidé sa reconduite à la frontière.
Il
a été placé en rétention à Rennes. Aidé par le RESF du 35, et par les
enseignants
du Lycée de son fils, il a trouvé un avocat local pour contester auprès
du
Tribunal Administratif de Rennes, la décision de reconduite à la
Frontière.
Le juge a décidé que cette
reconduite était légale,
malgré la présence en France de ses trois grands enfants, dont le
dernier est
encore Lycéen à la Courneuve, et dont la fille aînée vient tout juste
d’accoucher
à Paris. Monsieur
C. laisserait donc en France, sa femme, ses trois enfants et
son petit-fils âgé de trois semaines.
Nous n’avons su que très
tardivement que la famille
habitait à Aubervilliers, heureusement les enseignants de la Courneuve
avaient
pris le dossier en main et ont pu transmettre les pièces à l’avocat.
Malgré
toute cette mobilisation, le juge a confirmé la décision de reconduite
à la
frontière.
Aujourd’hui Monsieur C. risque une
reconduite
imminente en Chine, le dossier nous a été transmis, et
nous avons pu rédiger un
exposé de la situation qui a été transmis aux personnes qui ont le sort
de Monsieur
C. entre leurs mains.
|
27
mai 2009
Expulsion en cours. |
Dernière
minute:
Le laissé-passé a été délivré.
Monsieur Wenqiu CHEN, père et grand-père d'Aubervilliers sera expulsé Dimanche
31 Mai. La
Préfecture de Loire-Atlantique n'a pas renoncé à le
reconduire en
Chine. Il laissera en France sa femme, ses trois enfants majeurs dont
un lycéen, et son petit-fils nouveau né.
L'avion partira de Roissy Terminal 2e, à 13h40, le dimanche
31 mai 2009. |
1
juin 2009

Expulsion
pas encore réalisée. |
Monsieur
Wenqiu CHEN, père et grand-père d'Aubervilliers aurait résisté
lorsqu'on est venu le chercher pour le conduire à Roissy. Il n'a pas
été expulsé Dimanche 31 mai comme prévu. Il a préféré risquer la prison
en correctionnelle plutôt que de quitter toute sa famille.
Il serait encore au centre de rétention de Rennes, pas plus
d'informations pour l'instant. |
3
juin 2009
 |
Nous apprenons le retour à
Aubervilliers de Monsieur Wenqiu CHEN après 3 semaines de rétention à
Rennes.
Suite
à son refus de quitter le centre de rétention, il serait passé devant
un juge, puis est ressorti libre. Beaucoup d'interrogations sur le
déroulement des opérations, nous ne savons pas si ce Monsieur à été
condamné ou pas.
Il a retrouvé ses 3 enfants et son petit fils, nouveau né. |
16
juillet 2009
Un papa
mis en rétention,
Sa
femme et leur bébé restent seuls à Aubervilliers

 |
16 juillet 2009
Nous sommes prévenus qu’une
femme et son bébé se trouvent en Mairie pour demander de l’aide. Le
papa a été arrêté et se trouve en garde à vue dans une gendarmerie de
l’Oise.
Le papa en France depuis huit ans a fondé une famille avec une personne
d’une autre
nationalité que la sienne. Un bébé est né, il a un an, et
le couple a entrepris des démarches en Mairie pour célébrer leur
Mariage.
La
maman se trouve seule avec son bébé d’un an, et
ne sait comment faire face.
Malgré
tous nos efforts de la nuit du 16 au 17 janvier, pour exposer la
situation dramatique de ce papa auprès des gendarmes qui ont transmis
nos fax en Préfecture de l’Oise, l'administration préfectorale du
60
décide, au matin, de le placer en rétention administrative à OISSEL
(près de Rouen).
Le
Préfet de l’Oise, sans égards pour la mère et l’enfant, prononce la
reconduite à la frontière.
La
famille a déjà un avocat, elle compte sur lui pour contester l’arrêté
de reconduite à la Frontière dans les 48 heures, et pour défendre le
papa devant le juge des libertés qui a été saisi par la Préfecture : 15
jours de rétention ont été demandés pour réaliser l’expulsion.
Nous avons toutes les peines du monde pour contacter l’avocat, qui ne
semble pas très disponible pour ses clients.
La maman accompagnée d’un cousin se rend à Rouen pour l’audience du
juge des libertés le samedi 18.
La veille
au soir l’avocat a signalé qu’il ne serait pas présent à l’audience,
et que le papa devrait se contenter de l’avocat commis d’office, qui
prendra connaissance du dossier quelques minutes avant l’audience. La
défaillance de l’avocat ajoutera encore plus de stress à la famille.
Mais une bonne surprise les attend, l’avocat commis d’office est
brillant, il obtient la mise en liberté sur vice de procédure.
La famille rentre à Aubervilliers pour la journée de Dimanche.
Le lundi
est déjà prévue l’audience devant le tribunal administratif de Rouen,
la famille décide de faire confiance à l’avocat rencontré à Rouen, et
d’abandonner les honoraires déjà versées à l’avocat empêché.
Le
dimanche matin nous transmettons, les pièces que nous avons à l’avocat,
et en particulier l’attestation signée par Monsieur le Maire, que les
démarches en vue du mariage ont bien été engagées en Mairie.
L’absence
d’enfant scolarisé, et la faible durée de vie commune laisse présager
une confirmation de la décision de reconduite, mais le fait que les
futurs époux soient de nationalité différente est un atout. Il leur est en effet
impossible de vivre en famille ailleurs qu’en France.
Madame étant dans l’impossibilité de rejoindre son mari expulsé dans un
pays où elle n’a pas droit au séjour, et l’enfant n’ayant pas encore de
nationalité définie. Ces points ont été déjà développés par nous, sans
succès, auprès de la Préfecture de l’Oise, nous faisons de même auprès
de l’avocat.
Peu de personnes libérées par le juge des libertés ont
le courage de retourner à la barre le surlendemain pour être jugé,. Les
audiences ont bien souvent lieu en l’absence de l’intéressé alors qu’en
étant présent il pourrait se défendre.
Sur notre conseil, et celui de l’avocat, la famille se rend de
nouveau à Rouen le lundi, pour tenter de faire annuler la décision de
reconduite.
Nous
apprendrons en fin de journée, que le juge après délibération, annule
la décision de reconduite à la frontière. L’avocat a une nouvelle fois
été brillant.
Le jugement détaillé mentionnera :
« la
décision attaquée porte un atteinte disproportionnée à la vie privée et
familiale du requérant, et doit être annulée ».
«
les parents, de nationalité différente, ne pourraient reconstituer la
cellule familiale dans leurs pays respectifs, en cas d’exécution de la
mesure d’éloignement».
Le papa est maintenant invité à se
présenter en Préfecture pour un examen de situation, mais avant aura
lieu le mariage tant attendu.
La régularisation n’est pas gagnée,
l’examen pouvant se solder par une obligation à quitter le territoire,
comme nous l’avons déjà vu. |
3 septembre 2009
Un jeune marié frappé d'une obligation à quitter le territoire, est
placé en rétention.

Sa femme régularisée, et la petite fille de celle-ci restent seules à
Aubervilliers.

Reconduite annulée
par le juge.

|
Jeune
marié, placé en rétention en vue d'expulsion.
Un Monsieur Algérien sans papier a épousé une résidente algérienne.
Mal
conseillé, sans attendre, il a aussitôt fait une demande de séjour,
comme il aurait pu le faire s’il avait épousé une Française.
Le
statut de résident Algérien en France, est maintenant très loin de
valoir celui de Français. Beaucoup d’anciens résidents qui se sentent à
l’égal des français, découvrent soudainement que leurs droits sont bien
moindres, et pratiquement nuls lorsqu’il s’agit de faire régulariser un
conjoint.
Il
est alors trop tard pour entreprendre les démarches, souvent envisagées
depuis longtemps, pour accéder à la nationalité française.
La
demande de séjour a donc abouti à une obligation à quitter le
territoire pour le jeune marié.
La famille a aussitôt saisi le tribunal administratif pour tenter de
faire annuler cette décision de la Préfecture de Bobigny.
C’est
dans l’attente d’une convocation à l’audience que le Monsieur a été
arrêté, hors du département.
A
l’issue de la garde à vue, il a été placé en rétention, en vue de
l’expulsion.
La
Préfecture concernée a saisi le Tribunal administratif, pour que
l’audience soit avancée, et que le Monsieur y comparaisse sous escorte
policière, afin qu’en cas de confirmation par le juge de la décision de
reconduite, celle-ci soit aussitôt exécutée, par la force publique.
La famille n’est pas composée uniquement des deux époux, Madame
a deux enfants d’une précédente union : un majeur de nationalité
française, et une petite fille de 9 ans scolarisée à Aubervilliers.
Elle est
prise en charge par son beau-père sans-papiers,
qui assure le rôle du père. La maman étant très prise par son travail à
l’assistance publique (nuits, weekend) c’est souvent lui qui s’occupe
seul de la fillette.
La Préfecture a pourtant décidé de le placer en
rétention pour 15 jours, pour l'expulser ensuite vers l'Algérie, loin
de sa femme et de la petite fille.
Le juge des libertés et de la rétention a accordé les 15 jours de
rétention demandés.
Ce
3 septembre est le jour de la rentrée des classes à Aubervilliers,
c’est aussi le jour où le tribunal doit décider si la petite fille
verra encore le mari de sa maman l’attendre à la sortie de l’école.
La
petite fille a été conduite par sa mère à l'école, les enseignants ont
fait le nécessaire pour fournir immédiatement toutes les preuves de
scolarité de l'enfant, et autres justificatifs attestant la présence
régulière du beau-père auprès de l'enfant, et son implication dans la
scolarité de l'élève. Nous
devons saluer les enseignants, qui ont pris soin de consacrer du temps
à la famille, alors que mille autres choses étaient à
faire en ce jour de rentrée scolaire.
Nous
avons aussitôt transmis le tout à l'avocat, avec qui nous sommes restés
en contact toute la matinée pour compléter le dossier.
A 13 heures,
nous avons retrouvé Madame, venue accompagnée d'une voisine, et
Monsieur sous escorte policière, avec les autres personnes extraites du
centre de rétention. Nous avons tenté de dialoguer avec lui, mais seul
son avocat était autorisé à l'approcher.
Les
soutiens du Réseau Éducation sans Frontières de Paris étaient aussi
présents, c'est eux qui nous avaient signalé l'arrestation et suivaient
l'affaire de très près.
Nous nous sommes entretenus avec l'avocat, qui nous a présenté son
mémoire fait la veille.
En
plus de la vie familiale constituée en France, il mettait en avant un
supposé retard qu'aurait mis la Préfecture à saisir le Tribunal
Administratif. Faute de preuves quant au déroulement des opérations,
nous restions perplexes, sur la stratégie suivie jusqu'à présent.
L'avocat
a débuté sa plaidoirie par ce motif, le juge a immédiatement précisé
qu'il était incompétent dans ce domaine, mais devait uniquement
examiner la légalité de la reconduite à la Frontière.
La vie
familiale a été exposée ensuite. Monsieur, très impressionné, répondait
de façon succincte au juge, mais toujours en Français, malgré la
présence de l'interprète.
L'avocat a présenté Madame, nous
l’avons poussée à se lever pour rejoindre son mari.
Elle a ensuite pris la parole, et a
expliqué de façon très émouvante quelle était sa vie quotidienne à
Aubervilliers, avec son mari et sa fille. Comment son mari s'occupait
de la petite lorsqu'elle était retenue à son travail, comment il la
conduisait chez le médecin, à l'école. Elle a parlé du vide
inexplicable qu'il y avait maintenant à la maison, et des multiples
questions de l'enfant.
Le juge
écoutait attentivement.
La
Préfecture de Bobigny avait été annoncée comme « non représentée » par
le greffier, mais c’est le représentant de la Préfecture de Paris,
présent pour d’autres affaires qui a pris la parole. Inébranlable, il a
encore trouvé des arguments pour justifier l'inacceptable, tout en
disant qu'il n'avait qu'une faible connaissance du dossier, car il
venait de lui être transmis. Nous avons été étonnés que le juge accepte
d’écouter l’avocat de la Préfecture de Paris, qui était totalement
étrangère à la décision de reconduite à la frontière, mais tentait de
la justifier par les moyens habituels.
Les affaires suivantes ont été appelées, le juge devant délibérer
ensuite dans l'après midi.
Nous
avons quitté la salle, puis le tribunal, laissant Madame et sa voisine
attendre que la décision soit prononcée. Le mari restait sous la
surveillance des gendarmes.
Vers
17 heures, la maman nous apprenait la libération de son mari, comme une
chose toute naturelle, sans pouvoir nous en expliquer la raison.
C'est
le mari qui, après avoir embrassé la petite fille, de retour de son
premier jour d'école, s'est précipité à la réunion du comité pour nous
montrer le jugement.
Le
juge avait décidé d'annuler la reconduite à la frontière.
Applaudissements et sourires.
|
20
Novembre 2009

Papa en rétention

Sa femme
et ses deux garçons
restent seuls à
Aubervilliers. |
Père
de famille, placé en rétention en vue d'expulsion.
Monsieur RAKIC a été interpellé à BONDY, ce vendredi matin.
Il n'a été localisé que le soir, à Bobigny.
La
famille vient de s'installer à Aubervilliers, mais avait déjà constitué
un dossier à Pierrefitte, où elle était déja suivie par des militants
associatifs, et connue de la Mairie.
Bien que deux enfants de 8 et 9 ans, arrivés bébés en France, soient
scolarisés à Aubervilliers, la
Préfecture a décidé de reconduire ce papa à la frontière,
et demande 15 jours de rétention pour pouvoir le faire.
Il
passe devant le juge des libertés ce Dimanche 22 Novembre à 10 heures
au Tribunal de Grand Instance de BOBIGNY. Metro Pablo PICASO
Venez le soutenir !
Le
juge des libertés doit statuer sur la régularité de l’interpellation et
accorder ou non à la Préfecture les 15 jours demandés.
- En cas de vice de procédure le juge pourrait le
libérer.
- S’il peut présenter assez de garanties il
pourrait être assigné à résidence.
- Si le juge le décide il serait placé en
rétention pour 15 jours.
Quelque soit la décision du juge des libertés, il reste sous
le coup d’un Arreté de reconduite à la Frontière.
Ayant
contesté cette décision administrative, il sera conduit sous escorte,
ou devra se présenter librement, devant le juge du Nouveau Tribunal
Administratif de Montreuil dans les prochains jours.
Le juge
administratif devra, alors, se prononcer sur la légalité de la décision
Préfectorale de reconduire ce papa à la frontière.
|
22
novembre 2009
Dimanche
au TGI de Bobigny
Les
plantes vertes vont bien.
Audience devant le JLD
pour M RAKIC
libre
 |
Arrivée
avant 10 heures devant le Tribunal, nous retrouvons Madame
et les deux garçons, accompagnée par le Mrap de Pierrefitte qui suit la
famille
depuis des années.
L’attente
se fait debout sous les bourrasques de vent, les
murets de la largeur d’une brique qui permettent de s’asseoir sont
mouillés.
Les portes du Tribunal sont closes, et aucun vigile n’est visible avant
11
heures, alors que la convocation était pour 10 heures.
L’inquiétude monte chez les familles qui nous ont rejoints,
nous avons du mal à les persuader qu’il s’agit bien de l’entrée
principale, et
que elle ouvrira un jour.
Vers 11 heures 30, à travers les vitres sales du tribunal, nous
voyions arriver, les retenus sous bonne escorte. Ils s’engouffrent dans
la
salle d’audience. L’inquiétude grandit, enfin un vigile ouvre les
portes, tout
le monde rentre et passe sous les portiques électroniques, chacun à
droit de
les faire sonner 2 fois, avant d’être admis.
Une
débauche de plantes vertes orne le tribunal, et elles ont
bien profité du chauffage qui nous
a manqué.
Nous nous ruons vers la salle d’audience, elle est déjà
pleine des retenus et des policiers d’escorte, la police nous affirme
qu’il n’y
a plus de place pour nous.
Heureusement, nous parvenons à intercepter dans le couloir,
l’avocat commise d’office, et lui présenter rapidement le dossier et la
famille.
Seules quelques personnes sont admises dans la salle, devant
nos protestations, la police nous indique que nous pourrons rentrer
lorsque la
personne, pour laquelle nous sommes venus, sera conduite à la barre.
Tous les proches des retenus sont agglutinés derrière la
vitre blindée qui donne sur la salle d’audience, ils assistent à l’audience
sans entendre un traître mot de ce qui est dit. Parmi les
interprètes présents,
aucun ne sait, malheureusement, lire le français sur les lèvres du
juge.
Lorsqu’un retenu est conduit à la barre, une vieille femme
se met à pleurer nous lui indiquons qu’elle pourrait rentrer puisque la
police
le tolère. Elle refuse, car elle craint de ne pas pouvoir retenir ses
pleurs,
si elle avait, en plus, le son.
Monsieur RAKIC a été arrêté en compagnie de 3
ex-yougoslaves sur un chantier. Lorsque le
premier des 3 est appelé à la barre nous rentrons, dans la salle
bondée, sans que
la police ne s’y oppose.
A chacun des trois, il est mentionné le procès verbal
d’interpellation qui mentionne que la gendarmerie est intervenue sur le
chantier, car une patrouille les a découverts fortuitement, alors
qu’ils
travaillaient en hauteur sans les équipements de sécurité requis,
absence de
casques et de chaussures de sécurité. Chacun des trois affirme qu’ils
travaillaient mais au rez de chaussée.
La juge leur réplique que travailler sans casque est
interdit.
L’avocate ne saisi pas la balle au bond, elle aurait pu peut-être
s’inquiéter de savoir si
c’est à la gendarmerie de faire respecter le port du
casque, mais pas plutôt à l’inspection du travail.
L’avocate de la Préfecture
justifie l’intervention de la gendarmerie, du fait que les individus
mettaient
leur propre vie en péril.
Les conditions de l’interpellation ne font malheureusement
pas débat, alors qu’il y avait de la
matière. Quand Monsieur
RAKIC comparait, la juge demande à l’avocate les vices de procédures
qu’elle
soulève. L’avocate répond « aucun », la juge est un
peu surprise.
L’avocate a choisi de plaider pour l’assignation à
résidence, étant donnée les garanties présentés, le passeport qui est
aux mains
de la police, et le domicile dont Monsieur RAKIC est maintenant
propriétaire en
titre à Aubervilliers.
La Préfecture s’indigne de voir qu’un Monsieur à qui ont a
dit de quitter la France, ne la quitte pas, et, en plus, y achète un
appartement. Il est dit que Monsieur RAKIC ne se soumet pas aux
décisions de
l’administration, il est donc probable qu’il ne respectera pas non plus
l’assignation à résidence. La Préfecture dit que le maintien en
rétention
s’impose.
Une fois de plus, nous voyons la Préfecture, transformer une
preuve d’intégration incontestable, comme l’acquisition d’un logement,
en un
élément à charge qui montrerait d’après elle qu’il est impossible de
faire
confiance à ce Monsieur.
Monsieur RAKIC rejoint les autres retenus, ses deux garçons
viennent sur ses genoux.
L’audience est interrompue vers 13 heures, le délibéré est
annoncé pour 15 h30.
Les retenus sont reconduits au centre de rétention menottés
deux à deux, pour déjeuner, l’appétit semble leur manquer quelque peu,
l’escorte en aura peut être un peu plus.
Madame RAKIC a heureusement apporté quelques victuailles qui
voisinent avec le dossier dans la poussette de marché.
Avant 16 heures la juge
arrive accompagnée de
la greffière, Elle commence à annoncer les
maintiens en rétention, puis passe à une assignation à résidence d’un
jeune
touriste, surpris sur le chantier, outils à la main. Elle
insiste bien
sur le fait qu’il est impératif de pointer tous les jours au
commissariat, et
qu’en cas de non respect de l’assignation à résidence une peine de
prison de 3
ans était prévue. Nous espérions que Monsieur RADIC pourrait être, lui
aussi, assigné
à résidence. Quand
son tour arrive, la juge annonce qu’elle avait décidé que le
maintien en rétention ne s’imposait pas dans ce cas, elle n’évoque même
pas
l’assignation à résidence. Elle ordonne la libération,
tout en prévenant que la
Préfecture avait maintenant 4 heures pour faire appel, et que la
libération ne
pourrait intervenir que si la préfecture renonçait à son appel.
Monsieur RADIC a été donc reconduit au centre de rétention.
L’attente
commence, elle durera 4 heures, personne en
Préfecture ne semblant capable de prévenir avant cette échéance s’il y
aurait
appel ou non. Comment savoir si les quatre heures ont servis à examiner
chacun
des jugements avec le plus grand soin, ou si plus simplement, la
poussière
s’est déposée pendant 4 heures sur les feuilles sorties d’un fax dans
un bureau
vide.
Vers 19 heures nous raccompagnons les enfants à
Aubervilliers, la maman soutenue par le MRAP de Pierrefitte, reste à
attendre
dans la jungle de plantes vertes.
Vers 20 heures Madame RADIC nous annonce que son mari est
libre, et qu’ils sont tous deux à Aubervilliers. Elle remercie beaucoup
tout le
monde.
La journée a été dure pour les humains. Nous sommes un peu
jaloux des plantes vertes qui sont beaucoup mieux traités que nous, par
le
tribunal. |

Mardi
24 Novembre 2009
10 Heures
Première
Audience au nouveau Tribunal Administratif de Montreuil
|
Monsieur
RAKIC conteste la décision administrative de la Préfecture de Bobigny
qui
l'oblige à quitter la France,
en y laissant sa femme et ses deux
garçons de 8 et 9 ans qui sont arrivés bébés et ne connaissent que
l'école Française.
La famille a besoin de soutien.
Venez Nombreux
Tribunal administratif de Montreuil
7, rue Catherine Puig
(au niveau du 206 rue de Paris)
93 100 Montreuil
Métro : Ligne 9, station Robespierre
Bus : Ligne 318, arrêt Robespierre - métro |
|
24
Novembre 2009

APRF
Annulé |
Compte
rendu d'Audience
Nous sommes arrivés les premiers devant le nouveau Tribunal
Administratif.
La rue est encombré des camionnettes des multiples entreprises qui
procèdent à l’aménagement intérieur. Le tribunal est une fourmilière,
des ouvriers rentrent et sortent avec des escabeaux, des rouleaux de
moquette et des sacs de plâtre.
La famille RAKIC est arrivée au complet, accompagné de proches et aussi
des deux autres personnes interpellés avec Monsieur RAKIC sur un
chantier (non ce n’était pas celui du Tribunal).
L’un a contesté aussi son APRF, l’autre est titulaire d’un visa de
tourisme, mais tout de même frappé d’APRF par la Préfecture, et assigné
à résidence par le juge des libertés. Il doit pointer tous les jours au
commissariat. Curieuse façon d’accueillir les touristes, que de les
assigner à résidence pendant la durée de leur séjour.
A la vue des enfants, le greffe nous annonce que la Présidente ne
tolère pas leur présence dans la salle, ils devront donc attendre dans
la salle d’attente improvisée dans le hall d’entrée, composée de
quelques chaises de style XX ème siècle, toutes périodes, disposées
face à un échafaudage d’intérieur de style très contemporain.
La maman est très inquiète d’avoir à les laisser seuls. Le touriste
restera avec eux.
Les deux garçons sombrent bientôt dans la découverte d’un jeux vidéo de
téléphone portable qui leur fera oublier père et mère, pendant la durée
de l’audience.
Monsieur RAKIC était bien entouré, en plus de sa famille, étaient
représentés : le MRAP de Pierrefitte qui suit la famille depuis
longtemps, le RESF et le Comité de Vigilance d’Aubervilliers.
L’audience a débuté dans une petite salle surchauffée, un marteau et
une perceuse à percussion comparaissaient dans la pièce d’à coté.
Le juge a questionné Monsieur RAKIC, il n’a pas su répondre aux
premières questions . Celà a surpris le juge, qui semblait s’attendre à
pouvoir dialoguer. Une fois que l’interprète eut fini de
traduire, l’avocate a commencé sa plaidoirie par ce point précis : les
difficultés en langue française de Monsieur RAKIC, et son blocage,
quasi total d’aujourd’hui, essentiellement dû à l’émotion. Elle a
évoqué ses collègues de travail, tous originaires de l’ex-Yougoslavie,
les horaires du bâtiment, et le fait que sa femme roumaine ait, elle,
beaucoup de facilités en français.
Ont été évoqués :
• son parcours depuis son arrivée en
France suite à la Guerre de Yougoslavie
• sa vie familiale actuelle et passée.
• L’éducation de ses deux garçons,
entièrement réalisée en France où ils sont arrivés à l’age de 1 et 2
ans, et les grandes difficultés scolaires qu’ils auraient en cas de
retour dans un pays inconnu.
• La profonde volonté d’intégration de la
famille, par le fait qu’elle a réussi à acquérir un appartement à
Aubervilliers.
• La tentative de déposer une demande de
séjour en tant que chef de chantier, et la façon dont Monsieur RAKIC a
été éconduit en Préfecture de Bobigny, après une nuit d’attente.
La représentante de la Préfecture a ensuite pris la parole.
Elle a reproché à Madame de ne pas avoir fait encore de demande de
séjour. Elle a dit qu’à leur âge, les enfants avaient un capacité
d’adaptation étonnante, et qu’un retour en Serbie pouvait se faire sans
dommages. Elle a enfin contesté les capacités de chef de Chantier de
Monsieur RAKIC, car il ne présentait aucun diplôme, ni attestation
prouvant sa compétence dans ce domaine.
L’avocate, après avoir rappelé au juge que la Préfecture de Bobigny, ne
permettaient pas aux roumains de déposer une demande de séjour, sous
prétexte qu’ils auraient peut-être prochainement plus d’obligation à le
faire, a, finement, rappelé que Monsieur RAKIC avait été
interpellé précisément sur un chantier, en compagnie de deux ouvriers
qu’il dirigeait, remplissant, par là- même, le rôle de chef de chantier.
La représentante de la Préfecture a repris la parole, pour dire que les
ouvriers ne portaient pas le casque, ni ne respectaient les consignes
de sécurité, ce qui prouvait bien l’incompétence de Monsieur RAKIC à
occuper le poste de chef de chantier.
Ce duel nous a amusé, le juge peut-être aussi, mais il n’a rien laissé
paraître.
Personne n’a malheureusement pensé aux ouvriers travaillant dans ce
tribunal coiffés des couvre-chef les plus divers, et dont la compétence
ne semblait pas mise en doute par l’Etat Français qui leur avait confié
l’aménagement du Tribunal.
L’affaire a été mise en délibéré, le jugement sera expédié par la poste.
Un débriefing eu lieu sur le trottoir devant le tribunal, en compagnie
de l’avocate. Le vigile, un peu désespéré, voyait se déclencher la
porte automatique à chacun de nos mouvements. Des vagues de froids
successives entraient dans le tribunal.
L’absence d’un auvent pour s’abriter devant le tribunal, de bancs pour
s’asseoir, et le déclenchement de la porte par tous les passants
empruntant la rue, nous confirmait que l’incompétence existe bien dans
le bâtiment, mais pas forcément où la Préfecture la trouve.
En délibéré.
Jugement positif: l'arrêté de reconduite à
la frontière a été annulé par le juge.
Monsieur RAKIC peut faire réexaminer sa situation en Préfecture de
BOBIGNY. |
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Pour
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qui est actuellement derrière les
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LA
MACHINE A BROYER LES FAMILLES
De
l'arrestation vers la reconduite à la
Frontière d'un ou des deux parents.
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L'interpellation d'un ou des deux
parents.
Le contrôle des identités sur la voie publique
doit avoir été ordonné par
réquisition du procureur de la République pour un
lieu et une période donnée,
mais il peut aussi avoir lieu hors de ce cadre, en cas d'infraction. Le
sans-papiers découvre l'infraction qu'on lui reproche dans
le rapport de
Police, il pourrait la contester, mais sa parole face à
celle d'un
fonctionnaire de police n'a pas grande valeur.
Des contrôleurs peuvent aussi demander le concours de la
Police pour établir un
constat d'infraction.
Les contrôleurs de l'URSAFF (lutte contre le travail
clandestin) et les contrôleurs
des titres de transports (RATP, SNCF), lorsqu'ils demandent le concours
de la
Police, conduisent inévitablement les sans-papiers
à être contrôlés par la
Police et presque toujours interpellés.
(dans le cas d'un contrôle Ursaff dans un atelier Clandestin
à la Courneuve,
nous avons vu plusieurs couples de parents arrêtes ensemble,
et les enfants
livrés à eux-mêmes du jour au
lendemain.)
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DEDANS
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DEHORS
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La garde à vue au
commissariat
Elle
ne peut
excéder 24 heures
La personne peut prévenir ses proches et le
comité de Vigilance .
La
préfecture notifie à
l'intéressé un
arrêté de Reconduite à la
Frontière. Il
dispose de 48 heures pour faire une requête en annulation
contre
cet arrêté.
Si un arrêté antérieur a fait l'objet
d'un
requête en annulation auprès du Tribunal
Administratif,
l'audience du Tribunal est avancée.
Si le jugement confirme l'arrêté, la reconduite
pourra être réalisée dans la
foulée. |
Pas de
nouvelles pendant plusieurs heures, les
enfants qui se trouvent à l'école n'ont personne
pour
venir les chercher. En vue d'éventuelles tentatives de la
Police
de venir arrêter les enfants, les enseignants et le personnel
des
écoles prennent en charge les enfants et
préviennent le
comité de Vigilance.
Nous avons vu une mère
arrêtée déclarer n'avoir pas d'enfant,
afin
d'éviter l'arrestation de la famille au complet, au risque
que
cette fausse déclaration lui soit très
préjudiciable pour la suite de la procédure.
Le
conjoint, s'il ne peut être joint ou il se trouve, est
plongé dans l'inquiétude, car il lui est
impossible de se
présenter à la Police pour en savoir plus..
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Le centre de détention
A
l'issue de la garde à
vue, le parent est conduit en centre de rétention.
Le
centre de rétention peut se trouver très
éloigné du lieu de l'interpellation. Nous avons
vu des
mères arrêtés à la
Courneuve, et
placées au centre de rétention de Meaux.
Un
juge des libertés et de la détention doit
statuer sur le bien fondé du maintien en
rétention
Le
juge doit , au vu des preuves fournies par l'avocat, décider
si
la personne dispose des garanties nécessaires pour pouvoir
être assignée à résidence
dans l'attente
d'une prochaine convocation au Tribunal Administratif.
Il
doit aussi
vérifier que la procédure suivie
jusqu'à
maintenant est bien conforme aux textes. En cas de vice de
procédure, la personne peut être
relâchée
sans suite.
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Une fois la
mauvaise nouvelle apprise, le conjoint
doit trouver un avocat et l'argent nécessaire, pour assurer
la
défense. Pour des personnes ignorantes il est
très
difficile de faire le bon choix d'un avocat, en quelques heures. Des
associations indiquent des adresses.
Faute de connaissance ou
d'argent, il reste à faire appel à un avocat
commis
d'office, qui du fait de la très faible
rémunération qu'il perçoit de pourra
garantir
qu'un survol rapide du dossier.
Des visites en centre de
détention, sont possibles,
sauf pour les
personnes sans papiers. L'éloignement est
souvent un
obstacle
insurmontable, pour des gens sans voiture. Les longues heures d'attente
et le stress contribuent davantage à l'abattement
général, qu'elles ne profitent aux familles.
Le
conjoint libre assure seul l'entretien de la famille, et de l'avocat,
il est souvent contraint de se consacrer d'abord à son
travail
pour pouvoir faire face.
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Audience devant le juge
des libertés et de la détention
Après
plusieurs jours d'insomnies, une escorte de gendarmes, conduit la
personne au Tribunal.
Le
juge écoute l'avocat de la Préfecture et
l'avocat de la personne.
Il
décide en 10 à 20 minutes de maintenir la
personne et
détention, de la libérer sans suite, ou de
l'assigner
à résidence.
La
personne, comme la préfecture, peut faire appel de ce
jugement.
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Des
familles hésitent à assister à
l'audience,
craignant une arrestation collective à proximité
du
Tribunal, certaines viennent y assister.
Elles découvrent
leur père, mère, ou conjoint escorté
par des
gendarmes, les enfants sont souvent graves et silencieux.
Ils voient souvent, pour la premiere fois, leurs parents pleurer.
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| En cas d'appel, audience
similaire devant la
cour d'appel. |
Nouvelle angoisse,
nouvelle dépense
pour régler l'avocat. |
Audience
devant le Tribunal Administratif
pour
requête en
annulation d'Arrêté de Reconduite à la
Frontière
Le
juge du Tribunal Administratif doit décider du bien
fondé
de la décision administrative de la Préfecture de
reconduire le parent à la frontière.
Le
fait que la
famille ait satisfait à tous les critères de la
circulaire du 13 juin 2006, n'a pas force de loi.
Cette
circulaire n'ayant aucune valeur juridique.
Le juge doit examiner si la Préfecture a respecté
les
lois françaises et les traités signés
par la
France, en décidant de la reconduite à la
frontière. |
Il faut
réunir tous les justificatifs,
prouvant l'antériorité des démarches
de
régularisation,
l'intégration de la famille en France
et les risques encourus en cas de reconduite forcée dans le
pays
de naissance des parents.
La France ayant signé des
traités et lois protégeant la famille, les
enfants, et
les droits de l'homme, il existe une chance que le juge
considère que la décision administrative vienne
contrarier ses grands principes. Le comité de Vigilance aide
à constituer le dossier en fonction des
éléments
déjà remis par les familles à
l'occasion des
recours gracieux faits à l'automne contre les refus de
séjour. La famille doit réunir l'argent
nécessaire
pour régler les provisions à l'avocat.
Il faut souvent s'endetter, en espérant en l'avenir.
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Reconduite à la
frontière imminente
Si le
juge du tribunal Administratif confirme la
légalité de l'arrêté de
reconduite à la Frontière le parent est reconduit
au centre de rétention d'ou
il peut être extrait d'un moment à l'autre pour
être reconduit à l'aéroport.
S'il
est assigné à résidence, il peut
aussi, à l'occasion d'une convocation au commissariat,
être retenu et conduit sans délai dans un avion.

Un
appel contre le
jugement est possible, mais il n'est pas suspensif, la
Préfecture a très largement le temps de
procéder
à la reconduite avant que la cour d'appel ne se prononce.
Une
personne qui se trouve a l'étranger aura du mal à
répondre à la convocation, elle doit demander un
visa
pour la France, délivré par une administration
quelque
peu liée à la partie adverse. |
La famille exténuée sombre dans le
désespoir.
Les
dépenses d'avocat et l'absence du revenu du conjoint
incarcéré conduit la famille à
s'endetter pour
pouvoir
survivre, cela ce traduit par des mois voir des années de
travail pour rembourser les créanciers, souvent
impitoyables.
Les enfants adolescents, doivent aussi se mettre au travail, leur
scolarité s'en ressent, ou se termine
prématurément.
Les parents assignés à
résidence, et convoqués
régulièrement au
commisariat, ne sont jamais sûr d' en resortir et de revoir
leurs
enfants.
Certains sont tentés par la clandestinité, mais
cela supose qu'ils abandonnent leur famille,
d'autres
font tout ce qu'ils peuvent pour placer leurs enfants chez des proches
ou dans des institutions, afin de leur garantir un avenir en France.
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La
reconduite
Le
parent, sous bonne escorte est conduit à
l'aéroport par
des équipes spécialisées. La police
utilise des
techniques éprouvées d'abord pour ne pas
inquiéter
la personne en ne lui révélant pas la
destination; si
elle se rebelle la contrainte physique est utilisée. Le
ministère de l'intérieur prend soin
d'éviter tout
décès ou blessure grave, qui pourrait faire
échouer la reconduite.
Certaines
personnes sont dans un état étrangement
calme.
Les
compagnies aériennes établissent des factures
au ministère de l'intérieur.
A
l'arrivée, dans certains pays, le parent est pris en charge
par
la
police locale, qui peut considérer qu'il a commis un
délit et mérite la prison.
Les
opposants au régime en place ont peu de chance
d'échapper à leur destin.
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A vous d'imaginer ce que devienent les enfants de ses familles
déchirées.

Nous aurons tenté de leur donner une autre image de la
France.
Pourront-il chanter un jour "Douce France" ??????
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