Auber sans la Peur
Les parents et élèves
arrêtés en
2006,2007,
2008,2009.
     
COMITÉ DE VIGILANCE D'AUBERVILLIERS
CONTRE LES EXPULSIONS DES FAMILLES ET ÉLÈVES SANS-PAPIERS
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Arrestations et libérations
des années 2006 à 2009
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Mis à jour le
 04/12/2006
Monsieur ZHU  père de deux enfants scolarisés a été arrêté à Reims sur son lieu de travail.
Sa femme se retrouve seule à Aubervilliers avec les enfants, elle est désemparé et n'a même pas les moyens  de lui rendre visite en centre de rétention. Nous n'avons aucune nouvelle du parcours juridique que suit Monsieur ZHU. Madame Zhu n'a pas les 3000 € demandés par l'avocat et ne peux qu'espérer en la providence pour revoir son mari.

Monsieur YU, père d'un enfant de 2 mois est assigné à résidence à Aubervilliers, il doit se présenter régulièrement aux autorités, qui sont susceptibles d'un jour à l'autre de le conduire à l'aéroport.
Il laissera alors sa femme et son bébé derrière lui, à Aubervilliers.

Monsieur et Madame YE, parents d'une collégienne de 14 ans et d'un lycéen de 18 ans, ont obtenus d'être assignés à résidence afin de pouvoir dire au revoir à leurs deux enfants avant d'être reconduits en Chine.
Les enfants s'apprêtent donc à vivre seuls en France, sans le soutien de leurs parents. L'avenir de leur scolarité est très compromis.
Mis à jour le 05/12/2006 Monsieur ZHU est libéré
Monsieur ZHU, après 15 jours de rétention a été libéré (monsieur zhu n'a pas été assigné à résidence, il conserve donc son passeport) ... il retrouve sa femme et ses deux jeunes enfants dont l'un est scolarisé ... monsieur et madame sont en ce moment avec nous et remercient le comité et la mairie du soutien actif apporté dès la garde-à-vue ...
10/12/2006
Madame D... d'Aubervilliers, mère d'un enfant scolarisé dans un collège d'Aubervilliers, a été libérée (non assignée) samedi matin ... Elle était en rétention depuis jeudi soir au Mesnil-Amelot . Nous avions été alerté vendredi par un enseignant de notre comité et étions en contact avec la Cimade et la famille .
04/01/2007
Une famille, inconnue jusqu'alors, vient nous prévenir qu'un père de famille a été gardé à vue dans des conditions très pénibles, au dépôt de Paris-cité. Le papa terrorisé a été libéré après qu'on lui ait présenté un papier à signer. Epuisé il a signé sans comprendre de quoi il s'agissait. La famille n'a pas cru bon de se faire lire ce papier par une personne compétente, avant de nous le présenter. Nous découvrons qu'il s'agit d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière, et que le délai de recours, de 48 heures est dépassé.
Le cas est d'autant plus désolant que le papa, s'il avait été présenté devant un juge, avait des chances d'être régularisé. La Préfecture peut maintenant décider de détruire la famille, d'un moment à l'autre, sans qu'aucun recours juridique ne soit plus possible.

Des personnes nous informent qu'un autre papa, M. Hu, est en garde à vue, dans les Hauts de Seine. Nous connaissons M. Hu car nous avons fait avec lui, un recours gracieux, puis une requête en annulation d'arreté de reconduite à la Frontière, auprès du Tribunal Administratif. Dans l'attente du jugement M. Hu est légalement protégé. 
06/01/2007

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Nous faisons parvenir, au commissariat dans lequel est détenu M.Hu, toutes les preuves nécessaires à sa libération immédiate, c'est à dire l'accusé de réception du Tribunal Administratif, prouvant qu'il est en attente du jugement.
M. Hu est libéré après 24 heures de garde à vue, mais il lui a été remis une "Mise en Demeure de Quitter le Territoire sous un mois", signée par le sous-préfet des hauts de Seine, en contradiction flagrante avec la protection dont il bénéficie dans l'attente du jugement. Nous aidons M Hu à faire appel de cette décision administrative, qui nous semble improvisée par la Préfecture des Hauts de Seine.
Nous sommes très curieux de connaître l'avis du juge sur cette initiative de la Préfecture des Hauts de Seine. M Hu retrouve sa femme et ses enfants, la peur demeure.
11/01/2007
Le Réseau Education sans Frontières vient d'etre contacté par un élève d' Aubervilliers qui annonce bien tardivement que sa mère est en rétention depuis le 7 Janvier.
Le lycéen, qui ne sait comment faire face à la situation, a omis de prévenir son lycée.

 Sa mère a été arrêtée lors d'un contrôle des forces de l'ordre sur la voie publique. Elle est depuis en centre de rétention à Paris (Cité) et doit être expulsée vers la Chine, son pays d'origine d'un moment à l'autre, son APRF a été maintenue. Mme Wang vit sur le territoire français depuis 1999. Elle est arrivée de Chine avec son mari cette année là afin de rejoindre l'oncle de Mr Wang, qui travaille en France depuis de nombreuses années et possède un restaurant en banlieue parisienne. Leurs deux enfants les ont rejoint en décembre 2001. Depuis, ils suivent une scolarité régulière en France. Pei Lei, leur plus jeune garçon, est inscrit au lycée JP Timbaud à Aubervilliers, où il prépare un BEP de comptabilité. Depuis 8 ans, c'est en France que Mme Wang vit, élève ses enfants et a construit de nombreux liens. De plus, l'expulsion vers la Chine de cette mère de famille placerait ses enfants dans une situation encore plus précaire que celle qu'ils vivent actuellement. Comment imaginer poursuivre une scolarité dans de bonnes conditions lorsque votre mère a été expulsée du pays dans lequel vous tentez de vous intégrer ?
16/01/2007 Les lycéens du lycée J.-P Timbaud à Aubervilliers manifestent pour obtenir la libération de la mère, sans papiers d'un camarade de classe
Aujourd'hui, une centaine d'élèves et d'enseignants du lycée professionnel Jean-Pierre Timbaud à Aubervilliers (93) ont manifesté et se sont rassemblés sur le parvis de la préfecture de la Seine-Saint-Denis. Ils demandaient la libération de la mère d'un de leur camarade de classe, Mme Wang actuellement en rétention au dépôt du TGI de Paris (Cité).  Voir plus haut ............./...........
Par cette action, la communauté éducative mobilisée – professeurs et élèves - faisait acte de solidarité en refusant de poursuivre les cours alors que la mère d'un des élèves était menacée d'expulsion.
Malgré la mobilisation et la demande d'audience, les représentants de la préfecture ont refusé tout rendez-vous.
 Pour autant, les enseignants et élèves mobilisés ne désarment pas et ont prévu de revenir dès le lendemain matin, mercredi, afin être reçu cette fois.
18/01/2007
retour
Troisième jour de mobilisation du lycée Jean-Pierre Timbaud à Aubervilliers pour la libération de Mme Wang, toujours en centre de rétention.
Hier encore, une centaine de lycéens et d'enseignants s'étaient rassemblés sur le parvis de la préfecture de la Seine-Saint-Denis pour exiger la libération de Mme Wang, mère d'un jeune lycéen du lycée Jean-Pierre Timbaud en 2nd BEP. Ils demandaient aussi à être reçus, ils ont obtenu une audience auprès de Mme Magne, directrice du service des étrangers de la Préfecture de Seine-Saint-Denis et Mme Brisset, responsable du Bureau des Examens Spécialisés.
La délégation, composée de deux élèves, une enseignante et une élue, a exigé, au nom des élèves et enseignants mobilisés, la libération de Mme Wang, elle a aussi exposé la situation de la famille Wang dans son ensemble. Les membres de la délégation ont abordé également la question des jeunes majeurs scolarisés sans papiers, nombreux sur le lycée (une vingtaine de situations connues), et ont déposé une liste d'élèves ayant déjà un dossier en Préfecture.

Mme Magne, après avoir rappelé le droit, a assuré qu'elle transmettait immédiatement au Préfet de la Seine-Saint-Denis, la demande de libération de Mme Wang.

Aujourd'hui, les lycéens se sont à nouveaux mobilisés, ils ont ce matin manifesté dans les rues d'Aubervilliers, et sont allés rencontrer les lycéens des trois autres lycées de la ville (D'Alembert, Wallon et le Corbusier). Ces derniers ont rejoint les élèves du lycée Jean-Pierre Timbaud pour former un cortège d'au moins 250 élèves.

En début d'après-midi, une manifestation s'est à nouveaux formé et s'est dirigée vers la Préfecture de Bobigny pour, de nouveau, exiger du Préfet la libération de Mme Wang.

Les lycéens ont une fois encore demandé une audience qu'ils n'ont pas obtenue.
Les élèves du lycée Jean-Pierre Timbaud ont décidé de rester vigilants et se réunissent demain vendredi en assemblée générale pour décider de la suite à donner à leur action.
18/01/2007
Nous apprenons qu'un père de famille d'Aubervilliers, Monsieur M.... Sénégalais, en a été mis en garde à vue à la suite d'un contrôle d'identité. Sa femme sans nouvelles de lui pendant plusieurs heures, a contacté le comité dès que la police l'a informée de l'endroit ou se trouvait son mari.
Les parents ont trois enfants dont deux sont scolarisés à Aubervilliers, à "Jules Guesdes" et à "Paul Bert",  les petits sont pris en charge par la famille.
 
19/01/2007 A l'issue de sa garde à vue, d'une durée record de 48 heures M. M...  a été mis en rétention et doit passer devant le juge des libertés et de la détention. M. M.... a pourtant fait une requête en annulation d'un arrêté de reconduite à la Frontière, et est en attente de jugement au Tribunal Administratif; nous sommes étonnés que M M.. est pu être placé en rétention alors qu'il attendait déjà son jugement, et que la préfecture en était informée.
La mairie d'Aubervilliers s'est mobilisé. Liliane Balu, conseillère municipale a été présente toute la journée de samedi jusqu'à 19h00 au centre de rétention puis au tribunal avec Francis pour obtenir la libération de Monsieur M ... . Nous remercions la Mairie et tout particulièrement Liliane Ballu qui est intervenue en Audience à la demande du juge.
 Le juge a finalement décidé d'assigner à résidence M. M... , et de le laisser retrouver ses enfants.
Un autre papa d'Aubervilliers, que nous ne connaissions pas, rencontré samedi par Liliane et Francis au tribunal, a pu lui aussi sortir de rétention ... mais les 9 autres personnes en audience et venant d'autres villes ont été maintenues en rétention.
La situation de la famille M... reste donc fragile mais le papa ne sera pas immédiatement expulsé et ne reste pas en rétention.
25/01/2007




Mme Wang, la mère d'élève en centre de rétention depuis 15 jours et pour laquelle enseignants et lycéens du Lycée Professionnel  J.P Timbaud à Aubervilliers s'étaient largement mobilisés (Trois manisfestations devant la préfecture de Bobigny + audience etc.) a été libérée ce matin.
Le comité remercie tous ceux qui ont participé à la mobilisation d'une manière ou d'une autre, et en particuliers, les élèves et enseignants et le réseau Education sans Frontières.
01/01/2007
Nous apprenons, par le Réseau Education sans Frontières RESF93, qu'un élève jeune majeur du lycée Jean-Pierre Timbaud à Aubervilliers, a été arrété à Bondy, et va être conduit au centre de rétention à l'issue de sa garde à vue. 
02/02/2007 Nous apprenons par RESF93 l'issue heureuse et inattendue de la mise en rétention du lycéen
Communiqué de presse de RESF 93 du 02/02/2007:
"Bobigny, le 2er février 2007
Yannick Libéré !
RESF 93 et la famille de ce jeune majeur scolarisé ont rencontré Sarkosy par hasard et se félicitent d'avoir obtenu la libération de Yannick. Dommage que ce soit le fait du prince !
Yannick Bosey, jeune majeur scolarisé au lycée Jean-Pierre Timbaud à Aubervilliers, était en centre de rétention depuis jeudi soir. Il avait été arrêté lors d'un contrôle sur la voie publique à Bondy mercredi soir.
Il est en France, depuis octobre 2000. Il avait 13 ans et quelques mois à son arrivée, ces quelques mois l'empêchent de rentrer dans les dispositions du CESEDA. A 13 ans moins un jour, il aurait pu être régularisé automatiquement. Il a de plus toutes ses attaches ici. Sa mère est en situation régulière et son père, également. Plusieurs oncles et tantes vivent en France.
Yannick a déjà tenté de régulariser sa situation et a déjà déposé une demande de titre de séjour “Vie privée et familiale”. Cette demande a été rejetée en mars 2006 par la préfecture de la Seine Saint Denis. Il a envoyé un recours gracieux au préfet, qui est resté sans réponse. Il allait contester ce refus auprès du tribunal administratif, avant d'être arrêté.
Maintenu en centre de rétention, il devait être expulsé, une place sur un avion était d'ores et déjà prévue. Comme pour de trop nombreux étrangers vivant dans le 93 la préfecture restait sourde au drame humain de cette expulsion programmée.
Le hasard a mis Nicolas Sarkosy, un pool de journalistes et une campagne électorale sur la route de Yannick. En effet, des militants de RESF 93 accompagnaient cet après-midi la famille de Yannick venue le visiter au centre de rétention de Bobigny alors que le ministre de l'intérieur faisait dans le commissariat attenant une conférence de presse. Interpellé devant les journalistes par la mère de Yannick puis par les militants de RESF, Mr Sarkosy a usé de son pouvoir pour résoudre cette situation dramatique.
Yannick ce soir est libre, sa convocation au tribunal est annulée et il a un rendez-vous lundi en préfecture en vue d'une très probable régularisation.
Nous nous réjouissons que les autorités préfectorales aient enfin pris en compte les éléments qui renforçaient l'injustice de cette expulsion.
Mais nous pensons à tous les autres sans papiers qui n'ont pas bénéficié de l'opportunité de cette rencontre. Ils sont des milliers à se voir refuser par les préfectures le droit de rester vivre là où ils ont construit leurs vies. Eux n'ont pas bénéficié du fait du prince.
N. Sarkozy a été clair lors de ce court échange avec les militants de RESF : il acceptait d'intervenir pour un cas, mais ne débattrait pas de la situation d'autres sans papiers en centres de rétention, et des jeunes majeurs scolarisés exactement dans la même situation. Pourtant RESF réaffirme qu'il n'y aura pas de politique juste dans un règlement au cas par cas de la situation des sans-papiers.
RESF 93"
Le comité se félicite de cette libération et de voir que le Ministre s'émeuve enfin des décisions cruelles de la Préfecture.
Quel dommage que les deux lycéennes d'Aubervilliers, déjà expulsées, n'aient pu bénéficier de sa soudaine clémence.
Est-il normal en République Française, en 2007, que, seul le hasard d'une rencontre, puisse faire échapper un sans papier à l'arbitraire administratif ?
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15/02/2007
Dans l'après midi, nous avons appris l'arrestation d'un père de famille pakistanais, que nous connaissons bien, et que nous avons aidé à faire les recours suite à son refus de séjour.
M. Chaudhry remplit tous les critères imposés par la circulaire Sarkozy, et même au delà.
Arrivé en France en 2000, ses 3 enfants sont nés en France. Les deux ainées sont scolarisés à l'école maternelle Jean Jacques ROUSSEAU et à l'école primaire Eugène VARLIN .
Monsieur Chaudhry a été placé au centre de détention de Vincennes, un Arrêté de Reconduite à la frontière lui a été notifié. Il passe samedi 17 février devant le juge de la liberté et de la détention, qui doit juger s'il présente assez de garanties pour être assigné à résidence chez lui, plutôt que maintenu en détention, jusqu'à son tout prochain passage devant le Tribunal administratif.

M. Chaudhry a déposé une requête en annulation de l'arrêté de reconduite à la frontière, il doit passer très prochainement devant le Tribunal Administratif de Paris.

Des membres du comité et des soutiens seront présents demain matin au Palais de justice de Paris.
Madame Chaudhry et les enfants sont livrés à eux-mêmes, la solidarité s'organise de la part des voisins et amis de la famille.

17/02/2007 Audience devant le Juge des libertés et de la détention.
M. Chaudhry, bien que présentant toutes les garanties de représentation qui lui aurait permis d'être assigné à résidence chez lui, dans l'attente de la convocation au Tribunal Administratif, a été maintenu en détention à Vincennes, car il n'a pu fournir le passeport en temps utile, alors que nous croyons tous qu'il était déja remis à la police.
Plusieurs membres du comité, et des amis de la famille étaient présents à l'audience.
Nous sommes très décus.
La famille est désemparée et les enfants réclament leur père.
M. Chaudhry est déja éprouvé par la détention, il craint beaucoup être reconduit au Pakistan.
19/02/2007 M. Chaudhry passe Mercredi 21 Février au TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS 9 heures.
7 rue de Jouy 75004 PARIS
75181 Paris Cedex 04
Greffe du contentieux des arrêtés de reconduite à la frontière : 01 44 59 44 81
 Accès par transports publics  
 Métro    Saint-Paul (Le Marais) [ligne 1]    ou  Pont Marie (Cite des Arts) [ligne7] 
Mercredi
 21 Février 2007
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M. Chaudhry , père de famille d' Aubervilliers, en rétention depuis le 15 février, passe au Tribunal Administratif de PARIS.
Le juge doit décider de la légalité de l'Arreté de reconduite à la Frontière pris par la Préfecture.
Si le juge le confirme, M. Chaudhry sera reconduit au Pakistan, et devra abandonner sa femme et ses trois enfants à Aubervilliers.
Nous connaissons bien M Chaudhry à Aubervilliers, nous suivons son dossier, et l'avons aidé à faire son recours suite à l'inexplicable refus de séjour reçu, dans le cadre de la circulaire Sarkozy.
M. Chaudhry, remplissait tous les critères exigés. Il parle et comprend le francais.
Il est arrivé légalement en 2000 avec un contrat de travail. Les trois enfants sont tous nés en France.
Les deux ainées sont scolarisés l'une à l'école maternelle Jean Jacques ROUSSEAU et l'autre à l'école primaire Eugène VARLIN, en CP. Elle sait déjà lire et est avide de lecture.
Les enfants ne connaissent pas d'autre pays que la France.
M. Chaudhry craint beaucoup de tomber entre les mains des autorités pakistannaises.
En cas de retour forcé du soutien de famille, Madame Chaudrhy et les trois enfants seront réduits à la misère à Aubervilliers.
L'émotion est grande parmi les amis de la famille et les membres du comité.

Le Comité de Vigilance d'Aubervilliers appelle tous les soutiens, enseignants, parents d'élèves, élus et citoyens à venir soutenir la famille Chaudhry Mercredi 21 Février 2007 à 9 heures.
TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS
7 rue de Jouy 75004 PARIS
75181 Paris Cedex 04
 Accès par transports publics  
 Métro    Saint-Paul (Le Marais) [ligne 1]    ou  Pont Marie (Cite des Arts) [ligne7]   
22 Février 07
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GRANDE NOUVELLE
M Chaudhry est libre.
Le juge a annulé l'arrêté de reconduite à la frontière pris par le Préfet de Paris.

Les membres du Comité de Vigilance, rejoints par RESF75 ont assisté à l'audience du 21 février 2007, au tribunal administratif de Paris. Des voisins et amis français de la famille étaient là aussi.

Grâce au travail acharné de son avocate, et malgré l'opposition systématique de l'avocat de la Préfecture, le juge a décidé d' annuler l'arrêté de reconduite à la frontière, qui aurait conduit M Chaudhry à devoir abandonner sa femme à Aubervilliers avec leurs 3 enfants nés en France.
M. Chaudhry craignait beaucoup de tomber entre les mains des autorités pakistanaises.
Il aurait très probablement connu la prison pour de nombreuses années, et n'aurait pas pu voir grandir ses enfants.
M. Chaudhry se trouve maintenant avec ses enfants à Aubervilliers.
Il vous adresse à tous ses plus profonds remerciements.

M Chaudhry n'est pas pour autant régularisé, la Préfecture peut faire appel.
Le juge n'a pas le pouvoir d'ordonner sa régularisation, il peut simplement demander à la Préfecture de réexaminer la situation.


Les enfants de M. Chaudhry garderont longtemps le souvenir de leurs vacances de Février 2007, nous comptons sur les maitresses pour les apaiser.

Seule la Préfecture peut autoriser la famille Chaudhry à vivre à Aubervilliers, sans la peur.
Nous ne désespérons pas de son humanité.

Grand merci à la CIMADE du centre de détention de Vincennes qui a accompagné M. Chaudhry dans ses démarches.
2 Avril 2007
Le père d'un élève du lycée Jean-Pierre Timbaud en rétention
Mr Abdulkakir SAIYED, le père d'un élève, a été arrêté à Calais dimanche 25 Mars.

 Il est en centre de rétention à Coquelles depuis et attend d'être jugé. Il risque d'être expulsé dans les prochains jours.
Sa femme et ses 3 fils sont en France depuis 2005. Tous les enfants sont scolarisés, l'aîné Mohammed prépare un BEP maintenance automobile dans notre établissement au lycée Jean Pierre Timbaud à Aubervilliers.
Toute la famille a fui les persécutions religieuses dans le Gujarat en Inde. Elle n'aspire qu'à vivre en sécurité et en paix en France.
 A plusieurs reprises, leurs vies ont été menacées, leur retour est donc impossible.
Dès leur arrivée en juillet 2005, ils ont fait une demande d'asile auprès de l'OFPRA, qui leur a été refusée. Ils ont fait appel auprès de la Commission des Recours des Réfugiés qui a confirmé le refus.
Mohammed qui a 19 ans et sa mère ont reçu un APRF en décembre dernier.

MR SAIYED est convoqué au Tribunal Administratif de Lille lundi 2 avril à 8h30. Il nous est impossible d'y être. La présence de militants RESF locaux serait souhaitée dans la mesure du possible.
Il est également urgent de protester auprès de la préfecture du Pas de Calais :
Par fax au  03-21-19-70-71
Vous pouvez envoyer un mail à cette adresse
http://www.pas-de-calais.pref.gouv.fr/nous_ecrire_form.php?id_contact=57

et à la préfecture de la seine-Saint-Denis
où ils ont leurs dossiers :
courrier¤seine-saint-denis.pref.gouv.fr
arlette.magne¤seine-saint-denis.pref.gouv.fr (Directrice du service des étrangers)

Messages de Mobilisation pour Mardi 3 Avril 2007
Solidarité avec les élèves du lycée Jean-Pierre Timbaud
103 avenue de la République
93300 AUBERVILLIERS   Métro Quatre Chemins.

demain mardi vers 9h00 rendez-vous au lycée jean-pierre timbaud ... solidarité avec les élèves et leurs parents sans-papiers ... une délégation devrait être reçue à la préfecture ... antoine avignon
message pascale b. :
Les élèves se réuniront dans la cour à partir de 9 h 00 et devraient partir
accompagnés des enseignants grévistes dans la demi-heure qui suit.
7 avril 2007 Mr Abdulkakir SAIYED, arrêté à Calais le 25 mars et père d'un élève du lycée Jean Pierre Timbaud d'Aubervilliers, a été jugé. Son arrêté de reconduite à la frontière a été maintenu par le juge. Il est toujours en détention et peut être expulsé d'un jour à l'autre.
La famille se verra donc privée soudainement du soutien de famille.
Notre élève d'Aubervilliers aura de grandes difficultés à poursuivre sa scolarité, sans l'appui paternel.
16 avril 2007 Nous apprenons la libération de M. Saiyed, samedi 14, sans plus de détail.
Nous remercions tous ceux qui sont intervenus auprès des Préfectures concernées. 
16 avril 2007
Vers 15 heures, plusieurs dizaines de gendarmes arrivés dans une armada de fourgons sont intervenus de façon extrêmement brutale dans un atelier clandestin de textile rue André Karman à Aubervilliers : portes défoncées, hurlements, cavalcades, poursuites et interpellation violente de ceux qui tentaient d’échapper sous les yeux des enfants du centre de loisirs.
Une femme qui tentait de s’échapper par une échelle est tombée et a dû être hospitalisée.
 21 personnes, dont plusieurs parents d’enfants scolarisés ont été placés en garde à vue puis en rétention.
Deux enfants (10 ans et 1 an) qui habitaient un logement contigu à l’atelier ont été eux aussi arrêtés.

Ils sont actuellement au centre de rétention de Oissel avec leurs parents. Deux autres enfants dont les parents ont été placés en rétention ont été recueillis par des amis.
Un bébé de deux mois dont la chambre jouxtait l’atelier est décédé.
Aucun lien n’est établi pour l’heure entre ce décès et l’intervention de la gendarmerie. La famille demande qu’une enquête médicale détermine de façon certaine les causes du décès de cette fillette.
Suite aux interventions du Comité de Vigilance, une mère est libérée.
18 avril 2007 Réunion d'urgence en Mairie, de membres du Comité, d'élus d'Aubervilliers et de membres du Réseau Education sans Frontières. Nous tentons de localiser les personnes arretés, après de multiples coups de fil nous dressons le bilan suivant:
 20 personnes ont été placées en centre de rétention, mais pas au même endroit, ce qui ne facilite pas les démarches du comité et du réseau éducation sans frontières:
  • 5 hommes à Vincennes
  • 8 femmes et 2 hommes au Mesnil Amelot
  • 1 couple et deux enfants à Oissel près de Rouen
  • 1 femme à Paris
Ces gens sont pourtant domiciliés à Paris et Aubervilliers.
Tous (sauf les 2 enfants)se sont vu notifiés un Arreté de Reconduite à la Frontière, ils ont 48 heures pour faire une requête en annulation devant le Tribunal Administratif. Ils doivent passer entre-temps devant le juge des libertés et de la détention, qui peut décider de les assigner à résidence plutôt que les maintenir en détention.

Une manifestation est décidée pour le 20 avril au métro Quatre-Chemins, pour protester contre ce type d'intervention de la gendarmerie.
20 avril 2007 A l'issue de la manifestation au métro Quatre-Chemins, le bilan est le suivant:
  • Vincennes: des libérations sont annoncées, nous en attendons confirmation.
  • Mesnil Amelot: Un vice de forme dans la procédure a permis de libérer les 10 personnes.
  • Oissel: la femme et les deux enfants sont libres, l'homme est maintenu en détention car son passeport ne serait pas parvenu au juge.
  • Paris: la femme est maintenue en détention.
Les personnes pour lesquelles la Cimade ou les avocats ont fait, à temps, une requête en annulation de l'arrété de reconduite à la frontière, devraient passer dans les prochains jours au Tribunal Administratif.
5 juin 2007
Message de Antoine Avignon  17H30.
objet : Monsieur M. d'Aubervilliers, père de 2 enfants scolarisés arrêté hier soir à s...
monsieur M... d'Aubervilliers, père de 2 enfants scolarisés a été arrêté à la gare de s... hier soir vers 18h30 alors qu'il rentrait du travail /// le Comité de Vigilance avec Liliane Balu, élue à la mairie d'Aubervilliers, est en train d'intervenir auprès du commissariat pour faire libérer monsieur M... toujours en garde à vue /// enfants et maman à l'abri /// je vous informe de la suite ... antoine avignon
19H
Suite aux appels répétés de Liliane Balu, au commisariat, Monsieur M. a été libéré ce soir, sous condition (?). Il a pu enfin rejoindre sa femme et ses deux enfants à Aubervilliers.
Nous espérons en savoir plus, pour la réunion de jeudi soir à 18h30.
28 juin 2007
Nous apprenons l'arrestation le 27 juin de M. G......, au cours d'un contrôle routier.
Après la garde à vue, et malgré nos interventions, ce père de famille d'Aubervilliers a été placé en centre de rétention à Bobigny.
M. G..... est le fils d'un citoyen Français ancien combattant, il est en France depuis 2001.
Il a deux frères de nationalité française.
Son fils, jeune majeur est régularisé.
Sa petite fille de 7 ans est scolarisée à l'école Primaire Firmin GEMIER.
Lui et sa femme, font partie des parents d'Aubervilliers, qui ont reçu un refus inexplicable, à leur tentative de régularisation au mois d'Aout 2006, dans le cadre de la circulaire Sarkozy.
Comme la grande majorité des parents ils ont reçu à l'automne 2006 un arrêté de reconduite à la frontière en provenance de la Préfecture. Ils ont fait immédiatement une requête en annulation, qui a été enregistrée au Tribunal Administratif, ils attendaient d'y être convoquées avec d'autres familles d'Aubervilliers.
Beaucoup de Français auront du mal à croire, qu'un de leur enfants puisse se voir un jour reconduit de force à l'étranger, et forcé d'abandonner femme et enfants à Aubervilliers.
Le père de M. G..... pouvait-il envisager celà lorsqu'il se battait pour la France?

Suite à l'arrestation, la Préfecture a notifié, ce jour, un second Arrété de Reconduite à la Frontière, ce qui est pour le moins étonnant, et confirme le sort qu'elle réserve à un fils et frère de Français, qui ose demander un titre de séjour pour vivre auprès des siens.
Une requête en annulation a été faite au Tribunal Administratif contre ce nouvel arrêté.
M G...... doit passer devant le juge de la liberté et de la détention qui doit décider ou non de le maintenir en rétention jusqu'à son passage au Tribunal Administratif.
29 juin 2007
Maintien
en Rétention


Passage devant le Juge de la liberté et de la détention
Accompagnés des membres de la famille de M. G......, dont 4 Français et les autres avec titre de séjour, des membres du comité se sont rendus au Tribunal à Bobigny.
Nous avons dû patienter de longues heures, et assister à plusieurs audiences, plus étonnantes les unes que les autres, nous avons vu entre autres:
- des individus, tout récement arrêtés à l'aéroport, maintenir une version qui n'avait absolument rien à voir avec celle de la Police, y compris en ce qui concerne la provenance du vol.
- un jeune policier de l'escorte, se laisser convaincre, d'autoriser une personne agée, visiblement indisposée, à accéder aux toilletes, la crainte d'une tentative d'évasion ayant motivé un refus initial.
- Un touriste, titulaire d'un visa en cours de validité se voir repprocher de n'avoir que 400 € en poche, pour un séjour de 15 jours, et ne pouvoir présenter à l'audience l'ami qu'il disait connaître en France. Il a dit que son ami avait été empêché de venir par son travail. Le juge a répondu sceptique: "un samedi?". Nous noterons que nous étions samedi, et que juge,avocats, policiers, greffiers étaient au travail, eux aussi. Les vacances de ce Monsieur, qui s'est engagé à quitter la France, se poursuivront en centre de rétention.
- Un avocat justifier son retard en indiquant qu'il était en prière à l'église avant d'être avisé de rejoindre le tribunal. L'avocate de la Préfecture, indisposée par des interruptions continuelles, a prétendu peu après, au cours d'un vif échange, qu'il ne s'était tout simplement pas réveillé.
-La juge indiquer aux prévenus que rien ne les empêcherait de revenir légalement plus tard en France, dans de meilleurs conditions. Nous avons reconnu ce discours déja entendu de la bouche de représentants de la Préfecture de Paris, nous ne pensions pas qu'un juge l'adopte aussi.

Nous n'avons vu aucune des personnes arrêtés, être libérée.  Le climat des audiences était assez houleux. La juge a imposé de longues interruptions pour rédiger ses conclusions.

Malgré les garanties de représentation dont aurait pu justifier M. G....avec tout le soutien de sa famille, et d'une élue d'Aubervilliers, et avant même que ce point n'ait été abordé, le juge a décidé son maintien en rétention, sans aucune considération pour sa femme, sa fille, et son fils plongés dans l'inquiétude totale.

Dure matinée de samedi.
Nous attendons maintenant pour le début de la semaine prochaine l'audience au Tribunal Administratif de Cergy.
4 juillet 2007 Un papa en rétention passe au Tribunal Administratif, à Cergy, le jeudi 5 Juillet 2007, avec sa femme.


Papa en rétention depuis le 27 juin 2007
Monsieur  G……, père de famille d’Aubervilliers a été arrêté le 27 juin 2007, .
Après la garde à vue, et malgré nos interventions, ce père de famille d'Aubervilliers a été placé en centre de rétention à Bobigny.
  • Monsieur G..... est en France depuis 2002.
  • Il est le fils d'un citoyen Français ancien combattant
  • Il a deux frères de nationalité française, et deux soeurs régularisées.
  • Son fils aîné est régularisé et vit en France.
  • Sa petite fille de 7 ans est scolarisée à l'école Primaire Firmin GEMIER à Aubervilliers.
  • La famille remplit tous les critères de la circulaire Sarkozy, et bien au delà.
Monsieur G….et sa femme, font partie des parents d'Aubervilliers, qui ont reçu un refus inexplicable, à leur tentative de régularisation au mois d'Aout 2006, dans le cadre de la circulaire Sarkozy.
Comme la grande majorité des parents ils ont reçu à l'automne 2006 un arrêté de reconduite à la frontière en provenance de la Préfecture. Ils ont fait immédiatement une requête en annulation, qui a été enregistrée au Tribunal Administratif, ils attendaient d'y être convoqués avec d'autres familles d'Aubervilliers.
Suite à l'arrestation, la Préfecture a notifié,  un second Arrêté de Reconduite à la Frontière, ce qui est pour le moins étonnant, et confirme le sort qu'elle réserve à un fils et frère de Français, qui ose demander un titre de séjour pour vivre auprès des siens.
Une requête en annulation a été faite au Tribunal Administratif contre ce nouvel arrêté.

Monsieur G...... est passé ce samedi 30 juin devant la juge de la liberté et de la détention qui a décidé de le maintenir en rétention jusqu'à son passage au Tribunal Administratif. La présence de 7 membres de la famille (4 français et 3 avec titre de séjour), et de deux membres du Comité de Vigilance n’a pas été considérée suffisante pour que M G… soit assigné à résidence.
La juge a choisi de le maintenir en rétention. L’avocat a fait Appel de ce jugement. Mais la cour d'appel n'a pas décidé de le libérer. Il devra donc affronter le Tribunal Administratif, sans avoir pu se remettre de sa semaine de détention, qui a été très éprouvante.
Sa femme a été, elle aussi, convoquée au Tribunal, elle y comparaitra libre, aux cotés de son mari en rétention.
Toute la Famille Française ou régularisée de Monsieur G...., compte sur les soutiens du Comité de Vigilance, et sur tous les citoyens pour rassurer le couple en détresse.
5 juillet 2007
Audience
à
CERGY
Monsieur G.... était jugé au Tribunal Administratif
Des membres du Comité ont accompagné la famille de Monsieur G..... au Tribunal Administratif avec Madame G.... qui était aussi convoquée, Monsieur G.... avait été conduit là, par la Police, depuis le centre de rétention. L'avocat est arrivé le dernier, ajoutant encore du stress à la famille venue en nombre. En cours d'audience, il s'est avéré qu'une bonne partie des pièces manquaient au dossier, nous avons eu la chance de voir le Président proposer d'écouter la plaidoirie, puis de suspendre la séance, pour permettre à l'avocat de finir son travail. A l'issue de la plaidoirie,  beaucoup de choses restaient à dire et ne l'avait pas été, l'irritation de la famille était à son comble, une fois les pièces fournies,  le juge a accordé un droit de réponse à la Préfecture, mais l'avocat n'avait plus droit à la parole.
La Préfecture avait décidé d'abroger l'Arrêté de reconduite à la Frontière le plus ancien, c'était donc le plus récent qui a été jugé.
Devant la complexité du cas le juge a mis l'affaire en délibéré, nous sommes sortis du Tribunal assez énervés et avons oublié de dire au revoir à l'avocat.
Madame G..... est allée retrouver sa petite fille à Aubervilliers, et Monsieur G..... a été reconduit en centre de rétention. La décision s'est fait attendre tout l'après midi.
Ce n'est que vers 19 heures que nous avons enfin appris, en pleine réunion du Comité de Vigilance, que Monsieur G..... était libre, ce que nous avons aussitôt annoncé aux familles.
Applaudissements fournis. Dans le feu de l'action, la vague d'émotion, a vite été absorbée, par les soutiens les plus impliqués. Ce n'est que dans les heures qui suivent que nous réalisons vraiment, ce qui a été évité à ce papa, que la Préfecture voulait contraindre à abandonner deux enfants vivants en France, dont l'un régularisé, et l'autre agée de 7 ans.
Nous attendons de voir le détail du jugement pour connaître les éléments retenus par le juge.
Notre joie n'est pas complète ce soir, car nous avons appris qu'un autre papa avait été arrêté aujourd'hui, et lui aussi placé en rétention.
5 Juillet 2007




Monsieur  M... demeurant avec sa famille à Aubervilliers, a été arrété à la station Fort d'Aubervilliers, tôt ce matin, en se rendant à son travail.
Il a appellé sa compagne à son secours, qui a essayé, en se rendant sur place, d'obtenir qu'il ne soit pas emmené, mais il l'a été quand même.
Madame est restée seule et désemparée.
Monsieur M..... est venu de Colombie en 2000, sa compagne l'a rejoint en 2001.
Le Couple a deux enfants scolarisés à Aubervilliers.
L'aîné de 12 ans est au collège Gabriel PERY.
Le cadet de 9 ans est à l'école primaire Joliot CURIE.
La famille, remplissant tous les critères de la circulaire Sarkozy, s'est présenté au mois d'Août 2006 à la Préfecture. Comme la plupart des familles, elle a reçu un refus de séjour, suivi, pour Monsieur, d'un Arrêté de reconduite à la Frontière.
Le Comité de Vigilance a aidé la famille à faire une requête en annulation de l'Arrêté, dans le très court délai accordé, auprès du Tribunal Administratif.
Après une brève garde à vue, et malgré nos multiples interventions, Monsieur M.... a été placé au centre de rétention du Mesnil Amelot.
Les premiers jours de vacances des enfants se passent dans l'angoisse de ce qui va arriver bientôt.
8 Juillet 2007

Juge des libertés et de la détention
à
Meaux


Monsieur M...
est libéré
Dimanche 8 juillet
Audience devant le juge des libertés et de la détention à Meaux
Procédure annulée, Monsieur M.... est libéré.
Il a rejoint sa famille à Aubervilliers.
Rude journée de samedi, pendant laquelle nous avons cru un moment que Monsieur M.... sortirait du centre de rétention à 16h30. Peu avant l'heure, nous avons appris que la Préfecture avait requis le juge des libertés et de la détention, pour obtenir une rétention supplémentaire, jusqu'au  jugement au Tribunal Administratif. Notre déception a été grande, et l'avocate a passé son samedi sur le dossier, qu'elle croyait clos le matin.
Nous étions trois membres du comité à nous rendre, ce dimanche matin, au Tribunal de grande instance de Meaux. Dans un grand bâtiment, complètement désert, nous avons retrouvé l'avocate, puis Monsieur M.... escorté de deux gendarmes. L'avocate après avoir étudié les derniers éléments fournis par le greffe, nous a expliqué sa stratégie, nous avons ensuite rejoint Monsieur M ...., assez éprouvé par la rétention, et très ému de nous trouver. Tout lui fut expliqué, en notre présence par l'avocate, qui a pris soin de ne rien garantir quant au résultat.
Un gendarme a mis fin à l'entretien. La juge a annoncé immédiatement à l'avocate, qu'elle s'en remettait à ses conclusions, et que la procédure était annulée. En effet, il a été jugé que les 18 heures entre la fin légale de la détention, samedi à 16h30, et l'audience ce jour dimanche à 10h30, étaient abusives et sans cadre légal.  La juge a annoncé la libération de Monsieur M...., elle semblait effective et immédiate, jusqu'à ce que la juge nous annonce que la Préfecture avait maintenant 4 heures pour faire appel.
Nous avons donc été reconduit dans un box par les gendarmes, pour attendre.
Moins d'un quart d'heure plus tard, nous apprenions que la Préfecture ne faisait pas appel.
Monsieur M. a été libéré quelques minutes plus tard, après avoir récupéré ses affaires.
Après un café Seine-et-Marnais, à défaut de Colombien, un coup de téléphone à Madame, et quelques larmes, sur la grande place vide du Palais de Justice, nous avons rejoins Aubervilliers en voiture.
Nous avons laissé ensuite Monsieur M.... aux bons soins de son épouse, et de ses enfants.
Nous avons été chaudement remerciés, il devenait difficile de parler davantage.

Nous remercions l'avocate, qui a pris ce dossier au pied levé,  y a consacré beaucoup d'énergie, et s'est déplacée jusqu'à Meaux, un dimanche matin.
Monsieur M..... se retrouve désormais dans la même situation qu'avant d'être arrêté, c'est à dire qu'il peut l'être à nouveau, comme tous les parents d'Aubervilliers déboutés de la circulaire Sarkozy, et ayant fait une requête en annulation d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière.
Cette requête n'est pas suspensive de la rétention, mais seulement de la reconduite à la Frontière, tant que le Tribunal Administratif n'a pas statué. En cas d'arrestation le Tribunal Administratif est généralement saisi en urgence et statue rapidement.
Quelques jours sans arrestations nous feraient le plus grand bien.
12 Juillet 2007


Un Papa
en rétention

Expulsion
prochaine

Femme et
2 enfants
seuls à
Aubervilliers
Arrestation d'un père de famille bolivien.
Nous avons confirmation d'une arrestation survenue début juillet, d'un père de famille en déplacement en Meurthe et Moselle. Monsieur Rolando MENDOZA VIDAURRE  a été conduit à Metz, où un Arrêté Préfectoral de reconduite à la Frontière lui a été notifié, sans qu'il ne comprenne de quoi il s'agissait. Il a laissé passer les 48 heures, pendant lesquelles il avait possibilité de saisir le juge du Tribunal Administratif.
Il est passé devant le juge de la détention et des libertés qui a décidé de le placer en rétention 15 jours de plus, afin d'organiser sa reconduite à la Frontière.
La famille terrassée par la nouvelle de l'arrestation n'a pas su contacter rapidement les bonnes personnes, un avocat dit avoir été prévenu trop tard pour faire une requête en annulation. De précieuses journées ont été perdues, par une suite de multiples malentendus, et aujourd'hui plus aucun recours juridique n'est possible.
Monsieur Rolando MENDOZA VIDAURRE  a été conduit au centre de rétention de Palaiseau, au sud de Paris. Sa femme est complètement désemparée, et vient de comprendre la situation. Elle a beaucoup de mal à croire que son mari puisse être expulsé d'un jour à l'autre. L'hospitalité est une tradition très vivace en Bolivie, elle la croyait aussi partagée par le pays des droits de l'homme, la France.
 Les deux enfants du couple sont:
  • une fille de 9 ans scolarisée à l'école Victor HUGO à AUBERVILLIERS
  • un garçon de 14 ans scolarisé au Collège Federico GARCIA LORCA à SAINT-DENIS
La mobilisation s'organise autour de cette famille, privée soudainement de tout revenu.
Les enfants sont très silencieux.
Personne ne sait quand Monsieur Rolando MENDOZA VIDAURRE retrouvera sa famille.
Informations recueillies auprès de la famille et diffusées avec son accord.
18 juillet 2007 Libération d'un jeune majeur Bolivien
Quelques jours après avoir appris l'arrestation déja ancienne d'un jeune majeur sans-papiers d'Aubervilliers, survenue près de Rouen, et alors que des soutiens  venaient de faire le déplacement pour lui rendre visite au centre de détention de Oissel,  nous avons eu le plaisir d'apprendre sa libération et son retour à Aubervilliers, après avoir passé un mois en rétention.
Sa famille, mal informée, a pris de gros risques pour le soutenir dans l'épreuve.
Aujourd'hui la famille est de nouveau réunie, mais la situation est précaire.
Le jeune, qui nous a rendu visite dès son retour, parait encore être un adolescent,  il nous a avoué que le mois avait été dur à Oissel. 
22 Juillet 2007 Libération d'un père de famille  
M Mendoza Vidaurre a retrouvé sa femme et ses deux enfants à Aubervilliers.
Placé en rétention pendant plusieurs semaines, après avoir été arrêté dans l'est de la France, ce père de famille n'a pu recevoir aucune visite de sa famille.
Son cas nous préoccupait beaucoup, car, très mal informé il n'avait pas saisi le tribunal administratif, en vue de voir examiner la légalité de l'arrêté de reconduite à la Frontière qui lui avait été notifié, sans même qu'il en comprenne le sens.
Nous avions reçu la famille et avions les plus grandes craintes de voir le soutien de famille disparaître pour longtemps à plusieurs milliers de kilomètres.
M. Mendoza Vidaurre est passé à plusieurs reprises devant le juge des libertés et de la détention, qui a, chaque fois, prolongé la rétention.
Par chance la procédure d'éloignement n'a pas pu aboutir pendant ce temps là.
Il est désormais libre mais reste sous le coup, pendant un an, d'un arrêté de reconduite à la Frontière.
Nous aussi avons découvert, dans ces deux derniers cas, une très grande solidarité au sein de la communauté bolivienne.
16 Août 2007

Un Papa

en rétention

Plus de recours juridique possible.


Situation critique pour la famille à Aubervilliers


Monsieur GAKOU passe devant le juge des libertés et de la détention
Lundi 20 août à 14 heures
Palais de justice de Paris
Metro Cité
(Entrée avec les touristes se rendant à la sainte Chapelle)
Salle 35 BIS
Monsieur Bakary GAKOU, père de famille d'Aubervilliers, a été arrêté début août au métro Plaisance à Paris.
Il a été placé en centre de rétention à Vincennes, un Arrêté de Reconduite à la Frontière (APRF) lui a été notifié le vendredi 3 août, à la veille du weekend, par Monsieur le Préfet de Paris. Il n'a pas compris de quoi il s'agissait et que les 48 heures pendant lesquelles, il était possible de faire une requête en annulation devant le Tribunal Administratif, englobaient le dimanche.
La famille désemparée n'a pas su joindre à temps les bonnes personnes, le Comité de Vigilance n'a été prévenu que le mardi 14 août, soit près de 2 semaines après l'arrestation.
La Cimade, qui fait un travail colossal dans le centre de rétention, ne peut malheureusement y assurer une présence permanente. Monsieur GAKOU a saisi le Tribunal Administratif, 48 heures et sept minutes après la notification de son APRF.
Il y avait bon espoir de voir l'arrêté de reconduite à la Frontière annulé par le juge, étant donnée l'atteinte considérable portée à sa femme régularisée et à ses enfants.
La requête en annulation d'APRF a été malheureusement rejetée car hors délai de sept minutes.

Monsieur Bakary GAKOU vit en France depuis 8 ans sans interruption, il y réside avec sa femme, qui est, elle, en situation régulière.
De leur mariage célébré en 1997 au Mali, sont nés deux enfants sur le territoire français : l'ainée Sirandou née en juillet 2003, est scolarisée à l'école Pierre Brossolette à Aubervilliers, et la cadette Fatoumata, née en Avril 2005, a de sérieux problèmes respiratoires qui nécessitent des soins et une surveillance médicale constante sans laquelle son état de santé pourrait s’aggraver et avoir des conséquences des plus graves.

Leur mère souffre également des mêmes troubles respiratoires et est enceinte de 6 mois.
Etant titulaire d'une carte de séjour, elle travaille légalement et possède un contrat de travail à durée indéterminée. (CDI).
Monsieur Bakary GAKOU atteste par différentes preuves de vie maritale de l’entretien effectif de ses enfants, il assure l'essentiel des revenus du ménage.

Parents et enfants sont parfaitement francophones, le père de Madame, était gendarme au sein de l'armée française.

Des appels ont été lancés à la Préfeture de Paris, qui est maintenant seule à pouvoir décider de permettre à cette famille, très liée à la France de ne pas être détruite par une décision administrative.
Compte tenu d’une union maritale stable et intense avec sa femme, titulaire d’un titre de séjour, une reconduite à la frontière de Monsieur Bakary GAKOU serait effectuée en violation de l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme. 
En outre, l’article 3-1 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant stipule que « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit  être en une considération primordiale ». 
De fait du séjour régulier de sa femme et de l’état de santé de son enfant notamment, une reconduite à la frontière prise à l’encontre de Monsieur GAKOU entraînerait une séparation de fait d’avec sa femme et ses enfants puisque ces derniers ont vocation à rester sur le territoire français.
L'enfant à naître ne pourrait connaitre son père éloigné à des milliers de kilomètres, et Madame serait plongée dans la détresse la plus grande, elle-même de santé fragile, avec trois enfants à charge dont un sous traitement médical permanent.

Le comité de vigilance s'est mis au service de la famille que nous avons rencontré à Aubervilliers.
La totalité du dossier a été transmise à la Préfecture de Paris par plusieurs intervenants.
Nous tentons de réconforter Madame, qui envisage très mal d'accoucher, sans son mari à ses cotés car la grosesse s'annonce difficile, après les deux césariennes qu'elle a déja subi.

Tous nos espoirs reposent désormais sur la décision de la Préfecture de Paris. 
 Informations recueillies auprès de la famille et diffusées avec son accord.
Lundi 20 aout

Rétention
prolongée


Dossier
à l'étude
en Préfecture
de Paris.




























Monsieur Bakary GAKOU est maintenu en rétention.
Monsieur Bakary GAKOU est passé pour la seconde fois, après 15 premiers jours de rétention, devant la  Juge de la Liberté et de la détention, qui devait décider soit de le maintenir en détention, soit de l'assigner à résidence dans l'attente de son expulsion vers le Mali.
L'arrêté de reconduite à la Frontière est maintenant définitif faute d'avoir été contesté à temps. (7 minutes de retard).
 
Nous avons accompagné Madame enceinte, et les deux petites filles au Palais de Justice de Paris.
Des membres du Réseau Education Sans Frontières, deux conseillères municipales des Mairies de Paris et Aubervilliers, d'autres soutiens et de la famille étaient venus assister à l'audience et soutenir Madame. Après toutes les autres affaires, l'affaire Gakou a été abordée.

A notre étonnement c'est la représentante de la Préfecture qui a, d'entrée, exposé la situation dramatique de la famille. (voir description ci-dessus). Elle a dit que la Préfecture avait été sollicitée par plusieurs personnes et associations à propos du sort réservé à cette famille en cas de reconduite du Papa.
Tout en nous annonçant que le dossier était à l'étude en Préfecture, la représentante a bien insisté sur le fait que Monsieur Gakou était hors délai pour pouvoir désormais plaider sa cause devant le Tribunal Administratif, et que les considérations quant à la situation familiale était sans objet devant le Juge des libertés qui doit seulement examiner la légalité de la procédure qui a conduit au placement en rétention, (et quelquefois l'annuler pour vice de forme) et éventuellement assigner à résidence la personne, plutôt que la maintenir en rétention.
Plusieurs vices de formes ont été soulevés par l'Avocate, mais la juge les a rejetés car ils auraient dû l'être, quinze jours plus tôt, lors de la première audience du JLD. Il a été demandé comme préalable à une éventuelle assignation à résidence, la remise d'un passeport, ce qui n'a pas été possible.
La juge a suivi la représentante de la Préfecture, qui demandait le strict respect des textes de loi, et il a été jugé que, sans remise du passeport, l'assignation à résidence était exclue et le maintien en rétention décidé.

Nous avons vu Monsieur GAKOU très éprouvé, il lui a été très pénible de croiser le regard de sa femme en entrant dans la salle. Il avait les jours précédents été victime d'un malaise au centre de rétention mais déclaré apte à assister à l'audience.
L'émotion était générale pour toutes les personnes dans la salle, seule la loi est restée aveugle.
Le chagrin des parents a été contenu, mais partagé par tous.
Les petites filles n'avaient pas été admises comme à la première audience. Elles étaient gardées à l'extérieur par des soutiens.
La seule consolation venait de la Préfecture, qui tout en restant ferme sur le droit, a laissé entendre qu'il décision exceptionnelle de clémence du Préfet de Paris n'était pas exclue, bien que nullement garantie.

La juge a bien voulu accepter que Madame puisse s'entretenir avec son mari quelques instants.
Nous avons ensuite retrouvé les petites dehors. Elles sont toujours restées sages et attentives, totalement conscientes que quelque chose de grave arrivait.
Nous avons rejoint ensuite Aubervilliers, la petite s'est endormie immédiatement dans la voiture, et la conversation était ponctuée de lourds silences, que nous essayions de briser.

Le sort de la famille Gakou est désormais entre les mains du Préfet de Paris que la loi autorise à procéder, de sa propre initiative et sans qu'il n'ait à le justifier, à une levée de l'arreté de Reconduite à la Frontière.

M. Gakou ne peut plus faire valoir une atteinte à la vie familliale et aux droits de l'homme, devant le Tribunal Administratif. Il ne nous reste plus qu'à espérer que ces éléments inspireront une décision de clémence à Monsieur le Préfet de Paris.
Si elle intervenait, nous noterons, qu'elle irait dans le même sens que la décision du Préfet de la Seine Saint Denis, qui n'avait pas pris d'arrêté de reconduite à la Frontière contre Monsieur Gakou, bien qu'il se soit maintenu sur le territoire, un mois après avoir reçu un refus de séjour le 7 juin 2006.
Madame ayant, déjà (et toujours aujourd'hui), un titre de séjour, la famille n'avait pas pu bénéficier, ensuite, des mesures de la circulaire du 13 juin 2006. Cette circulaire était réservée aux familles dont les deux parents étaient dans l'illégalité.
 Laisser Madame seule, avec bientôt un nourrisson, en proie aux problèmes médicaux et financiers, c'est condamner les enfants à la misère la plus grande à Aubervilliers.

Nous lançons un appel à Monsieur le Préfet de Paris pour qu'une décision exceptionnelle épargne cette famille, déjà aux prises avec de graves problèmes de santé et un tout prochain accouchement qui s'annonce délicat.

L'espoir est là.
Vous pouvez rendre visite à Monsieur Bakary GAKOU au centre de rétention de Vincennes
ENPP Avenue de joinville 75012 PARIS
(dans le bois de Vincennes, à proximité de l'entrée de l'hippodrome)
21 Aout 2007




Mardi 21 Aôut 10 h 30 du matin. Centre de rétention de Vincennes

Monsieur GAKOU est libre par décision de Monsieur le Préfet de Paris.

Nous rentrons à Aubervilliers rejoindre Madame et les enfants.

Grosse émotion et grand merci à tous.

22 Aout 2007










Les détails de la Libération de Monsieur Gakou.
Après avoir laissé, Madame et les deux fillettes seules à Aubervilliers, nous espérions, sans trop y croire, que M. Gakou pourrait échapper à l'expulsion et qu'il sortirait peut-être à l'issue des 32 jours (durée de rétention maximale autorisée).
A 23 heures 30, le Réseau Education sans Frontières 75 nous annonce la décision communiquée par la Préfecture de Paris, de libérer 2 des pères de familles arrêtés sur Paris, dont M. Gakou. Après vérification des sources, nous avons contacté M.Gakou, pour savoir ce qu'il en était. Il était toujours retenu et n'avait aucune information.
Nous sommes allés à minuit au centre de rétention de Vincennes pour essayer de le ramener le soir même auprès de sa famille. Le poste de garde n'avait reçu aucune consigne. Les bureaux étant fermés, il fallait attendre le lendemain matin 8 heures.
Le lendemain, après deux heures d'attente, Monsieur Gakou était libéré en compagnie de Monsieur Cheng vers 10 h 30 .
Après 18 jours de rétention, les premiers pas dans le soleil du bois de Vincennes sont un éblouissement. Après de nombreux coups de fils à tous ceux qui attendaient confirmation, nous sommes rentrés à Aubervilliers.
Madame prévenue depuis la veille, n'avait pas dormi.
Assister aux retrouvailles fut un beau cadeau. M Gakou avouait qu'il pensait bien ne plus revoir ses filles. Sa reconnaissance est immense pour tous ceux qui sont intervenus en sa faveur et l'on assisté. Les petites filles ne quittent plus leur père d'une semelle.
Nous avons laissé la famille reprendre ses esprits.

La décision du Préfet mérite d'être saluée, même si, pour l'instant, on ignore si l'Arrêté de Reconduite à la Frontière sera levé, et si une régularisation de Monsieur GAKOU interviendra pour qu'enfin le traumatisme d'une disparition brutale de leur père, ne soit plus infligé aux fillettes.

Dans ce dossier qui semblait désespéré au départ, le travail en commun de beaucoup de personnes a réussi à sauvegarder l'unité de cette famille.
 Merci à tous de la part de Madame, de Monsieur, des fillettes et même de l'enfant à naître.
30 Août 2007























Audience mouvementée au Tribunal Administratif de Cergy
 Un couple et une maman étaient convoqués ce matin au Tribunal Administratif, suite aux requêtes en annulation des Arrêtés de Reconduite à la Frontière, pris en 2006 par le Préfet de Seine Saint Denis.
Nous les avons accompagnés au Tribunal. Pour la première fois, les audiences avaient lieu le matin, avec d'autres personnes issues des centres de détention et conduites au Tribunal sous escorte policière.
Après que se soit déroulé la première audience du couple d'Aubervilliers, et alors que nous procédions à l'habituel "débriefing" dans le couloir du Tribunal.  Nous avons été prévenu par Jean Michel Delabre, (RESF93) qu'une audience était en cours avec un papa d'Aubervilliers. Nous avons pu assister, aux dernières minutes de l'audience, et avons découvert un Papa accablé, gardé par des policiers en civil et entouré de deux petits enfants apeurés. La mère était dans la salle, dans un état d'angoisse et de désespoir tel, que le président aurait menacé de la faire évacuer si elle ne se calmait pas.
Le président s'est ensuite retiré pour délibérer. Nous avons tout de suite pris en main la maman, avec l'aide de l'interprète présent. Vu son état d'angoisse, sa confusion était grande et il n'a pas été facile de reconstituer les évènements.
Monsieur a été contrôlé, rue des Ecoles à Aubervilliers, en arrivant chez lui, et sous les propres yeux de Madame, qui guettait son arrivée à la fenêtre. Bien que Madame ait une autorisation provisoire de séjour, elle a eu peur de se manifester. Monsieur a été menotté et conduit au centre de rétention de Bobigny.
Il lui a été remis ensuite un Arrêté de Reconduite à la Frontière, qui, heureusement, a été contesté dans les 48 heures, c'est pourquoi il était conduit ce matin devant le juge du Tribunal Administratif. Sa femme enceinte, l'avait rejoins sur place avec les deux enfants. La famille était totalement inconnue du Comité de Vigilance, et n'avait même pas été informée de l'existence de la circulaire du 13 juin 2006.
Toutes les personnes présentes ont tenté de rassurer Madame, y compris les policiers, membres de l'escorte. L'audience a enfin repris, et nous avons entendu la phrase qui sauve " L'arrêté de Reconduite à la Frontière est annulé", après les quelques minutes nécessaires à la famille pour comprendre qu'il s'agissait d'une libération immédiate, les visages se sont éclairés.
Nous avons ensuite enchainé par la seconde audience pour laquelle nous étions venus.

Des soutiens d'Aubervilliers ont pris en charge la famille et l'a reconduite à Aubervilliers.
Les parents sont venus du Cap Vert, il y a plus de six ans, les deux enfants, (et bientôt trois) sont nés en France. Monsieur circulait avec son passeport, et n'avait constitué aucun dossier, si bien que presque aucune pièce n'avait été transmise au Tribunal. Malgré ces circonstances très défavorables, le Président s'est fait décrire précisément la situation et a décidé d'annuler la reconduite à la Frontière.
Il est vrai qu'il a été à même d'appréhender la situation de détresse totale dans laquelle la famille aurait été plongée si le papa avait été éloigné.
L'administration, elle, semble continuer à refuser d'entrevoir les conséquences de telles décisions.

10 Septembre 07













Madame Felicidad MENDOZA, mère de famille d’Aubervilliers est en garde à vue depuis ce matin au Commissariat de Sèvres dans le 92.

Son mari lui aussi avait été arrêté dans le 92 au mois de juin 2007, puis relâché grâce aux interventions du Comité, et de la Mairie d’Aubervilliers.
 
Le couple est arrivé en France en 1998, depuis les Philippines.
Les deux enfants sont nés en France .
  • Une fille en 1998, 
  • Un garçon né en 2001
Tous deux scolarisés à Aubervilliers.
A la suite du refus de séjour au titre de
la circulaire Sarkozy du 13 juin 2006, chacun des parents a reçu en Arrêté de reconduite à la Frontière.
Deux requêtes en annulation des l’arrêtés de reconduite à la Frontière sont enregistrées au Tribunal Administratif de Cergy. Les parents attendent d’y être convoqués.
 
Depuis ce matin le Comité de Vigilance et une élue d’Aubervilliers essaye d’obtenir des nouvelles du commissariat de Sèvres. Mais aucune nouvelle n’est communiquée, la police dit attendre la décision de la Préfecture du 92.
 
Toutes interventions sont bienvenues, pour obtenir la libération de Madame MENDOSA, afin que lui soit épargné le centre de rétention, et qu'elle puisse retrouver ses enfants, déjà éprouvés par l'arrestation de leur papa au mois de juin. 

Madame Felicidad MENDOZA, mère de famille d’Aubervilliers a été placé en centre de rétention après avoir passé la journée du lundi 11 septembre,  au Commissariat de Sèvres dans le 92.

Son mari lui aussi avait été arrêté dans le 92 au mois de juin 2007, puis relâché grâce aux interventions du Comité, et de la Mairie d’Aubervilliers.
Lundi les interventions répétés du comité et d'élus d'Aubervilliers n'ont pas abouti.
Nous avons cru que Madame MENDOZA était victime d'un second arrêté de reconduite à la Frontière, ce n'est pas le cas.

Informations recueillies auprès de la famille et diffusées avec son accord.
10 septembre
Seconde arrestation
Monsieur B... père de famille d'Aubervilliers, a été arreté à Ivry sur Seine.
Il a été transféré à Cachan et risque de nouveau un Arrêté de reconduite à la Frontière.
La coordination 93 et le comité de Vigilance aide la famille à réunir les pièces.
Un avocat est trouvé.
11 septembre 2007 Encore une arrestation, nous sommes appellés à l'aide par la fille ainée de Monsieur  W..car elle a été informée que son père était arrêté et était au commisariat du 3 ème.
Nous connaissons bien la famille, car nous les avons aidé l'an passé alors qu'ils vivaient à Aubervilliers. Le message ci-dessous a été diffusé sur la liste RESF 75.
Monsieur Huaihui WEN père de famille Chinois d'Aubervilliers.  
au commissariat du 3 ème arrondissement de PARIS   
Sa fille a été prévenue par une personne du Commisariat vers 18 heures, qui a donné le numéro 01 42 76 13 00.
Elle a rappellé ensuite mais on a refusé de lui passer son père, et on lui a interdit de rappeller  "Une dame très méchante".

J'ai rappelé ce soir, 11 septembre vers 20 heures.
Il m'a été dit (par une dame), que l'on ne pouvait pas même me dire s'il y était, et que aucun renseignement ne serait communiqué, et qu'il verra son dossier examiné par l'officier qui se chargera de réunir les pièces et de contacter la famille en temps utile.
Je suis persuadé qu'il est toujours sur place.
J'ai le contact avec sa fille qui m'informera dès qu'elle sera jointe.

Toute personne qui parviendrait à en savoir plus, peut me contacter.
Merci de contacter vos interlocuteurs parisiens, et bonne chance avec le Commissariat.
J'ai proposé de faxer des éléments, cela m'a été refusé.

Les membres de Resf 75 ont pris le relais, mais la famille  nous a informé le lendemain, que le dossier était désormais aux mains d'un avocat spécialisé, et nous a remercié pour notre aide.
12 septembre

Maintien
en rétention
à Paris



2 enfants seuls
avec leur père
à Aubervilliers.
Audience devant le juge des libertés et de la détention pour Madame MENDOZA
14 Heures.Palais de justice de Paris
Elle supporte très mal d'être séparée de ses enfants, et est dans un grand désarroi au centre de rétention.
Nous étions 5 soutiens du comité à nous être déplacés à l'audience, nous y avons retrouvé beaucoup de soutiens de la famille et d'amis philippins. Tous très émus de voir cette maman sous les verrous.
La préfecture du 92 n'avait même pas daigné envoyer un représentant pour contredire l'avocate. Un vice de forme important a été soulevé par l'avocate, car elle a rappelé au juge que le placement en détention devait être une mesure exceptionnelle, et que l'administration se devait de diligenter au plus vite une procédure.
Or la Préfecture n'avait toujours pas saisi le tribunal administratif de Cergy afin que puisse être planifiée une audience, imposant, par sa négligence, des jours de rétention supplémentaires à Madame Mendoza. L'absence même de représentant à l'audience confirmait bien la négligence de l'administration.
Le juge a écouté l'avocate, sans jamais croiser le regard de Madame Mendoza.
Il a ensuite commencé à dicter son jugement. Nous nous sommes réjouis à l'écoute des premieres phrases, jusqu'à que fut prononcé le mot "cependant" et que le juge se mette à brasser du papier, avant de poursuivre sur un ton monocorde et inaudible, et de conclure sur le maintien en rétention. L'avocate a eu la lourde de tâche d'informer Madame Mendoza. Le juge la regardait enfin et observait sa réaction.
Nous avons quité la salle ecoeurés.
Nous sommes, peu après, allés rendre visite à Madame Mendoza au centre de rétention.
Alors que nous pensions la trouver en pleurs, c'est presque elle qui nous a remonté le moral. Elle avait vu avant nous, qu'il n'y avait rien à espérer de ce juge devant lequel certaines de ces co-détenues étaient passées le matin.
Tous nos espoirs se portent maintenant sur le tribunal Administratif, ou sera enfin examiné la situation familiale.
12 septembre à l'aube
Arrestation d'un père de famille

Monsieur Kane a été interpellé à son domicile et conduit au commissariat de Cergy, il est père de 3 enfants, dont deux sont scolarisés respectivement à Joliot-Curie et Jean Perrin, le troisième n'étant pas encore scolarisé. 
Il a commis l'erreur d'acquerir des objets de provenance douteuse, et est entendu par la police. Cette situation préocuppe beaucoup les enseignants et les soutiens car tout le monde sait qu'un sans-papiers n'a pas droit à l'erreur, et que le moindre soupçon de délit, peut être puni d'une destruction de la famille, par l'éloignement du père.
Le comité prend en charge ce nouveau dossier, mais sans grand espoir.
Vers 15 heures nous apprenons la libération de Monsieur Kone, sans suite judiciaires. Grand soulagement de tous.
13 septembre 2007


Audience à CRETEIL
Appel aux soutiens disponibles.
Monsieur B.., père de famille d'Aubervilliers, est passé devant le juge des libertés à CRETEIL.
Son maintien en rétention a été décidé, mais de retour au centre de rétention, il a été libéré faute de place.
Il comparait, maintenant devant le TRIBUNAL ADMINISTRATIF
VENDREDI 14 SEPTEMBRE
à 11H30.
 

Tribunal Administratif de MELUN
43, rue du Général de Gaulle
77008 Melun Cedex
 Accès à partir de la gare SNCF de Melun, par les transports en commun, prendre le bus ligne A, arrêt "centre culturel".
Monsieur B.., papa de 3 enfants a été arrêté lundi 10, à Ivry sur Seine. La famille demeure à Aubervilliers. Il a été placé au centre de rétention de Choisy le Roi.
Il a été frappé d'un Arrêté de reconduite à la Frontière, (APRF) de la part du Préfet du Val de Marne.
Il vient d'avoir la grande chance d'être libéré faute de place, au centre de rétention.
Le juge du Tribunal Administratif doit examiner la légalité de cet arrêté et déterminer, entre autres points, s'il ne viole pas les textes qui protègent la famille et les enfants.
Si le juge le décide, ce papa, devra être reconduit à la frontière.
Il devra décidé de laisser ou non sa femme et ses enfants seuls en France.

La volonté de la Préfecture est de renvoyer les familles au complet, mais elle n'hésite pas à éloigner des parents seuls, comme s'est arrivé au mois d'Aout pour un papa d'Aubervilliers.
En cas de jugement positif, c'est à dire si le juge déclare illégal, l'arrêté de reconduite à la Frontière pris par la Préfecture, en violation des lois françaises et des textes signés par la France, il arrive que la Préfecture fasse appel et plonge de nouveau les familles dans l'angoisse.
Un jugement positif permet la délivrance d'une APS Autorisation Provisoire de Séjour de 3 mois, sans autorisation de travailler, dans l'attente du réexamen du dossier par la Préfecture, sans garantie d'obtenir une régularisation.
La situation s'annonce très délicate à Melun.
Jeudi 20 Septembre 2007
Venez avec nous.

Tribunal
Administratif
de Cergy







Madame Mendoza
est libre

La famille MENDOZA passe jeudi 20 Septembre
au Tribunal Administratif, à Cergy.
La maman est en rétention à Paris depuis le 11 Septembre..
(En France depuis 1998, les deux enfants sont nés en France)  
Venez soutenir la famille MENDOZA
Jeudi 20 septembre 2007
Après avoir passé la semaine à préparer le dossier, avec l'aide précieuse de Madame Felicidad MENDOZA, qui, depuis le centre de rétention, faisait le lien entre toutes les personnes concernées, nous avons conduit ce matin Monsieur Allan MENDOZA au Tribunal, accompagnés de nombreux soutiens.
Nous y avons retrouvé Madame Felicidad MENDOZA sous escorte policière. Les embrassades menottes aux poignets nous ont profondément émus.
La salle d'audience était remplie par les soutiens, et la famille. Le Président, que nous ne connaissions pas, a dirigé les débats. Il a demandé que lui soit exposée en détail la situation, par l'avocat, puis par la Préfecture.
Il a posé de nombreuses questions au couple. Ensuite, il a demandé aux soutiens d'intervenir.
Une conseillère municipale d'Aubervilliers, la directrice de l'école des enfants, puis la future employeur sont chacune intervenues pour confirmer les attestations déjà jointes au dossier, et les dires de l'avocat.
Madame Felicidad MENDOZA a ensuite repris la parole, attentivement écoutée par le Président, elle a entre autres expliqué comment elle s'était mis à apprendre le Français à la naissance de sa fille aînée, pour pouvoir dialoguer avec les médecins, puis, plus tard, pour pouvoir aider les enfants dans leurs devoirs.
La décision d'éloignement de cette maman, si bien intégrée, passait désormais pour une aberration totale.
La Préfecture a, cependant, comme d'habitude, trouvé des reproches à faire au couple, en particulier du fait que leur première demande de séjour ne date que de 2006, après 8 ans de séjour irrégulier.

Le Président s'est retiré ensuite pour délibérer.
Ces quelques minutes ont été pénibles, car le Président n'avait pas laissé transparaître son opinion, et que le et qu'il nous était bien difficile de rassurer la famille.
L'audience a repris, le Président a annoncé l'annulation de l'arrêté de reconduite de Madame, puis de Monsieur, puis a annoncé l'affaire suivante.
C'est dans les embrassades que nous avons évacué la salle.
Après 10 jours de rétention, privée de ses enfants, Madame Felicidad MENDOZA ne sera pas reconduite aux Philippines, comme s'acharnait à le faire la Préfecture en demandant avec insistance un laissez-passer consulaire auprès des autorités philippines.
Ce soir la famille s'est reconstitué, tout a été expliqué aux enfants, qui avaient de plus en plus de mal à croire à la thèse d'une mission spéciale de baby-sitting de leur maman, coîncidant avec une baisse de moral subite de leur papa.
L'épreuve de la rétention nous apparait injustifiable pour cette maman, elle nous montre que la machine administrative est impossible à arrêter ailleurs que devant un juge administratif.
La somme de travail pour y parvenir et les souffrances endurées nous ont, une fois de plus, détourné d'autres tâches beaucoup plus utiles et constructives.
Merci à tous les soutiens qui sont venus rendre visite au centre de rétention à Madame MENDOZA, et sont venus à l'audience. Ils ont permis à Madame MENDOZA de ne pas sombrer dans le désespoir et au juge de mieux appréhender la situation.
3 Octobre 2007

Arrestation d'un père de famille, libération en soirée
Un père de famille chinois a été retenu toute la journée à la gendarmerie de Chevilly la rue. Par nos appels répétés, nous avons appris que le dossier était désormais aux mains de la Préfecture, qui devait décider de la suite.
Ce papa avait essuyé un inexplicable refus de séjour à l'occasion de la circulaire Sarkozy du 13 aout 2006, il avait été ensuite frappé d'un Arrêté de reconduite à la frontière le 16 octobre 2006, contre lequel nous avions fait une requête en annulation.
Il attend, depuis preque un an, d'être convoqué au Tribunal Administratif.
Ce papa demeure en France depuis 18 ans, et toutes ses tentatives de régularisation ont jusqu'à présent été rejetées par l'administration..
Il a été libéré en fin d'après midi, sans que la Préfecture ne donne suite.
Il est probable qu'étant donné la durée de séjour, la Préfecture considère qu'elle ne parviendra plus à obtenir une décision de justice rendant possible son expulsion.
Le pas vers la régularisation reste à franchir, un jugement favorable au Tribunal Administratif pourrait en être la clef. Nous l'espérons tous.
16 Octobre 2007

Arrestation
d'un Papa


Arrestation d'un papa Moldave ,Monsieur Gheorghe GROHOLSCHII.
Nous avons appris aujourd'hui l'arrestation d'un papa Moldave, totalisant près de 10 ans de présence en France, et dont la préfecture n'avait pas cru bon de prendre un arrêté de de reconduite à la frontière, après lui avoir signifié un refus de séjour lors de la circulaire Sarkozy.
Son fils est élève de 1ere année au Lycée Timbaud d'Aubervilliers.
RESF et le Comité de Vigilance sont intervenus en Préfecture, qui devrait décider très prochainement de lui signifier, ou non, un arrêté de reconduite à la Frontière.
Il a été placé ce soir en rétention au Mesnil Amelot près de Roissy.
Il comparaît Jeudi 18, à 10 heures, devant le juge des libertés et de la détention de Meaux. 
22 Octobre 2007
13h45


Tribunal Administratif
de Melun


Pour Monsieur Groholschii, le papa d'Andrian, élève à Jean Pierre Timbaud.
Appel aux soutiens
Une papa en rétention passe au Tribunal Administratif de Melun
Lundi 22 Octobre 2007 à 13 h 45.
Monsieur Gheorghe GROHOLSCHII, moldave, est le père de Andrian, élève au Lycée professionnel Jean-Pierre Timbaud  d’Aubervilliers.
Il a été arrêté le 16 Octobre au matin, pour défaut de titre de séjour, et placé le soir au centre de rétention du Mesnil Amelot.
Là, il lui a été notifié un arrêté Préfectoral de reconduite à la Frontière, par le Préfet du 93. Son avocat a aussitôt saisi le tribunal administratif, dans l’espoir que le juge administratif juge cette décision administrative illégale et l’annule.
Le juge de la liberté et de la détention avait décidé de le liberer, à la suite d'une erreur de procédure, malheureusement le parquet a fait appel. Le juge de la cour d'appel a décidé de maintenir
  Monsieur Gheorghe GROHOLSCHII en rétention.
La famille a été très éprouvée de ce revirement, alors qu’elle le croyait libre.
Le Tribunal Administratif doit maintenant juger de la légalité de l'Arrêté de reconduite à la Frontière. A l'issue de l'audience, Monsieur Groholschii sera, soit libéré, soit replacé en rétention puis expulsé.
La famille a besoin de soutien dans cette épreuve, l’entrée est libre, toutes les personnes disponibles peuvent venir.
Votre présence montrera au juge que le sort de cette famille ne vous laisse pas indifférent, elle peut être le petit + qui fera pencher la balance du bon coté. Toute manifestation bruyante de mécontentement est à proscrire, pour ne pas irriter le juge.
 
Tribunal Administratif de Melun à 13 h 45, Lundi 22 Octobre
43 rue du Général De Gaulle
77008 MELUN
Ligne RER D, direction Melun
A partir de la gare de Melun, prendre le bus ligne A, arrêt "centre culturel".
Situation de la famille
Monsieur Gheorghe GROHOLSCHII est entré en France en 2000, il est allé ensuite rechercher, en Moldavie, sa femme et son fils qui sont arrivés en 2002. La famille vit en France depuis 5 ans et le père maçon subvient entièrement aux besoins de la famille, ses qualifications sont recherchées dans le bâtiment. La famille est locataire d’un appartement à Aubervilliers.
Le fils Andrian a très vite appris le Français, âgé aujourd’hui de 17 ans,  il est cette année un bon élève du lycée Jean Pierre Timbaud d’Aubervilliers. Etant arrivé en France avant 13 ans, il est en droit d’obtenir un titre de séjour à 18 ans.
Si ce papa est expulsé il deviendra très difficile à Andrian de poursuivre ses études.
L’absence du soutien de famille conduira Andrian et sa mère dans de grosses difficultés.
Monsieur Gheorghe GROHOLSCHII a pourtant multiplié les démarches en Préfecture pour se faire régulariser, il a toujours été éconduit. Aujourd’hui le Préfet a décidé sa reconduite à la frontière, sans considérer l’excellente intégration de cette famille.
Le juge du Tribunal Administratif devra décider, si cette Arrêté de Reconduite à la frontière est légal et ne viole pas les lois françaises, et les traités signés par la France, en particulier dans le domaine des droits de l’homme, de la protection de la famille et des droits de l’enfant.
Si le juge confirme l’Arrêté de Reconduite à la Frontière, la Préfecture aura les mains libres pour reconduire Monsieur Gheorghe GROHOLSCHII en Moldavie et détruire cette famille.
Audience
du 22 Octobre



Enfin libre
après 7 jours de rétention.

Expulsion
évitée.
Monsieur Groholschii est libre.

Le juge du Tribunal administratif de Melun a annulé l'Arrêté de reconduite à la Frontière pris par le Prefet du 93.
Grosse émotion pour la famille et les soutiens.
Compte rendu de l'audience du 22 Octobre 2007, au Tribunal Administratif de Melun
Après avoir passé, le weekend à réunir les pièces qui nous paraissaient importantes, sans savoir si l'avocat chargé de l'affaire serait interessé par notre contribution, nous avons dû, au dernier moment  persuader Madame de se rendre au Tribunal. La crainte de l'arrestation de la famille au complet, bien qu'elle soit fort peu probable, d'après nos meilleures sources, est toujours une éventualité qui risque de disuader les familles de se déplacer, alors qu'il est très important de montrer au juge qu'il a, entre ses mains, le sort d'une famille et non pas d'un simple individu.
Nous avons donc retrouvé devant le Tribunal, Madame Groholschii acompagnée de personnes régularisées de la famille de Monsieur. Deux professeurs du Lycée Jean Pierre Timbaud, étaient aussi venues d'Aubervilliers, porteuses d'une pétition des professeurs d' Andrian.
Monsieur Groholschii était gardé dans une camionette de la gendarmerie stationnée dans la cour du Tribunal. Les sept jours de rétention étaient inscrits sur son visage.
Nous avons enfin découvert l'avocat, et avons pu faire un point rapide avec lui, avant que la juge ne décide de modifier l'ordre de passage pour commencer par Monsieur Groholschii, et une autre personne. Nous sommes donc rentrés dans la salle du Tribunal, d'aspect vieillot et dont le plancher gemissait sous le poids des gendarmes. A notre grande surprise aucun représentant de la Préfecture ne s'était déplacé, l'avocat était donc seul face au juge. Il a pu présenter ses arguments sans contradicteur. Il a mentionné le fait que la Préfecture avait motivé l'Arrêté de Reconduite à la Frontière sur une entrée illégale sur le territoire, alors que l'entrée avait été régulière avec visa touristique. Il s'est étonné que la Préfecture ne mentionne aucune des multiples démarches faites en Préfecture par la famille jusqu'en 2006, et semble considérer qu'elle avait affaire à une personne inconnue de ses services. Un argument important était le fait qu'ayant été l'objet de refus de séjour en 2006, la Préfecture, du fait d'une lacune de la loi, n'est pas en droit de notifier une APRF en 2007. Il a enfin insisté sur la profession de maçon qui autoriserait peut-être bientôt la régularisation, sur les bons résultats d'Andrian, sur la parfaite intégration de la famille à Aubervilliers, et sur la présence de soutiens sur la ville.
Monsieur Groholschii a eu droit à la parole, mais il n'a pas parlé en Français intimidé par l'interprète qui devait craindre pour sa place. Il est bien regrettable que la juge ait pu croire qu'il ne parle pas français, alors qu'il s'exprime très couramment, et n'a aucune difficulté à se faire comprendre par tous, y compris les gendarmes.
L'affaire a été mise en délibéré, puis la seconde personne a comparu.
Ensuite la juge s'est retirée de longues minutes, avant de revenir pour rendre sa décision.
Nous avons tendu l'oreille, alors que le parquet gémissait de plus belle sous les déplacements incessants de personnes pour qui cet instant n'était rien.
Ceux qui avaient saisi le sens du verdict, on pu rassurer les autres. L'arrêté de reconduite à la Frontière était annulé pour défaut de base légale. Il nous faudra attendre le jugement complet pour savoir si la vie de famille a été considérée par la juge, ou s'il ne s'agit que d'une annulation de pure forme.
Après quelques conciliabules de gendarmes, Monsieur Grocholschii nous a été rendu, avec des yeux un peu plus rouges. Ils nous a tous embrassés et chaudement remerciés.
Après un petit café de "Débriefing", nous sommes tous repartis soulagés vers nos occupations.
La famille tient à remercier tous ceux qui ont contribué au résultat.
14 décembre 2007

Arrestation
d'un Papa


La Maman
et le bébé seuls
à Aubervilliers
Un papa en rétention à Paris-Vincennes
Sa femme et leur bébé seuls à Aubervilliers
Nous avons appris l'arrestation, lors d'un contrôle d'identité dans le métro, d'un jeune père de famille d'Aubervilliers. Après avoir été conduit au commissariat de la Goutte d'Or, d'ou il a été impossible d'en savoir plus,  Monsieur Zonglei WANG a été conduit au centre de rétention de Paris Vincennes.
Il lui a été notifié un Arrêté Préfectoral de reconduite à la Frontière, émis par le Préfet de Paris. Il a désormais 48 heures pour saisir le juge du Tribunal Administratif pour contester cet arrêté. La Cimade est absente du centre de rétention jusqu'à Lundi, il ne peut disposer d'aucune aide sur place. La famille a fait appel à un avocat spécialisé et compte sur le soutien du comité de Vigilance.
Situation familiale:
Monsieur Zonglei WANG  est arrivé en France en 1998.
Il a rencontré sa femme en France. Malgré leur situation administrative précaire, le couple a décidé de fonder une famille dans l'espoir de voir leurs enfants grandir en France, loin des souffrances vécues en Chine.
Le mariage a été célébré à la Mairie d'Aubervilliers fin 2006
L'année suivante, la petite Justine est née, elle est âgée aujourd'hui de 9 mois.
Jusqu'à hier elle vivait entourée de ses deux parents.
Le Préfet de Paris vient de décider la reconduite en Chine du Papa, pays qu'il a quitté depuis bientôt 10 ans, alors qu'il était encore adolescent.
La maman doit maintenant faire face toute seule avec son bébé à Aubervilliers.
A la detresse morale s'ajoute la perte du revenu paternel qui constituait l'essentiel des revenus du ménage.
Monsieur Zonglei Wang doit passer demain samedi devant le juge des libertés et de la détention qui doit décider, ou non, de prolonger sa rétention administrative.
 Samedi 14 Décembre 2007 10 Heures
 Audience devant Juge des libertés et de la détention.
 
Palais de justice de Paris
Metro Cité
(Entrée avec les touristes se rendant à la sainte Chapelle)

Salle 35 BIS
Le maintien en rétention est demandé par la Préfecture de Paris, pour disposer du temps nécessaire à l'organisation de la reconduite forcée en Chine, ce qui conduira à la destruction de cette famille d'Aubervilliers.
14 décembre 2007

Maintien en rétention





et comparution
Lundi 17 décembre
devant le Tribunal Administratif de
Paris.




M.Zonglei WANG a été maintenu en rétention par le juge des libertés et de la détention, sa femme et son bébé restent seuls à Aubervilliers.
Appel aux soutiens
Ce jeune Papa passe au Tribunal Administratif de Paris
Lundi 17 Décembre 2007 à 12 h 30.
Venez soutenir la famille.
Situation familiale:
Monsieur Zonglei WANG  est arrivé en France en 1998.
Il a aussitôt demandé l'asile à la France, sa demande a été rejetée.
Il a rencontré sa femme en France. Malgré leur situation administrative précaire, le couple a décidé de fonder une famille dans l'espoir de voir leurs enfants grandir en France, loin des souffrances vécues en Chine.
Le mariage a été célébré à la Mairie d'Aubervilliers fin 2006
L'année suivante, la petite Justine est née, elle est âgée aujourd'hui de 9 mois.
Jusqu'à hier elle vivait entourée de ses deux parents, à Aubervilliers.

Arrêté le 12 décembre, ce papa a été conduit au centre de rétention de Vincennes, le Préfet de Paris a décidé de le reconduire de force en Chine. Il a pu dans les 48 heures autorisées, saisir, avec l'aide de son avocat, le Tribunal Administratif de Paris pour contester cette décision administrative qui conduit à la destruction de sa famille.
Le Tribunal Administratif doit maintenant juger de la légalité de l'Arrêté de reconduite à la Frontière.
A l'issue de l'audience, Monsieur Zonglei WANG sera, soit libéré, soit conduit immédiatement devant la cour d'Appel, car il a fait appel, sans grand espoir, de son placement en rétention administrative.
La famille a besoin de soutien dans cette épreuve, l’entrée est libre, toutes les personnes disponibles peuvent venir.
Votre présence montrera au juge que le sort de cette famille ne vous laisse pas indifférent, elle peut être le petit + qui fera pencher la balance du bon coté. Toute manifestation bruyante de mécontentement est à proscrire, pour ne pas irriter le juge.
 
TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS
7 rue de Jouy 75004 PARIS
75181 Paris Cedex 04
 Accès par transports publics: 
 Métro    Saint-Paul (Le Marais) [ligne 1]
ou  Pont Marie (Cite des Arts) [ligne7]
.

Si aucun des jugements ( Tribunal Administratif et Cour d'Appel) n'est positif, Monsieur Zonglei WANG sera replacé en rétention et l'état Français mettra tout en oeuvre pour réaliser au plus vite sa reconduite en Chine.
17 décembre 2007

Arrêté de reconduite à la Frontière
confirmé par le juge du Tribunal Administratif de Paris.

M.Zonglei WANG a été maintenu en rétention.
Son arrêté de reconduite à la Frontière est désormais définitif, le juge n'a pas annulé la décision du Préfet de Paris.
Nous avons retrouvé Madame Wang, très éprouvée, et la petite Justine, devant le Tribunal Administratif de Paris, entourées de nombreux amis de la famille.
Monsieur Zonglei WANG était, lui, sur le banc réservé aux prévenus sous escorte policière. A sa demande, et sous le regard des policiers il a pu embrasser sa femme et prendre son bébé dans les bras. Voir un père prendre peut-être pour la dernière fois avant très longtemps son jeune enfant, ne laisse pas indifférent. Nous lui avons caché notre émotion, il a remis le bébé calmement à sa femme, au grand soulagement de l'escorte qui semblait craindre un incident.
Nous avons pu ensuite assister à l'entretien que M Zonglei WANG a eu avec son avocate. Elle lui a demandé des précisions sur les conditions d'exercice du culte chrétien, religion à laquelle il affirme appartenir et les raisons qui l'ont faire fuir la Chine. Voyant qu'il répondait systématiquement en Chinois, nous sommes intervenus à plusieurs reprises pour que la conversation se déroule au maximum en français, et avons bien vu qu'il était tout à fait capable de se faire comprendre en Français.
Même si l'entretien a eu lieu presque entièrement en Chinois pour évoquer la situation en détail, nous avons encore vivement conseillé à Monsieur WANG de répondre en français aux questions simples du juge, et d'éviter d'avoir recours systématiquement à l'interprète.  Une pétition de fidèles d'une église protestante de Paris en faveur de M. WANG, a été jointe au dossier.
L'audience a débuté. Après plusieurs autres affaires a été abordé le cas de M. Wang.
L'avocate avait fait un gros travail de recherche sur les persécutions subies par les Chrétiens originaires de la ville natale de l'intéressé, et sur les jurisprudences françaises qui tenaient compte de celles-ci pour conduire à des décisions favorables.
Elle a aussi insister sur son jeune age (16 ans) lorsqu'il était arrivé en France, et son inexpérience qui ne lui avait pas permis de faire aboutir sa demande d'asile.

La Préfecture s'est bornée aux objections types sans entrer en détail dans le dossier.


Le juge a alors demandé à Monsieur WANG s'il avait quelque chose à ajouter.

Au lieu de répondre directement, il s'est adressé à l'interprète qui est apparue peinée d'être sollicité et d'avoir à traduire les paroles du juge. M. WANG a répondu ensuite 2 mots en Français "non, merci", qui resteront les seuls mots français que la juge aura entendu de sa bouche.
L'affaire a été mis en délibéré, l'avocate comme nous regrettait que les presque 10 ans  en France n'aient pas donné assez d'assurance à son client pour qu'il puisse envisager de parler en tête à tête avec un juge.

L'affaire étant mise en long délibéré, et Madame très bien entourée par ses amis, nous avons quitté la salle avant le verdict. Sans nouvelle à l'heure convenue, nous avons appris par l'avocate que la requête avait été rejeté.

L'arrêté de reconduite à la Frontière est donc définitif.
Après un rapide passage devant la cour d'Appel du juge des libertés, qui a confirmé le placement en rétention, Monsieur Zonglei WANG a été reconduit au centre de rétention d'ou sera organisée son expulsion vers la Chine.
La petite Justine passera le premier Noël de sa vie sans son père.

22 décembre 2007
LIBRE



Noel en famille
à Aubervilliers.
Monsieur Zonglei WANG libéré sur décision exceptionnelle du Préfet de Paris.
M.Zonglei WANG est sorti hier soir vers 19 heures du centre de rétention.
A l'heure du dîner, ordre lui a été donné de réunir ses affaires, il a ensuite été conduit hors les murs et s'est retrouvé dans le bois de Vincennes sans même pouvoir y croire.

Il a rejoint ensuite sa femme et son bébé, et récupère actuellement à Aubervilliers.
Terrassé par la fatigue et l'émotion, il a légèrement oublié de nous prévenir.

La préfecture de Paris, sollicitée à multiples reprises par le Réseau éducation sans frontière 75, qui s'acharne à faire libérer les pères de familles, a pris là une décision humaine que nous saluons.
La petite Justine passera donc le premier Noël de sa vie avec son Papa.
Le Comité remercie chaleureusement tous les soutiens, et en particulier les membres de RESF75 qui ont fait beaucoup pour éviter la destruction de cette famille d'Aubervilliers.
Les interventions multiples, lettres, fax, et mails ont contribué pour beaucoup à la remise en liberté de ce jeune papa.
Joyeux Noël et merci pour ce cadeau !
1 avril 2008


La maman d'un bébé de 7 mois placée en rétention à Paris
depuis le 28 mars.
Nous apprenons l’arrestation dans un restaurant de Paris, de la maman chinoise d’un bébé de 7 mois. La maman ne nous connaissait pas, et c’est la Cimade du centre de rétention de Paris Cité, qui a découvert lundi que l’Arrêté de reconduite à la Frontière, pris le vendredi 28 au soir par le Préfet de Paris, n’avait pas été contesté à temps (48h).
Les arrestations du vendredi conduisent souvent à cette situation car la Cimade de peut pas assurer la permanence le week-end.

Dans ce cas le préjudice n’était pas énorme car les chances de voir annuler l’arrêté au Tribunal Administratif étaient minces.
Arrivée en 2001, elle s’est marié en 2007, et a accouché peu après d’un petit Jasmin. Le couple ne pouvait se prévaloir d’une vie familiale sur la durée.
Le législateur aurait très probablement suivi la Préfecture qui prétend que la vie familiale peut être reconstituée sans difficulté à l’étranger. L’expérience nous prouve que le retour de la famille au complet en Chine, hypothèse Préfectorale, n’a que très rarement lieu. Le conjoint encore libre, est très souvent tenu par des dettes et ne peux pas quitter la France, sans exposer à des représailles. Il doit donc, travailler double, pour faire garder les enfants, et constituer un pécule qui permettra à sa femme de le rejoindre un jour. La volonté vitale de ressouder une famille brisée par l’expulsion et assurer un avenir aux enfants fait accepter les pires conditions de vie aux parents.
L’avocat de Madame PAN, a essayé de la faire libérer devant le juge de la liberté et de la détention, en invoquant des vices de procédure lors de l’arrestation. Le juge n’a pas voulu l’entendre, elle est donc retournée en centre de rétention.
L’avocat a fait immédiatement appel de la décision de maintien en rétention.
2 avril 2008
Libérée
Nous étions en contact ce matin avec la Cimade, l’avocat de Madame PAN et son mari. En quelques minutes, elle a été conduite devant le juge de la cour d’appel au Palais de justice. Son avocat, grand spécialiste du vice de procédure, est parvenu à obtenir sa libération immédiate.
Elle reste sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière, et peut être reconduite en Chine, en cas de nouvelle arrestation.
Nous avons pu lui parler, une fois chez elle, elle a retrouvé son enfant et se remet de sa peur. Une histoire courte comme on les aime à Aubervilliers.
9 avril 2008


2 papas
placés en rétention
Monsieur Ansheng DAI a été arrêté mardi matin 8 avril à la Courneuve.
Nous étions sans nouvelles de lui, jusqu'à ce matin.
Il a été placé en centre de rétention à Paris-Vincennes 1.

Le Préfet de Paris a pris la décision de le reconduire en Chine.
Il a pris contre lui un arrêté de reconduite à la Frontière.

Sa femme et ses deux enfants restent seuls à Aubervilliers.
Audience devant le juge des libertés et de la détention
JEUDI 10 AVRIL 2008
à 10 Heures.
 
  Palais de justice de Paris
Metro Cité
(Entrée avec les touristes se rendant à la sainte Chapelle)

Salle 35 BIS
Pour réaliser sa reconduite à la Frontière, le Préfet de Paris veut le maintenir en rétention jusqu'au départ. Il a donc saisi le juge des libertés et de la détention pour obtenir un placement en rétention de 15 jours. L'avocat devra invoquer un vice de procédure pour tenter de faire liberer son client, il pourra aussi tenter d'obtenir l'assignation à résidence, jusqu'à la date de l'expulsion.
Si la loi est respectée l'expulsion n'aura pas lieu avant le passage devant le Tribunal Administratif qui doit, lui, juger de la légalité de la décision préfectorale de reconduite à la frontière.
Situation familiale:
Le papa est arrivé en France le premier, en 2003
La maman et l'ainé ont suivi.
Scolarisé depuis son arrivée en France, l'ainé est aujourd'hui âgé de 12 ans et est en CM1 à Aubervilliers.
Une petite soeur est né en France en 2006, elle aura deux ans dans 3 jours.

Une demande de séjour avait été faite en 2006 lors de la circulaire du 13 juin 2006.
Le refus de séjour qui a suivi n’a pas été contesté après du Tribunal Administratif dans les délais.
La famille est assisté d'un avocat.
(renseignements communiqués en accord avec la famille)
Venez soutenir Monsieur Ansheng DAI.


 Arrestation d'un autre papa d'Aubervilliers.
Nous avons appris que le papa d'un enfant de 2 ans, avait été arrêté lors d'un déplacement à Strasbourg.
Il a été placé en rétention à Strasbourg, et le Préfet du Bas Rhin a pris contre lui un Arrêté de reconduite à la Frontière.
Son avocat parisien n'a pas réussi à obtenir sa libération aujourd'hui devant le juge des libertés et de la rétention; il a saisi la cour d'appel.
La maman et le bébé sont seuls à Aubervilliers.
10 avril 2008


1 Papa libéré.
Monsieur Ansheng DAI est libre.
Son avocat est parvenu à le faire sortir de rétention, sur un vice de procédure.
La journée s'annonçait mal, nous apprenions vers 8 heures ce matin que Madame DAI n'avait toujours pas pu apporter les pièces à l'avocat , et que, fortement impressionné la veille par le ton très exigeant d'une collaboratrice du cabinet, elle hésitait encore à se séparer des documents .
Nous avons dû lui expliquer encore une fois ce qui était en jeu ce matin, et l'éventualité qu'il y avait d'obtenir une assignation à résidence en présentant le passeport.
Sans présentation de celui-ci, on ne pouvait espérer qu'une libération sur vice de procédure. La famille est restée maître de son choix.
L'audience prévue à 10 heures le matin, s'est finalement déroulée à 14 heures.
Vers 17 heures, l'avocat nous annonçait la libération de son client, le juge avait considéré que l'arrestation n'avait pas été faite dans les règles, et la Préfecture, qui avait quatre heures pour faire appel, ne l'avait pas fait.
Grâce à l'habileté de son avocat, Monsieur Ansheng DAI a retrouvé sa femme et ses deux enfants, il est toujours sous le coup d'un arrêté de reconduite à la Frontière, une audience devrait avoir lieu prochainement au Tribunal Administratif de Paris, il comparaîtra libre.
Il sera bien difficile de faire annuler la décision de reconduite prise par le Préfet de Paris.
La famille enfin réunie, récupère à Aubervilliers.
11 avril 2008








Second papa
libéré à Colmar.
Monsieur Ansheng DAI était convoqué ce vendredi à 8h30, au Tribunal Administratif de Paris.
Traumatisé par sa rétention, il n'est venu nous voir que ce matin. Il était trop tard pour se rendre au Tribunal. L'avocat qui l'a libéré hier, avait prévenu qu'il ne pourrait pas assurer l'audience au Tribunal Administratif.
Sans trop d'illusions, la famille attend de recevoir le jugement.

Hier soir, nous avons rencontré la femme du papa placé en rétention à Strasbourg.
Elle était accompagnée de son enfant de deux ans.
Son avocat parisien nous a informé qu'une audience en cour d'appel contre le maintien en rétention, avait lieu aujourd'hui à Colmar, et que lundi 14 aurait lieu le jugement au Tribunal Administratif de Strasbourg.
Nous avions compris que l'avocat de la famille envoyait un collaborateur sur place. Renseignements pris au Tribunal, il n'a fait que transmettre le dossier de rêquête en annulation d'APRF à l'avocate de permanence à Strasbourg. Cette avocate, commise d'office, n'a que très peu d'espoir de faire annuler la décision de reconduite prise par le Prefet du Bas-Rhin.
Vers 17 heures, l'avocat parisien nous annonçait le prochain retour de ce papa, libéré par la cour d'appel pour vice de procédure, nous lui avons demandé de remercier son "collaborateur" si efficace, dont le nom ne nous a pas été communiqué.
Nous ne savons pas si l'audience au Tribunal Administratif est maintenue pour lundi à Strasbourg, ou si elle est reportée.
Le papa est très attendu à Aubervilliers.
Début Juin 2008


Arrestation
d'un papa
dont le jugement
est en délibéré depuis plus de 5 mois.







Libéré mais avec un nouvel Arrêté de reconduite à la Frontière du Préfet de Paris.
Arrestation d’un père de famille dont le jugement est en délibéré.
Nous avons été prévenu à 22 heures de l’arrestation d’un papa , que nous connaissons bien pour l’avoir conduit au Tribunal Administratif de Cergy, début 2008.
Depuis bientôt 6 mois ce monsieur attend de recevoir son jugement, s’il l’avait reçu, et si l’arrêté de reconduite à la frontière de 2006, qu’il contestait, avait fait l’objet d’un annulation par le juge, il serait aujourd’hui titulaire d’une autorisation provisoire de séjour, voire d’un titre de séjour d’un an et n’aurait pas été interpellé.
Alors qu’il circulait dans Paris, il a été contrôlé et placé en garde à vue.
Nous avons joint le commissariat au téléphone vers 23 heures, le préposé au standard était visiblement débordé d’appels et n’a rien voulu nous dire, si ce n’est que ses droits avaient été respectés.
Nous avons obtenu le numéro de fax, et avons pu exposer la situation par écrit dans la nuit.
Le lendemain, il nous a été dit que notre fax avait bien été joint au dossier, et qu’une décision interviendrait en début d’après midi. Le greffe de Cergy et les relais parisiens de RESF75 ont aussi été prévenus.
La matinée a été longue, en contact permanent avec le fils aîné, qui scannait les certificats de scolarité de la famille. Nous sentions peu à peu, le garçon entrevoir ce que pourrait être son avenir en France, sans son père. Enfin vers 15 heures, il nous apprenait que son père était libéré, mais qui lui avait été dit de quitter la France, dans les semaines qui viennent.
Une fois la grande émotion des retrouvailles passée, nous avons pu découvrir que le Préfet de Paris, n’avait pas hésité à prendre un nouvel arrêté de reconduite à la Frontière contre ce papa, juste avant de le libérer. Sachant qu’il ne peut être contesté auprès du Tribunal Administratif que 48 heures après sa notification, et qu’une famille ainsi éprouvée remet à plus tard l’examen des papiers remis par la police, il nous a fallu expliquer à la famille que l’heure n’était pas aux effusions, mais à la reconstitution du dossier, et à la recherche d’un avocat.
Nous attendons maintenant l’avis d’audience du Tribunal Administratif de Paris.
Personne ne peut expliquer pourquoi, à cette famille, est imposée l’épreuve de passer deux fois au cours de l’année, devant le juge du Tribunal Administratif. Espérons, que comme pour d’autres parents, l’arrestation sera la clef qui conduit à la régularisation.
Nous avons reçu les plus vifs remerciements de ce papa, dont l’expulsion aurait pu se faire très rapidement s’il avait été conduit au centre de rétention et si la Cimade, absente le week-end, n’avait pu saisir dans les temps le tribunal Administratif.
1 juillet 2008


Un Papa en rétention
au Mesnil Amelot.



Situation
critique:
femme et 3 jeunes enfants seuls à Aubervilliers

Nous avons eu connaissance tardivement d’une arrestation d’un père de famille d’Aubervilliers, vendredi dernier 27 juin 2008.
Les arrestations du vendredi sont les pires car il n’y a que 48 heures pour saisir le Tribunal Administratif  pour pouvoir contester la décision du Préfet de reconduite à la Frontière. La Cimade qui fait habituellement la requête en annulation est absente du centre de rétention samedi et dimanche.

L'arrêté de reconduite à la Frontière a été notifié samedi à 15 heures par un Préfet de Province, la famille n’a pas joint les bonnes personnes pendant le week-end, le lundi 30 au matin ce papa a été conduit devant le juge des libertés et de la détention avant que la Cimade ne puisse le voir.
 Ce juge devait vérifier si l’arrestation avait été faite dans les règles. Il aurait pu le libérer pour vice de procédure ou peut-être l'assigner à résidence chez lui. 
Il a eu affaire à un avocat de permanence qui n’a pas réussi à obtenir sa libération. Il était alors encore temps d’envoyer un fax au Tribunal Administratif avant 15 heures, pour contester la reconduite à la Frontère, mais l'arrêté de reconduite à la frontière avait été laissé dans la chambre du centre de rétention.

La situation familiale ne sera pas examinée si l’arrêté de reconduite n’est pas contesté dans les délais.

La situation familiale est la suivante :
  • Monsieur en France depuis 14 ans.
  • Madame en France depuis 6 ans
  • Les 3 enfants sont nés en France : 2 jumeaux inscrits en maternelle à Aubervilliers et un nouveau-né.
    La mère se retrouve donc seule avec 3 enfants en bas age.

 Il y avait de fortes chances de faire annuler la reconduite, dans l’intérêt des enfants, si le tribunal administratif avait été saisi à temps.

La famille a confié l'affaire à un avocat. 
Le Comité dispose du soutien actif de Monsieur le Maire et de son Cabinet.
1 Juillet 2008
fin d'après midi

2 autres pères de famille arrêtés




Seconde et troisième arrestation
Nous apprenons grâce au numéro d’urgence du CSPA (Comité des Sans Papiers d’Aubervilliers), l’arrestation, quelques heures plus tot, d’un père de famille Chinois que nous connaissons bien pour avoir assisté la famille dans ses démarches de régularisation depuis l’époque de la Circulaire du 13 juin 2006.
Ce papa était en garde à vue au commissariat de Pantin, auprès duquel nous avons aussitôt tenté d’obtenir des informations à plusieurs reprises. Possédant tout le dossier de cette famille, nous avons pu transmettre rapidement par fax un exposé de la situation familiale, en espérant que le fax soit transmis aux personnes décisionnaires.
La situation familiale est la suivante :
Présence de bientôt 10 ans sur le territoire.
Famille composée de 3 enfants qui vivent tous à Aubervilliers.
L’aîné arrivé en 2004, est maintenant parfaitement francophone, il a 15 ans et c’est avec lui que nous dialoguons avec la famille. Le garcon rieur que nous connaissons change d’heure en heure. Nous avons des conversations d’adulte avec lui pour lui expliquer soigneusement la procedure.
Il écoute attentivement, nous espérons qu’il trouvera les mots chinois qui permettront à sa mère de bien comprendre.

Son cadet , lui, né en France, il a maintenant 7 ans et sait lire couramment le Français. En cas de retour en Chine, il ne sera pas scolarisée car né à l’étranger.
Ne sachant pas lire le Chinois, qui s’apprend dès le plus jeune age, il ne parviendra que bien difficilement à s’intégrer en Chine, pays qui lui est inconnu.
Il accusera de toute façon un grand retard d’apprentissage sur les enfants de sa génération élevés à l’école chinoise.

Le petit dernier est lui aussi né en France, il est âgé de deux ans et attend son papa sans comprendre l’angoisse de la famille.

Alors que nous sommes pleinement plongé dans les deux affaires, le téléphone d’urgence nous annonce la disparition d’un troisième père de famille, nous essayons de le localiser dans les commissariats des environs. Aucune information ne nous sera communiquée avant le lendemain, ou nous apprenons que les deux papas arrêtés la veille en fin d’après midi, ont été transférés à Bobigny, dans l’attente d’une décision.
Le cabinet du Maire, prévenu par le Comité, s’active à mettre à jour les certificats de parrainage qui dataient de 2006, signés par l’ancien Maire qui avait été à l’initiative de la démarche.
Nous n’avons que peu d’éléments sur la famille du troisième papa. Les enfants sont nés en France et l’aînée est scolarisée en maternelle.
L’attente dure tout l’après midi, nous en profiterons pour préparer la suite en conseillant les familles et en tentant de leur éviter de tomber entre les mains de professionnels peu scrupuleux.
Vers 15 heures le téléphone sonne.

Nous n’oublierons pas le coup de fil du jeune garçon, qui nous a appris que son père était à la maison, la voix chargé d’émotion et presque couverte par les cris de joie de la famille.

Juste après, c’était au tour du contact francophone de l’autre famille de nous apprendre la libération du Papa qui avait déjà été arrêté l’an passé. Nous avions les plus grandes craintes pour cette famille, dont les deux enfants sont très jeunes.
Un simple rappel à la loi, sans suite judiciaire, a été remis aux deux papas.

De cette journée, nous retiendrons la grosse différence qu’il peut y avoir entre une arrestation dont nous sommes aussitôt informés et une arrestation dont nous avons connaissance plus de 48 heures après qu’elle n’eu lieu.
Dans le premier cas, nous pouvons développer tous nos efforts pour éviter la prise d’un arrêté de reconduite à la frontière, et ensuite, s’il avait été pris, pour le contester dans les délais tout en préparant le dossier pour le juge.
Dans le selon cas, il devient très difficile d’agir car la personne interné est très vite difficile à localiser. Elle est aux mains d’une escorte qui la conduit devant le juge des libertés, à l’heure ou il était impératif qu’elle rencontre la Cimade. Un second contact échoue le lendemain alors qu’il était possible de faire appel du jugement de maintien en rétention.
La famille affolée s’adresse à plusieurs personnes, sans concertation, ce qui ne sert qu’à voir ces personnes se désister les unes après les autres lorsqu’elles comprennent qu’il leur sera impossible de tout savoir de l’affaire.
Il est difficile de récupérer les arretés et jugements car ils passent de main en main, sans que personne ne songe à faire de copies.

Notre joie de revoir deux papas, est assombrie par la situation critique dans laquelle se trouve un autre papa, dont les 3 jeunes enfants et la femme entrevoient la longue séparation qui s’annonce.
Le Comité et la Mairie, qui est partie prenante dans cette affaire, feront tout leur possible pour l’éviter, mais la voie est très  étroite.
15 juillet 2008

Un papa libéré
après 15 jours
 de rétention




Après avoir frolé
l'expulsion, il sera peut-être reconnu français.
Monsieur GUERFI est libre.

Il regagne Aubervilliers pour y retrouver sa femme et ses trois enfants, après 15 jours au centre de rétention.
Après deux semaines ponctuées d'interventions multiples, et après être passé à deux doigts de l'expulsion après un cumul de malchances successives qui ont accablé ce papa, le nouvel avocat choisi par la famille a réussi à inverser le cours des choses. L'intervention de la Mairie d'Aubervilliers et du comité de vigilance auprès des différents décideurs et aux moments clefs ont, aussi, fortement contribué au succès.

Nous imaginons les retrouvailles à Aubervilliers. Ce soir là, restera dans les mémoires des deux jumeaux aînés. Il sera bien difficile de leur faire comprendre pour quelle raison leur papa a failli disparaître pour longtemps, et qui donc peut lui en vouloir autant pour vouloir détruire la famille qu'il a constituée.

Rappel de la situation familiale:
Arrivé en 1994, il y a 14 ans, Monsieur GUERFI a multiplié les demandes de séjour, tout en entamant une longue procédure pour se voir reconnaître la nationalité française, du fait d'ancêtres français.

Nous avons découvert que cette procédure, qui n'a pas été menée de la meilleure façon, a été un obstacle à sa régularisation. La préfecture comme le tribunal administratif, dans le doute d'avoir affaire à un français, ont suspendu leur décision d'accorder le séjour, dans l'attente de voir la question de la nationalité éclaircie. C'est pourquoi, 14 ans après son arrivée, et malgré une excellente intégration, ses trois enfants nés en France, Monsieur GUERFI est toujours sans-papiers.
Il espère toujours se voir reconnaître la nationalité française, la procédure se poursuit, avec maintenant beaucoup plus de rigueur.

Un titre de séjour lui ferait tout de même le plus grand bien, même s’il était délivré par erreur à un français, en lieu et place d’une carte d’identité.

Monsieur GUERFI remercie chaudement, tous les intervenants, et tous les décideurs qui ont permis à sa famille de se reconstituer.

28 août 2008


Le père d'un étudiant est placé en rétention.

Nous sommes contactés par des enseignats de l'Université d'Orsay.

Le père d'un étudiant chinois très brillant, a été arrêté fin août sur son lieu de travail avec 15 de ses collègues. Les femmes ont été immédiatement libérées, faute de place au centre de rétention, mais les hommes ont été placés en centre de rétention et frappés d'un arrêté de reconduite à la frontière du préfet de Paris. La famille demeure à Aubervilliers.
Le fils, (étudiant en situation régulière), a subi une très sévère sélection en Chine, a pu ensuite poursuivre un travail universitaire de très haut niveau à Orsay. 

Ses professeurs et collègues se sont immédiatement émus de cette événement et ont découvert, comme de plus en plus de français, le sort réservé aux familles sans-papiers, qui peuvent etre détruites du jour au lendemain par une décision administrative prise à l’aveugle.
Le jeune homme a été très entouré, un avocat a été trouvé pour la comparution du 29 août devant le juge des libertés et de la rétention.
Après une journée entière passée au tribunal de Meaux de 10h à 19 h, la libération a été ordonnée par le juge, pour un vice de procédure dans l’arrestation.

Grand soulagement pour la famille, et les soutiens universitaires, mais l’arrêté de reconduite à la frontière demeure. Il a été contesté dans les temps et la requête en annulation sera examinée ce mercredi 3 septembre par le président du tribunal administratif de Melun.

Ce papa d’Aubervilliers est en France depuis 9 ans, il y travaille durement et soutient son fils dans ces études. Son retour forcé en Chine sera un grave handicap pour le jeune homme, qui ne pourra plus désormais se consacrer entièrement à ses études. Au lieu d’être soutenu par son père, c’est lui qui devra soutenir ses parents : sa mère seule et sans ressources à Aubervilliers, et son père isolé en Chine, pays ou ils n’a plus de point de chute.

L’état Français qui soutient financièrement le jeune homme dans ses études agit, sans le moindre discernement, contre sont propre intérêt en perturbant gravement la destinée de cet étudiant brillant. Sans soutien paternel, il devra peut-être envisager de poursuivre ses études ailleurs, et d’autres pays tireront bénéfice de ses travaux.

La Mairie d’Aubervilliers a établi un certificat de parrainage à cet étudiant.

Le Comité de Vigilance sera présent à l’audience.

3 septembre 08
Compte rendu de l'Audience du 3 Septembre 2008 à Melun

Annulation de l'arrêté de reconduite à la frontière

pour Monsieur Jongcun JIN.
Père d'un brillant étudiant d'Aubervilliers.
La juge du Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté de reconduite à la frontière pris par le Préfet de Paris.
Nous avons retrouvé à Melun le jeune étudiant Chengfei JIN. Son père, qui aurait comparu libre, avait décidé, sur le conseil de son avocat, de ne pas venir au tribunal de peur d’y être arrêté.
En effet, le jugement qui avait ordonné sa libération (pour vice de procédure dans l’arrestation) venait d’être cassé en cour d’appel, juste après sa libération. Cette situation toute nouvelle permettait théoriquement à la préfecture de le placer, à tout moment en rétention, et en particulier à l’issue de l’audience, si le jugement avait été négatif.
L’avocat initial, qui avait obtenu la libération, avait transmis les éléments à sa consoeur, commise d’office, qui devait, elle, tenter de faire annuler l’arrêté de reconduite.
Rejoints par les enseignants de l’université d’Orsay, nous avons été reçus par l’avocate de permanence qui avait huit Arrêtés de Reconduite à la Frontière, pris par différentes Préfectures, à traiter.
L’entrevue a été rapide, et coupée de plusieurs coups de téléphone inopportuns.
Nous étions un peu inquiets de voir notre exposé, si souvent interrompu.
Nous avons dû ensuite laisser la place aux autres personnes.
L’audience a débuté, la partie adverse (Préfecture de Paris) était représentée, non pas par un fonctionnaire détaché, mais par un véritable avocat qui, dès la première affaire parisienne, a montré son professionnalisme et son aisance, qui contrastait quelque peu avec la diction quelque peu laborieuse de l’avocate commise d’office. Les autres Préfectures n’avaient pas cru utile d’être représentés à l’audience.
L’affaire de Monsieur JIN a été abordée, l’avocate a mis en avant la durée de séjour de bientôt 10 ans, les preuves de présence, les demandes de séjour successives de Monsieur JIN et, surtout, a présenté son fils Chengfei, arrivé en 2005, pour faire des études très poussées, à Orsay en physique des Plasmas. Il fait l’admiration de ses professeurs. Quatre d’entre eux étaient présents, et avaient rédigé des lettres de soutien pour indiquer au juge que cette réussite exceptionnelle était, pour beaucoup, due au soutien parental.
Un étudiant de ce niveau, doit assurer une présence permanence au laboratoire, il ne dispose que de près peu de temps pour d’autres activités. La reconduite de son père en Chine, pays dans lequel il n’a plus aucun point de chute, aurait totalement renversé la situation. Au lieu d’être soutenu par son père, c’est lui-même qui devrait soutenir ses parents, son père isolé en Chine, et sa mère, sans ressources, à Aubervilliers. Il était pas difficile de comprendre que ses études auraient été pour le moins perturbées voir interrompues.
La présence du Comité de Vigilance, et le certificat de parrainage du Maire d’Aubervilliers ont été mentionnés.
Chengfei, après accord de l’avocat de la préfecture, a été autorisé à parler. Il a pu rectifier une erreur dite par son avocate, (ce seul fait laissait entendre qu’il n’avait rien perdu des débats, alors qu’il ne pratique le Français que depuis 3 ans !). Il a aussi confirmé les grandes difficultés à venir, qu’entraînerait la reconduite de son père.
L’avocat de la Préfecture a vivement déploré l’absence de Monsieur JIN, il a contesté la durée de séjour, et la validité des photocopies des preuves de présence présentées. Il a surtout souligné que la délivrance d’un carte de séjour étudiant n’autorisait jamais les parents du titulaire à résider en France.
L’affaire a été mise en délibéré et nous avons dû assister aux audiences suivantes.

Une petite fille de 6 ans dormait sur un pupitre du tribunal, son père comparaissait entre deux gendarmes. Papa de trois enfants scolarisés, la Préfecture avait décidé de le reconduire à la frontière, il était soutenu dans la salle pour un collectif du 91 et avait réuni au lendemain de la rentrée des classes 65 signatures de parents d’élèves de la classe de ses enfants.
Vers 14h30, l’audience a été suspendue. Le résultat des délibérés étant annoncé pour 15h30.
A l’heure dite, nous avons entendu la phrase tant espérée : « L’arrêté de reconduite à la frontière est annulé », après les congratulations d’usage, nous avons évacué la salle. Dans la cour du tribunal les gendarmes libéraient les retenus. La petite fille qui retrouvait son papa, distribuait des chewing-gums à tout le monde.
Nous avons raccompagné Chengfei et des soutiens vers Aubervilliers.
Nous avons tous eu le sentiment que sans les lettres de soutien des professeurs, le certificat de parrainage de la Mairie d’Aubervilliers, notre présence sur place, la décision aurait été tout autre.
Chengfei adresse ses plus vifs remerciements à tous ceux qui ont aidé sa famille.
Le comité de vigilance poursuit son travail avec la famille JIN, pour enfin obtenir un titre de séjour, le chemin est encore long. Il devrait débuter par la délivrance d’un titre provisoire de séjour.
La préfecture de Paris a un mois pour faire appel de ce jugement.

Chengfei va enfin pouvoir  replonger dans ses études, après une semaine d'angoisse, passée entre Orsay, Aubervilliers, Paris, Le Menil Amelot, Meaux et Melun. Il a au moins progressé en géographie.

5 Septembre 08

Un papa en garde à vue.

Très longue journée pour deux élèves d'Aubervilliers.



Monsieur SH. vit à Aubervilliers, avec sa femme et ses deux enfants.
Il est en France depuis plus de cinq ans, il y a  rejoint sa femme installée en 2001.
Leur fille aînée de huit ans a fait toute sa scolarité en France, aujourd’hui elle aide beaucoup ses parents dans leurs démarches, car elle parle, lit et écrit le français. C'est elle qui a décroché le téléphone à minuit pour que lui soit annoncé que  son père était au commissariat et que deux choses pouvaient lui arriver: rentrer ce matin à la maison où bien, rentrer en Chine.
Son petit frère, 4 ans, né en France, est naturellement parfaitement francophone.
Les deux enfants sont scolarisés à Aubervilliers.

C'est la maman et les enfants en larmes qui ont annoncé la nouvelle ce matin à leurs enseignants, lors de la rentrée des classes. L'information nous a été aussitôt transmise.
Nous avons exposé la situation familiale par fax au commissariat, qui a réagit aussitôt pour accuser réception, en nous indiquant que la pièce était transmise.
Les certificats de scolarité rédigés par les directrices des écoles Jean MACÉ et Francine FROMOND ont suivis.
Les certificats de parrainage, signés ce matin même par Monsieur le Maire, grâce à la prompte efficacité du Cabinet du Maire, ont aussi été faxés.
Nous avons pu avoir avec le commissaire chargé du dossier, un étroit dialogue.
Le Joker "obligation de réserve" nous a été sorti à plusieurs reprises, mais sans animosité aucune.
Pendant ce temps, les enseignants s'appliquaient à calmer l'angoisse des enfants, qui avaient parfaitement compris la situation.

A 17 heures, la maman prévenait tout le monde que son mari était libre.
Il est maintenant chez lui à Aubervilliers, avec un simple rappel à la loi.
Les soutiens d'Aubervilliers ont pris bien du retard dans leur programme chargé du vendredi, mais ils ne sont pas mécontents du résultat.
Coté police, .... Joker.
1 Novembre 2008


Un papa
en rétention
à Rouen.
Il doit quitter la France.

Sa femme et ses deux petits enfants restent seuls à Aubervilliers.



Un père de famille d’Aubervilliers a été placé en rétention à OISSEL près de Rouen après avoir été contrôlé à Beauvais.

Il est sous le coup d’une obligation à quitter le territoire prise par la Préfecture de Bobigny et n’aura donc plus l’occasion de faire valoir sa situation familiale devant le tribunal administratif.
Dès que les documents de voyage seront réunis l’expulsion pourra avoir lieu.
Monsieur F laissera sa femme enceinte et ses deux enfants seuls à Aubervilliers.
Cette obligation à quitter le territoire qui date de février 2008 est d’autant plus incompréhensible, que Madame est en situation régulière et que ce père a reconnu chacun de ses enfants et assure leur subsistance.

Nous avons été prévenu tardivement, alors que le juge des libertés et de la rétention avait donné satisfaction à la Préfecture de l’Oise qui avait demandé le maintien en rétention pour 15 jours.
Le Comité de Vigilance a aussitôt réuni tous les éléments concernant cette famille, nous avons informé le cabinet du Maire de la situation critique de ce papa.
L’aîné de la famille, scolarisé à Aubervilliers, a été aussitôt parrainé par Monsieur le Maire; le cadet n’a qu’un an.
Nous avons régulièrement Monsieur F au téléphone au centre de rétention de Oissel. Il est difficile de lui demander des détails sur ses enfants sans que sa voix ne vacille. Madame a pu aller voir son mari à Oissel, elle est maintenant à Aubervilliers, assez débordée de se retrouver seule avec ses enfants qui ne comprennent pas ce qui est arrivé à leur père. Elle a, heureusement, le soutien de ses frères et sœurs, qui eux sont français, et de ses parents qui vivent aussi dans le 93.

Face à cette détresse le comité a multiplié les démarches pour enrayer cette expulsion.

Nous espérons beaucoup que l’administration ouvre enfin les yeux face aux conséquences qu’aurait une reconduite à la frontière pour cette famille d'Aubervilliers, dont seul le papa n’a pas l’autorisation de rester en France.

Monsieur F n’est pas un nouveau venu en France, il y vit depuis 10 ans.
A la naissance de chacun de ses deux enfants il a fait une demande de séjour.
L’obligation a quitter le territoire a été prise à l’occasion de sa seconde demande.
13 novembre 2008



Monsieur F.
libéré du centre de Rétention de Oissel.

Il retrouve sa femme et ses deux garçons.


Enfin libre, après 15 jours derrière les barbelés
Après une semaine d'angoisse que nous avons partagé avec toute la famille de Monsieur F, alors que les recours juridiques étaient épuisés, nous espérions tous les jours des nouvelles, en espérant que les signaux d'alerte que nous avions émis aboutiraient.
Les premiers quinze jours de rétention s'achevant, il était nécessaire pour la Préfecture de saisir de nouveau le juge des libertés pour obtenir quinze autres jours, qui auraient été mis à profit pour tenter de réaliser l'expulsion.
Nous attendions le coup de téléphone de l'avocat qui devait nous indiquer la date d'audience devant le juge des libertés à Rouen. Le téléphone a sonné, l'avocat nous a signalé que Monsieur F sortait car le juge des libertés n'avait pas été saisi. Comme d'habitude il a fallu encore attendre la confirmation, elle est venue de sa femme, qui arrivait à peine à formuler l'incroyable nouvelle tant l'émotion la submergeait. Le mot merci est arrivé largement premier.
10 minutes plus tard, Monsieur F nous appelait du quai de la gare de Rouen, pour nous dire  qu'il serait ce soir à Aubervilliers.
La réunion du comité de vigilance était déjà bien avancée lorsque la famille F est arrivée, avec enfants et poussette, saluée par des exclamations et applaudissements. Les deux garçons ne quittaient plus leur père, celui-ci était intimidé et semblait revenir de loin. Sa femme accusait une grande fatigue, comme après une longue course. Peu à peu les enfants ont repris leurs jeux dans la salle, pendant que nous expliquions à Monsieur F. ce qui avait été fait pour lui, et pour d'autres, pour tenter d'arrêter l'implacable machine administrative. Un des pilotes de cette machine a fait preuve d'humanité en permettant à cette famille d'Aubervilliers de se retrouver, même si c'est toujours sous la menace d'une reconduite à la frontière. Saluons cette bonne volonté anonyme, et espérons que l'humanité gagne aussi les juges de la cour d'appel et toutes les personnes qui ont le pouvoir de déchirer une famille.
C'est en poussant une poussette surchargée de ses deux garçons, que monsieur F.. aux cotés de sa femme épuisée a regagné la maison.

Personne n'a regretté d'être venu à cette réunion, d'autant plus qu'elle a été ponctuée de deux interventions de parents enfin régularisés. Ils ont tenu à redonner espoir à tous les autres, par  de touchants discours, qui ont su dissiper les sentiments d'envie et d'injustice que font naitre le traitement des dossiers de régularisation toujours ressenti comme aléatoire.
Audience au Tribunal Administratif
suite à placement en rétention d'un papa



Femme et enfants
seuls à Aubervilliers



Monsieur Dieuler NICOLAS est en rétention à Bobigny, il sera conduit par une escorte au Tribunal.
Si le juge considère que la décision de la Préfecture est légale, il retournera en rétention et tout sera fait pour l'expulser au plus vite.
Dans le cas contraire il sera libéré dans l'attente d'une éventuelle régularisation.

Appel aux soutiens disponibles
pour Audience au Tribunal Administratif.

Monsieur Dieuler NICOLAS, père de famille d'Aubervilliers,
est frappé d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière.
Il est en rétention à Bobigny et
passe Lundi au tribunal Administratif de Cergy

TA CERGY; Grève des avocats commis d'officeAudience au Tribunal Administratif
de Cergy

LUNDI 19 JANVIER 2009
à 10 heures.
Tribunal Administratif
2 -  4 bd de l'Hautil
95027 Cergy-Pontoise
Les soutiens peuvent rejoindre la famille:
Par RER :  A (Cergy-Préfecture) .
ou en voiture:
Autoroute A15 (sortie Cergy-Préfecture n°9)
Monsieur Dieuler NICOLAS a été arrêté ce mardi dernier à 6 heures en prenant le RER.
Il a été placé en garde à vue à Bobigny.
Lorsque nous l'avons appris, il avait déjà été transféré au centre de rétention.
L'administration a décidé sa reconduite à la Frontière.
Il laisserait à Aubervilliers sa femme et leur fille âgée de 4 ans et demi, scolarisée à Aubervilliers.
Le fils ainé de la famille est aussi sur le territoire national, il est âgé de 11 ans et est scolarisé avec ses cousins, qui sont en situation régulière.
Situation familiale:
Monsieur NICOLAS est établi en France depuis 2000, soit depuis bientôt 9 ans.
Sa concubine l'a rejoint en 2001 avec leur petit garçon.
Les parents ont aussitôt demandé l'asile en Guyane Française. Le père, puis la mère ont été convoqués à Paris pour examen du dossier.
Déboutés de leur demande, ils n'ont jamais pu, ni retourner en Guyane, ni parvenir à faire venir leur enfant.
L’enfant, âgé aujourd'hui de 11 ans, a été contraint de poursuivre sa scolarité en Guyane, avec ses cousins.
Le frère de Monsieur NICOLAS  et ses enfants sont établis en Guyane en situation régulière.
Monsieur NICOLAS assure l’entretien de son fils, en lui faisant parvenir l’argent nécessaire. 


En 2004, est née à Paris un second enfant, qui, elle, ne connaît que la métropole . Elle est scolarisée à Aubervilliers et fréquente très régulièrement le centre de loisirs. 

La famille a fait une demande de séjour en 2006, en Préfecture de Bobigny, dans le cadre de la circulaire ministérielle du 13 juin 2006. Bien que correspondant aux critères énoncés par le Ministre, la famille NICOLAS comme 80% des familles d’Aubervilliers a reçu un arrêté de reconduite à la frontière.
Il a été aussitôt contesté auprès du tribunal administratif, comme portant une atteinte disproportionnée à la vie familiale. Malheureusement, le tribunal débordé de requêtes, et après deux ans d’attente, a décidé de prononcer une ordonnance de non lieu à statuer, sans même examiner le dossier. 

Le juge doit décider, lundi, de la légalité de l'arrêté de reconduite à la Frontière pris le 13 janvier 2009 par la Préfecture.
Il doit en particulier se prononcer sur le fait qu'il puisse violer les lois françaises qui protègent la famille, la déclaration des droits de l'homme, et la déclaration des droits de l'enfant et autres lois et traités internationaux signés par la France.
La maman se trouve maintenant face à la terrible perspective de se retrouver seule, avec deux enfants à charge. 
Si le juge considère que la décision de la Préfecture est légale, Monsieur NICOLAS retournera en rétention et tout sera fait pour l'expulser au plus vite.
Dans le cas contraire il sera libéré dans l'attente d'une éventuelle régularisation.

 possible.
Monsieur NICOLAS ne trouvera aucun soutien familial en Haïti. Ses parents sont décédés depuis fort longtemps.
La concubine de Monsieur NICOLAS est dans la plus grande détresse, la petite fille pleure très souvent et réclame son papa.
La famille est assisté d'un avocat.

(renseignements communiqués en accord avec la famille)
19 janvier 2009


La famille NICOLAS
terrasée.

Le papa peut maintenant être reconduit à Haiti.


Venez avec nous.

Le juge a confirmé l’Arrêté de reconduite à la Frontière de la Préfecture de Seine Saint Denis.

Monsieur Dieuler NICOLAS, père de deux enfants scolarisés est maintenant expulsable, si la Préfecture de Seine Saint Denis ne reconsidère pas sa situation familiale.

 Nous avons accompagné la femme de Monsieur NICOLAS ce matin, au Tribunal Administratif.

L’avocat n’a pas réussi à faire valoir le dossier de Monsieur NICOLAS, que nous persistons à considérer comme un bon dossier.

  • Arrivée en France en 2000 soit bientôt 9 ans, les deux premières années en Guyane, les sept suivantes en région parisienne.
  • Deux enfants scolarisés sur le territoire Français : l’aîné de 11 ans en Guyane et la petite de 4 ans et demi à Aubervilliers.
  • Preuves de présence.

 Venant d'un des pays les plus pauvres de la planète, avec leur fils, les deux parents ont fait, dès leur arrivé en France, dans le département de la Guyane, une demande d'Asile. L'asile leur étant refusé, ils ont été convoqués à la commission des recours à Paris, à neuf mois d’intervalle.

Après le rejet définitif des demandes d’asile des deux parents, il leur a été impossible de rejoindre la Guyane pour retrouver leur fils. Ils ont préféré se maintenir à Paris sans l’enfant, plutôt que de rejoindre Haïti.

L’enfant, né en 98, est aux soins du frère et du neveu de Monsieur NICOLAS, qui sont en situations régulières en France, et établis en Guyane. Monsieur NICOLAS assure l’entretien matériel de son fils, et la famille souffre beaucoup de la séparation qui s’éternise.
 En 2004, un second enfant est né, une petite fille, actuellement scolarisée en maternelle à Aubervilliers.
Elle ne connaît que la métropole et rêve de voir un jour son frère, avec qui elle communique par téléphone.
La famille est entièrement francophone.
En 2006, demande de séjour, dans le cadre de la circulaire Sarkozy, la famille correspondant aux critères énoncés :
- résidence habituelle en France depuis au moins deux ans à la date de la publication de la présente circulaire d’au moins l'un des parents;
-  scolarisation effective d’un de leurs enfants au moins, en France, y compris en classe maternelle, au moins depuis septembre 2005 ;
- naissance en France d’un enfant ou résidence habituelle en France d’un enfant depuis qu’il a atteint au plus l’âge de 13 ans ;
- absence de lien de cet enfant avec le pays dont il a la nationalité ;
- contribution effective du ou des parents à l’entretien et à l’éducation de l’enfant dans les conditions prévues par l’article 371-2 du code civil depuis
sa naissance ;
- réelle volonté d’intégration de ces familles, caractérisée notamment par, outre la scolarisation des enfants, leur maîtrise du français, le suivi éducatif des enfants, le sérieux de leurs études et l’absence de trouble à l’ordre public.
La demande a été suivie d’un APRF, aussitôt contesté.
Après deux ans d’attente, le Tribunal Administratif débordé de dossiers, a prononcé une ordonnance de non lieu à statuer.
 
S’il est reconduit à Haïti Monsieur Nicolas ne reverra:
  • Ni sa femme et sa fille qui habitent Aubervilliers
  • Ni son fils aîné qui est aussi en France, dans le département 97 Guyane.
 
Les parents de Monsieur NICOLAS sont décédés, il n’a donc personne pour l’aider là-bas, et ne pourra plus faire face à l’entretien de ses deux enfants scolarisés en France.
Je ne commenterais pas cette décision de justice.
30 janvier 2009


Libération de
M. Nicolas.
Nous recevons un appel de Monsieur NICOLAS depuis le centre de rétention.
Il en est à son seizième jour et nous demande pourquoi l’escorte ne la pas conduit devant le juge des libertés pour prolonger sa rétention. Cette anomalie fait naitre en nous de grands espoirs, mais nous n’osons pas lui en faire part.
Dans l’heure qui suit c’est l’avocat qui nous confirme la libération de son client.
Nous avons aussitôt prévenu tout le monde par le communiqué suivant :
TRÈS BONNE NOUVELLE
Monsieur Dieuler NICOLAS a été libéré aujourd'hui après avoir passe 15 jours en rétention a Bobigny.

Malgré les 8 années de présence en France, ses deux enfants scolarises de 11 ans et 5 ans, le juge avait considéré qu il était légal de le reconduire a des milliers de km à Haïti, loin de sa famille.
Le comité de vigilance d Aubervilliers a tout fait pour que la situation soit mieux appréhendée par les parties prenantes.
La décision de ne pas demander au juge deux autres semaines de rétention, pour tenter de réaliser l'expulsion, est peut-être le fruit de ce travail.
Dans cette affaire, bien mal partie, des décisions humaines ont été prises, nous en saluons les auteurs et remercions tous ceux qui sont intervenus pour sauver cette famille de la dislocation.
Nous avons ensuite eu Monsieur NICOLAS au téléphone à de multiples reprises, sa joie est grande, il n’en revient toujours pas de se retrouver libre, sa femme est très éprouvée.
Il reste sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière, qui pourrait être exécuté s’il se fait de nouveau contrôler dans l’année.
23 février 2009
Un élève au centre de rétention du Mesnil Amelot.

Des petits enfants
l'attendent à Aubervilliers.
Saber NAJAH habite à Aubervilliers.
Il est scolarisé au Lycée Georges BRASSENS à  Villepinte
Ses camarades de Lycée 
sont très inquiets de ne plus jamais le revoir.

Saber NAJAH a eu 18 ans, il y a trois mois, il est né le 12/11/1990.
Il a été contrôlé aux Halles, mercredi 18 février et placé en rétention au Mesnil Amelot le lendemain.
La Préfecture de Paris a décidé sa reconduite à la frontière.
Tunisien, issu d’une famille nombreuse à très faible revenu, son père étant journalier agricole, il a rejoint, à l’age de 15 ans, le 15/12/2005, son cousin germain français, habitant d’Aubervilliers, qui seul pouvait lui assurer de pouvoir poursuivre sa scolarité.
Cette famille française d’Aubervilliers l’a entièrement pris en charge, depuis cette époque.
Ils avaient avaient à l’époque une petite fille de 3 ans et un garçon nouveau né.
Saber s’est aussitôt beaucoup occupé des enfants, car les parents travaillent tous les deux et ont des horaires variables.
Madame est aide-soignante, et Monsieur Chauffeur d'autobus.
Aujourd’hui les enfants sont âgés de 7 ans, et trois ans et demi.
Ils ont vécu tout leur enfance avec Saber et le considèrent comme leur grand frère. Son absence leur est inexplicable.
Il va souvent les chercher aux écoles Jean PERRIN et Joliot CURIE d’Aubervilliers.
Saber NAJAH a suivi sa scolarité d’abord à la Courneuve, puis au Lycée Georges Brassens de Villepinte, ou il prépare un CAP-vente pour la fin de l’année scolaire 2009, et un BEP pour 2010.

Le juge des libertés a accordé à la Préfecture de Paris, le droit de le maintenir enfermé pour 15 jours, au centre de rétention, ce qui facilitera beaucoup son expulsion.
Il y est actuellement, et commence à comprendre qu’il pourrait bientôt ne jamais revoir son Lycée et sa famille d’Aubervilliers.
Au Mesnil- Amelot, il est considéré comme un jeune français, et les retenus sont choqués de le voir parmi eux.
En ce qui concerne la reconduite à la frontière, l’avocat a saisi le tribunal administratif de Melun pour contester cette décision de la Préfecture de Paris.
Une audience est prévue pour le : 
JEUDI 26 FEVRIER à 9H.
TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE MELUN
43, rue du Général de Gaulle
77008 Melun Cedex
Le juge devra décider de la légalité de la décision de reconduite à la Frontière.
•    Si cette décision est considéré comme allant à l’encontre des lois françaises et des traités et accords signés par la France, elle sera annulé et Saber sera libéré.
•    Si le juge considère qu’il est légal de reconduire cet élève en Tunisie, de l’arracher à sa famille d’accueil, et de lui faire interrompre brutalement sa scolarité, il sera reconduit en centre de rétention et expulsé dans les jours qui suivent.
Une présence Jeudi matin à MELUN de ses camarades et professeurs, et militants est vivement souhaitée, mais elle ne doit, surtout pas, avoir pour but de perturber l’Audience, ce qui pourrait nuire à Saber.
Il est important de montrer au juge, dans le calme, que vous n’êtes pas indifférent au sort de Saber.
Cela peut faire pencher sa décision du bon coté.


Monsieur le Préfet de PARIS peut décider, à tout moment, de libérer ce très jeune majeur, il peut aussi lever l’arrêté de reconduite à la Frontière, ce qui permettrait à cet élève de présenter une demande de séjour en Préfecture de Bobigny.
Cette demande était en préparation pour être déposée prochainement, il n’est légalement sans-papiers que depuis 3 mois, depuis qu’il a eu 18 ans.
Merci d’intervenir, de manière courtoise, auprès de Monsieur le Préfet de Paris, et auprès du ministère de l’immigration pour demander la fin de la rétention et l’abrogation de l’arrêté de reconduite à la frontière.
Préfecture de Police de Paris :
préfet de police : Michel Gaudin
fax 01 53 71 67 23
Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
25 février 2009
Saber devant le juge.

TRIBUNAL ADMINISTRATIF
JEUDI 26 FÉVRIER
Audience à 9H.
TRIBUNAL ADMINISTRATIF
DE MELUN

43, rue du Gal de Gaule
77008 Melun 
Ligne RER D,
direction Melun
A partir de la gare de Melun, prendre le bus ligne A, arrêt "centre culturel".


Saber NAJAH n’est plus en rétention,
il a retrouvé sa famille ce matin à l’issue de l’audience 
en appel du juge des libertés.
Il est assigné à résidence.
La procédure d’éloignement se poursuit,
car l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière
n’a pas été levé par la Préfecture de PARIS.

Il passe demain au Tribunal Administratif de MELUN,
il y comparaîtra libre.

 Il faut venir soutenir Saber NAJAH

Saber NAJAH habite à Aubervilliers, et est scolarisé au Lycée Georges BRASSENS à  Villepinte, il vient de passer une semaine très dure, derrière les barbelés du centre de rétention.
Le Préfet de Paris a décidé sa reconduite à la frontière,
le juge devra se prononcer sur cette décision administrative.
L'audience est publique.
Saber NAJAH a eu 18 ans, il y a trois mois, il est né le 12/11/1990.
Il a été contrôlé aux Halles, mercredi 18 février et placé en rétention au Mesnil Amelot le lendemain.
La Préfecture de Police de Paris a décidé sa reconduite à la frontière.
Tunisien, issu d’une famille nombreuse à très faible revenu, son père étant journalier agricole, il a rejoint, à l’age de 15 ans, le 15/12/2005, son cousin germain français, habitant d’Aubervilliers, qui seul pouvait lui assurer de pouvoir poursuivre sa scolarité.
Cette famille française d’Aubervilliers l’a entièrement pris en charge, depuis cette époque.
Ils avaient avaient à l’époque une petite fille de 3 ans et un garçon nouveau né.
Saber s’est aussitôt beaucoup occupé des enfants, car les parents travaillent tous les deux et ont des horaires variables.
Madame est aide-soignante, et Monsieur Chauffeur de bus.
Aujourd’hui les enfants sont âgés de 7 ans, et trois ans et demi.
Ils ont vécu tout leur enfance avec Saber et le considèrent comme leur grand frère. Son absence leur est inexplicable.
Il va souvent les chercher aux écoles Jean PERRIN et Joliot CURIE d’Aubervilliers.
Saber NAJAH a suivi sa scolarité d’abord à la Courneuve, puis au Lycée Georges Brassens de Villepinte, ou il prépare un CAP-vente pour la fin de l’année scolaire 2009, et un BEP pour 2010.

L'avocat a saisi le tribunal administratif de Melun pour contester cette décision de la Préfecture de Paris.
Le juge devra décider de la légalité de la décision de reconduite à la Frontière.
  • Si le juge annule l’arrêté préfectoral, Saber pourra faire sa demande de séjour à Bobigny.
  • Si le juge confirme la décision, Saber devra se soumettre à la décision administrative et quitter la France.
Une présence Jeudi matin à MELUN de ses camarades et professeurs, et militants est vivement souhaitée, mais elle ne doit, surtout pas, avoir pour but de perturber l’Audience, ce qui pourrait nuire à Saber.
Il est important de montrer au juge, dans le calme, que vous n’êtes pas indifférent au sort de Saber.
Cela peut faire pencher sa décision du bon coté.

Monsieur le Préfet de Police, et Monsieur le Ministre de l’immigration peuvent à tout moment décider de lever l’Arrêté de reconduite à la frontière, même si le jugement s’avère négatif.

Cela permettrait à cet élève de présenter une demande de séjour en Préfecture de Bobigny.
Cette demande était en préparation pour être déposée prochainement, il n’est légalement sans-papiers que depuis 3 mois, depuis qu’il a eu 18 ans.
Merci d’intervenir, de manière courtoise, auprès de Monsieur le Préfet de Paris, et auprès du ministère de l’immigration pour demander la levée de l'arrêté de reconduite à la frontière, afin que Saber puisse déposer sa première demande de séjour à Bobigny.

Coordonnées, sauf si vous avez des contacts plus directs.
Préfecture de Police de Paris :
préfet de police : Michel Gaudin
fax 01 53 71 67 23
Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
26 février 2009

APRF annulé
à Melun






















TRIBUNAL ADMINISTRATIF

Saber ne sera pas reconduit de force en Tunisie

L'arrêté de Reconduite à la frontière est annulé par le juge du Tribunal Administratif de Melun.

Il pourra donc faire sa demande de séjour à Bobigny.

Très ému, il remercie tous ceux qui l'ont aidé.

 
Saber NAJAH habite à Aubervilliers, et est scolarisé au Lycée Georges BRASSENS à  Villepinte, il vient de passer une semaine très dure, derrière les barbelés du centre de rétention.
Le Préfet de Paris avait décidé sa reconduite à la frontière, en lui interdisant, de fait, de pouvoir faire une demande de séjour.
Il a 18 ans et trois mois.
Grosse émotion de sa famille française, et de tous ses copains venus en nombre.

Compte rendu d’Audience Tribunal Administratif de Melun le 26 février 2009
Saber NAJAH jeune majeur de 18ans et trois mois, placé une semaine en rétention administrative, puis assigné à résidence depuis la veille. Il tente de faire annuler, auprès du Tribunal Administratif de Melun, la décision de reconduite à la frontière prise par le Préfet de Police de Paris.
 
Nous avons retrouvé Saber et toute sa famille française, cousines oncles et tantes étaient venus, l’inquiétude se lisait dans les yeux de tous. Les deux petits enfants français, qui ont toujours vécu avec Saber n’étaient heureusement pas présents.

Les camarades de Saber sont arrivés en nombre, ils avaient mis au point par eux-mêmes toute une organisation, pour pouvoir arriver en minibus et voitures particulières jusqu’à Melun.
Ils tentaient de faire sourire Saber, mais n’y parvenaient pas.
L’avocat est arrivé frigorifié, il était venu en moto depuis Paris.
Nous avons traversé la cour ou stationnaient les fourgons cellulaires remplis des retenus extraits dans la nuit du centre de rétention. Personne n’avait oublié que Saber était encore, la veille, menotté dans l’un de ces fourgons, avant d’être assigné à résidence et de pouvoir passer la nuit à Aubervilliers.
Un esprit de solidarité emplît la cour, peut-être est-il parvenu jusqu’aux cellules.

Nous avons fait les dernières photocopies, et avons pu fournir, in extremis, la dernière attestation d’une école d’Aubervilliers que la famille avait récupéré dans la nuit.
L’audience a débuté. Tout le monde était effaré de ne pouvoir comprendre un mot de ce que disait le juge, son débit rapide, son grand éloignement du public, et la catastrophique qualité phonique de la salle nous a fait saisir que bien peu de choses avaient changées depuis 1874, date de construction du bâtiment.
Le premier cas était celui d’un homme dont l’avocat  disait que toute sa famille était française ou résidente en France, et qu’il était le seul à ne pas avoir de papiers. Le juge a demandé à l’avocat où étaient les pièces qui le prouvaient.. Il a répondu que la famille avait tout en main, mais s’était trompée de Tribunal, il a demandé un délai pour que tout puisse être faxé. Aucune contradiction de la Préfecture concernée, car aucun représentant n’était présent.
Le juge a refusé, il s’est retiré pour délibérer, puis est revenu pour dire que la requête était rejetée.
L’intransigeance du juge a jeté un froid, car il a semblé à beaucoup que le juge faisait payer au retenu, le fait d’avoir un dossier si mal bouclé, et une famille paniquée qui aurait confondu deux tribunaux. Personne ne saura si les faits présentés étaient exacts, ou n’étaient qu’un coup de poker de l’avocat. Comme nous l’avons déjà vu, récemment à Cergy, les juges ne tolèrent pas l’improvisation dans la préparation des dossiers, malheureusement seuls le retenu et sa famille déchirée en payeront les conséquences.
Pour tous les cas qui ont suivi, aucun représentant des Préfectures concernées n’était présent.
 
Enfin l’affaire de Saber a été appelée, la Préfecture de Paris avait, elle, pris les moyens de faire venir un avocat, et pas simplement un fonctionnaire représentant la Préfecture.
Saber est venu seul à la barre ; nous avons vu des signes d’étonnement parmi les retenus et leur escorte.
Les bancs étaient tous remplis et les copains de Saber se tenaient debout, au fond de la salle, un grand silence s’est fait. 
L’avocat de Saber a fait un exposé très complet de la vie de Saber. Il a fait état de son enfance en Tunisie, au sein d’une famille en proie à de grandes difficultés matérielles, de la décision courageuse prise par ses cousins français de le prendre à leur charge, pour soulager la famille et assurer un avenir scolaire à Saber, de sa parfaite intégration à Aubervilliers, et de la réalité de son projet scolaire à Villepinte, attestations des enseignants à l'appui. Il a aussi parlé de la grande émotion qui était née à Aubervilliers et à Villepinte, de le savoir enfermé et menacé d’expulsion, pour le simple fait d’avoir eu 18 ans, trois mois plus tôt, et d’être en retard pour déposer sa demande de séjour .
Les courriers adressés au Ministre de l’immigration et au Préfet de PARIS par Monsieur le Sénateur RALITE, ancien Maire d’Aubervilliers, par Madame le Maire de Villepinte Nelly ROLAND IRIBERRY, par Monsieur le maire d’Aubervilliers Jacques SALVATOR, par Monsieur le député-maire François ASENSI, par Monsieur le député Daniel GOLDBERG  et par beaucoup d’autres ont été aussi mentionnés par l’avocat qui a invité, le juge, à en prendre connaissance dans le dossier. L’avocat a rendu hommage à la mobilisation du Comité de Vigilance, du réseau RESF, des enseignants de Saber, dont bien peu ont pu malheureusement être prévenus pour cause de vacances scolaires.
La prise en charge par Saber des petits enfants de la famille NAJAH, depuis leur plus jeune âge a aussi été évoquée.

L’avocat de la Préfecture était plus difficile à entendre, il a, bien sûr, avancé que la vie familiale de Saber était en Tunisie, auprès de ses parents et de ses frères et sœurs, que rien ne l’autorisait à vivre en France auprès de cousins. Il a pris soin de dire au juge, que l’homonymie de Saber et de ses cousins français n’était en aucun cas la preuve de liens étroits. Il a osé déclarer à Saber, qu’il n’aurait qu’à faire une demande de visa à l’ambassade de France à Tunis, pour pouvoir revenir finir sa scolarité en France. Cette proposition a soulevé l’indignation dans la famille NAJAH, et chez tous ceux qui savent que les chances d’obtenir rapidement un visa, de la part de l’administration consulaire sont proches du « double zéro ».
 
L’avocat de Saber, a pu reprendre la parole, pour confirmer ce point, et rappeler que Saber devait passer son CAP cette année, un aller-retour, étendu sur plusieurs mois, réduirait à néant ses chances de réussite.
 
Le juge a demandé à voir les cartes d’identités françaises de Madame et Monsieur NAJAH,
Ils ont rejoint Saber à la barre. Tous ont vu des parents entourant un enfant en détresse.
Le juge a sermonné Monsieur et Madame NAJAH de n’avoir pas entrepris de démarches avant l’age de 18 ans, ils ont répondu, éplorés, qu’ils n’avaient pas vu l’enfant grandir et que le temps avait passé, sans qu’ils ne s’en rendent compte. Le juge ne laissait rien deviner de ses sentiments. Il a annoncé que sa décision était mise en délibéré, et qu’il appelait l’affaire suivante. Saber nous a rejoint. Après quelques minutes de flottement  nous avons tous quitté la salle, le juge n’a porté aucune attention à ce mouvement de foule.
 
L’avocat fut félicité, mais il restait réservé quant au résultat. Chacun est venu témoigner affection et soutien à Saber. Il restait muet.
Les distributeurs de boisson furent mis à l’épreuve. Les jeunes voulaient tout savoir sur ce que nous faisions pour les sans-papiers, et pourquoi. Comme d’habitude, ils découvraient incrédules ce qui pouvait se passer dans la France de 2009.
Pour préparer Saber au pire, nous avons parlé avec lui de la Tunisie, et de l’avenir qu’il aurait peut-être dans ce pays, c’est à ce moment là que nous avons réalisé la panique dans laquelle il se trouvait à l’idée de s’y retrouver dans quelques jours.
Nous n’avons pas insisté et lui avons montré les lettres de soutien des hommes politiques qui s’étaient mobilisés pour lui, il lisait sans comprendre pourquoi des gens si importants avaient écrit pour lui, et était confus de les savoir si bien informés sur sa vie, et si solidaires.
Personne ne parvint ensuite à le sortir de son silence, les regards d’encouragement furent notre dialogue.
Le juge s’étant retiré pour délibérer, tout le monde revint dans la salle d’audience.

Quelques minutes plus tard, le juge fut annoncé.
Le premier cas fut appelé. Un Monsieur dont toute la famille avait obtenu l’asile politique en Europe, et avait lui aussi dû fuir son pays, voyait sa requête rejetée. Le juge fit venir le chef d’escorte et lui recommanda de bien lire les attendus du jugement avant de réaliser la reconduite à la frontière. Nous apprendrons ensuite, que la reconduite à la frontière était bien jugée légale, mais qu’elle ne devait pas être réalisée vers le pays d’origine. Ce Monsieur devra donc trouver un autre pays où aller. Il est probable, qu’il n’en trouve pas, et reste sans-papiers en France, jusqu’à son prochain arrêté de reconduite à la Frontière, ou sa très hypothétique régularisation. Le juge lui a laissé ainsi la chance d’échapper pour l’instant à ses tortionnaires.
Nous espérons que l’administration lui épargnera de rester jusqu’au 32 ème jour en rétention administrative.
 
Saber NAJAH fut appelé. Il rejoint la barre entouré de ses parents d’adoption.
Les premiers rangs entendirent. « L’arrêté de reconduite à la Frontière pris par Monsieur le Préfet de Police de Paris contre Monsieur Saber NAJAH est annulé »
C’est en voyant Saber plonger dans les bras de Monsieur à Madame NAJAH, que toute la salle comprit, des cris de victoires jaillirent, vite réprimandés  par l’avocat au sourire radieux.
Le juge imperturbable récitât son jugement jusqu’au bout, qui permettait à Saber à se présenter  en Préfecture de BOBIGNY pour faire sa demande de séjour.
Il poursuivit ensuite en  sermonnant les associations de défenses des sans-papiers, « qui plutôt que de venir au tribunal, auraient mieux fait de préparer la demande de séjour dans les temps ». Nous aurions volontiers répliqué que nous n’étions pas une administration, ni un service public, mais plutôt que des bénévoles sans moyens en temps ni argent, et sans cesse mobilisés sur le front des arrestations. Le véritable scandale étant, que sans aide, d’associations ou de professionnels rémunérés, il est devenu très difficile de faire valoir ses droits au séjour.
Toute contreverse étant exclue, nous avons eu au moins la satisfaction de savoir que le juge avait remarqué notre présence, et voulons croire, que l’excellente tenue et le calme de l’assistance aura été pour une part dans sa décision.
 
Dès que le juge se tût, Saber courût vers les bancs ou se trouvaient toute la famille NAJAH pour s’y fondre, c’est in extremis qu’on le rattrapa pour aller signer les formulaires auprès de la greffière.
 
Le juge poursuivait en annonçant les verdicts bons et mauvais, nous préférâmes sortir,  pour épargner aux malheureux retenus le spectacle de notre liesse.
 
La jeunesse s’enfuit vers la cour du tribunal, ou des clameurs, trop longtemps contenues, retentirent.
Dans le hall du tribunal Saber passait de main en main, embrassés par tous, avant d’aller rejoindre la troupe.
Nous félicitâmes l’avocat, modestement il attribua sa réussite aux efforts du Comité de Vigilance.
Les représentants du Comité et de RESF, eurent leur grande part de remerciements de toute la famille NAJAH, quelques larmes furent échangées.
Saber n’était plus muet.
La jeunesse s’égailla comme une volée de moineaux, l’appel d’Aubervilliers se fit sentir.
Un vieux Monsieur, qui attendait l’autobus, nous félicitât sans rien savoir de l’affaire.
Il avait deviné qui était la partie adverse, et quels étaient ses sombres projets.
 
Après quelques coups de fils, un peu trop chargés d’émotion, nous primes la route.
Les dizaines d’heures passées sur le dossier Saber, se faisaient ressentir.
La mobilisation avait dépassé tous nos espoirs, en particulier de la part des hommes politiques du 93, et des camarades de Saber.
Toutes les personnes sollicitées nous ont aussitôt fourni tout le soutien nécessaire, jamais personne n’a cherché à nous convaincre de nous plier aux  décisions de la Préfecture de Police de Paris.
 
Saber va maintenant se précipiter en Préfecture de Bobigny, nous espérons tous une décision d’admission exceptionnelle au séjour, dans le cadre de la vie privée et familiale, de la part de Monsieur le Préfet de la Seine Saint Denis.

8 avril 2009

Monsieur AKLI
Papa en rétention depuis le 7 avril 2009



Derrière les barbelés





Ses trois enfants et leur maman restent seuls à Aubervilliers















Monsieur AKLI est un père de 3 enfants dont un né en France.
Il vivait à Aubervilliers, en famille. Il est maintenant derrière les barbelés.


Dernière minute Monsieur AKLI passe Jeudi 9 Avril devant le juge des libertés au Palais de Justice de Paris, voir en bas de page.

Les deux ainés sont scolarisés à Aubervilliers, au collège Rosa Luxembourg et à l'école primaire Honoré de Balzac.
Après 24 heures passées au commissariat à Paris 12 ème, et malgré les nombreuses interventions du comité, demandant sa remise en liberté, Monsieur AKLI a été transféré au centre de rétention de Paris-Vincennes.
Sa femme, et leurs trois enfants restent seuls et désemparés à Aubervilliers, s'ils allaient le voir, ils pourraient être aussi arrêtés.

La famille AKLI est bien connue à Aubervilliers, surtout suite à leur dernière demande de séjour de 2008, qui s'est soldée par un refus et une obligation à quitter le territoire.
Beaucoup de personnes connaissant la famille sont venues nous demander comment le séjour pouvait être refusé à des gens si bien intégrés et dont tout le monde croit qu'ils sont de nationalité française.

L'administration préfectorale a décidé de notifier une obligation à quitter le territoire en Janvier 2009. Le tribunal Administratif a été aussitôt saisi, pour contester cette décision.
L'audience était prévue pour le 9 juillet 2009.
Malgré cette date d’audience connue, l’administration a décidé de placer ce père de famille en rétention en vue de réaliser l’expulsion, le passage au tribunal administratif étant avancé aux jours qui viennent.
Il y sera conduit menotté au tribunal sous escorte policière.
Si le jugement lui est défavorable, il sera reconduit de force en Algérie.

Situation familiale:
Monsieur Athemane AKLI, est entré régulièrement en France fin 2001.
La famille AKLI  Kabyle francophone avait tout à craindre du climat d’insécurité qui régnait dans le pays. Monsieur AKLI a demandé un visa pour la France à titre individuel, il savait qu'il n'avait aucune chance de l'obtenir pour toute la famille.
Il a eu la chance de l'obtenir, et a quitté sa femme et ses deux enfants de quatre et deux ans, dans l'espoir de les revoir bientôt en France, ou en Algérie si la situation se calmait.

Aussitôt arrivé, il a demandé l’Asile à la France.
Mais à cette époque, l'administration avait à faire face à un afflux de demande d'asile de gens fuyant l'Algérie, par manque de personnel, et peut-être par stratégie, les délais de traitement des demandes se sont considérablement allongées.
Déposée en 2002, elle aurait dû être suivie, sans délai, par la délivrance d'un récepissé valant autorisation de séjour dans l'attente de l'examen de la demande.
Ce récépissé ne lui a été remis presque deux ans plus tard, en octobre 2003.
Il ne lui a pas servi bien longtemps, puisque l'asile lui a été refusé en janvier 2004, et l'autorisation de séjour non renouvelée.
Pendant ses années, il espérait une réponse favorable, il a dû bien naturellement se mettre à travailler, car il n'avait pas prévu qu'il devrait vivre sur ses économies tant de temps.

Kabyle, élevé dans la culture et la langue française, il s'est très vite intégré en France, tout en parvenant à faire vivre femme et enfants en Algérie, et en permettant à ses derniers de suivre une scolarité en Français. Bien qu'il voyait s'éloigner l'espoir d'une régularisation prochaine, il a décidé de rester.
Il a essayé aussi de se faire reconnaitre la nationalité française, mais sans succès.

En 2006, Monsieur Athemane AKLI n’avait pas vu sa femme et ses enfants depuis 5 ans.
Ils étaient âgés alors de 9 ans et de 7 ans, la poursuite de leur scolarité en Français était compromise.
Il a décidé de les faire venir, la séparation étant trop lourde à porter, et l'éducation des enfants en français devenant très difficile à réaliser en Algérie.
La famille AKLI était enfin reconstituée.
Les enfants ont tout de suite rejoint l'école à Aubervilliers.
Élevés dans la culture française, rien ne les distingue de leurs camarades.

A Monsieur AKLI, seuls manquaient les papiers, pour vivre comme tout le monde.
Chaque fois qu'il avouait sa condition de sans-papiers, il soulevait l'incrédulité de ses interlocuteurs.
Ne voyant plus ce qu'il pouvait faire de plus pour prouver son intégration, il a préparé une demande de séjour, de sa propre initiative et est allé présenter sa famille en Préfecture de Bobigny, en fin d'année 2008.
L'obligation a quitter le territoire a été la réponse de l'administration.
L'émotion a été grande dans leur entourage, nous avons fait connaissance à cette époque.
Les enseignants des enfants ont fait signer des pétitions, dans l’espoir que la préfecture revienne sur sa décision.
Monsieur le Maire d’Aubervilliers, Jacques SALVATOR, a aussitôt décidé de parrainer les aînés scolarisés.
L'avocat de la famille a saisi le tribunal administratif.

Le placement en rétention, alors que l'audience était déjà prévue, a choqué beaucoup de monde à Aubervilliers.  Nous avons prévenu le cabinet du Maire, plusieurs personnes de la ville ont fait de même.
Le cas de ce papa inquiète beaucoup de monde, nous devons faire le point régulièrement sur la situation.

S'il est reconduit en Algérie, Monsieur AKLI ne pourra plus faire vivre sa famille.
Les enfants, qui ne parlent pas, ni n'écrivent l'arabe, seront totalement perdus dans les écoles d'état Algériennes, s'ils décident de le suivre.
S'ils restent avec leur mère à Aubervilliers, leur situation matérielle et psychologique sera très tendue.
Sans logement ni travail, sans soutien de ses parents, son père étant décédé, Monsieur AKLI après plus de sept années d'intégration en France, aura les pires difficultés à trouver comment faire vivre la famille.
Dernière minute Monsieur AKLI passe Jeudi 9 Avril devant le juge des libertés au Palais de Justice de Paris, la Préfecture demande 15 jours de rétention. 
Monsieur AKLI est convoqué Jeudi 9 Avril devant le juge au JLD
Le juge des libertés, ne se prononcera pas sur le dossier.
Il doit vérifier que l'arrestation ne comporte pas de vice de procédure.
Il pourrait aussi décider d'assigner ce père de famille à résidence chez lui.
Sinon il accordera à la Préfecture, le maintien en rétention qu'elle demande.
La durée sera de 15 jours renouvelables, soit un total de 32 jours pendant lesquels tout sera fait pour le reconduire à la Frontière, dès qu'il sera passé devant le Tribunal Administratif.
Audience devant le juge des libertés et de la détention
JEUDI 9 AVRIL 2009
à 14 Heures.
 

  Palais de justice de Paris
Métro Cité
(Entrée avec les touristes se rendant à la sainte Chapelle)

Salle 35 BIS
Soutiens bienvenus.
9 avril 2009








Monsieur AKLI

Libre

Audience devant le juge des libertés.
Nous étions très pessimistes ce matin, car rien ne semblait supposer qu'une libération soit possible.
Il avait été décidé de laisser plaider l'avocat de permanence, l'avocat de la famille étant absorbé à préparer l'audience du Tribunal Administratif.

Nous avions mission de lui présenter le dossier, alors qu'il prenait connaissance par ailleurs des pièces, justifiant l'interpellation et le placement au centre de rétention.
Un premier retenu a été conduit devant le juge, son avocat a fait valoir le défaut de signature au bas du procès verbal de fin de garde à vue, la cas a été mis en délibéré.
Pour Monsieur AKLI, il ne s'agissait pas d'un défaut de signature, mais d'une pièce manquante. Le procès verbal de fin de garde à vue n'était pas dans le dossier.
Le juge a décidé immediatement qu'il y avait vice de procédure.
Eberlué, Monsieur AKLI a été libéré sur le champ, et est tombé dans les bras de sa femme.

8 mai 2009

Un grand-père en rétention à Rennes.
Derrière les barbelés

Monsieur C. travaillait comme peintre sur un chantier près de Nantes, c’est là qu’il a été interpellé. A l’issue de sa garde à vue, la Préfecture de la Loire-Atlantique a décidé sa reconduite à la frontière. Il a été placé en rétention à Rennes. Aidé par le RESF du 35, et par les enseignants du Lycée de son fils, il a trouvé un avocat local pour contester auprès du Tribunal Administratif de Rennes, la décision de reconduite à la Frontière.

Le juge a décidé que cette reconduite était légale, malgré la présence en France de ses trois grands enfants, dont le dernier est encore Lycéen à la Courneuve, et dont la fille aînée vient tout juste d’accoucher à Paris. Monsieur C. laisserait donc en France, sa femme, ses trois enfants et son petit-fils âgé de trois semaines.

Nous n’avons su que très tardivement que la famille habitait à Aubervilliers, heureusement les enseignants de la Courneuve avaient pris le dossier en main et ont pu transmettre les pièces à l’avocat. Malgré toute cette mobilisation, le juge a confirmé la décision de reconduite à la frontière.

Aujourd’hui Monsieur C. risque une reconduite imminente en Chine, le dossier nous a été transmis, et nous avons pu rédiger un exposé de la situation qui a été transmis aux personnes qui ont le sort de Monsieur C. entre leurs mains.

27 mai 2009

Expulsion en cours.
Dernière minute:
Le laissé-passé a été délivré.
Monsieur Wenqiu CHEN, père et grand-père d'Aubervilliers sera expulsé Dimanche 31 Mai. La Préfecture de Loire-Atlantique n'a pas renoncé  à le reconduire en Chine. Il laissera en France sa femme, ses trois enfants majeurs dont un lycéen, et son petit-fils nouveau né.
L'avion partira de Roissy Terminal  2e, à 13h40, le dimanche 31 mai 2009.
1 juin 2009

Expulsion
pas encore réalisée.
Monsieur Wenqiu CHEN, père et grand-père d'Aubervilliers aurait résisté lorsqu'on est venu le chercher pour le conduire à Roissy. Il n'a pas été expulsé Dimanche 31 mai comme prévu. Il a préféré risquer la prison en correctionnelle plutôt que de quitter toute sa famille.
Il serait encore  au centre de rétention de Rennes, pas plus d'informations pour l'instant.
3 juin 2009
Nous apprenons le retour à Aubervilliers de Monsieur Wenqiu CHEN après 3 semaines de rétention à Rennes.
Suite à son refus de quitter le centre de rétention, il serait passé devant un juge, puis est ressorti libre. Beaucoup d'interrogations sur le déroulement des opérations, nous ne savons pas si ce Monsieur à été condamné ou pas.
Il a retrouvé ses 3 enfants et son petit fils, nouveau né.
16 juillet 2009

Un papa mis en rétention,
Sa femme et leur bébé restent seuls à Aubervilliers





































16 juillet 2009
Nous sommes prévenus qu’une femme et son bébé se trouvent en Mairie pour demander de l’aide. Le papa a été arrêté et se trouve en garde à vue dans une gendarmerie de l’Oise.
Le papa en France depuis huit ans a fondé une famille avec une personne d’une autre nationalité que la sienne. Un bébé est né, il a un an, et le couple a entrepris des démarches en Mairie pour célébrer leur Mariage.
La maman  se trouve seule avec son bébé d’un an, et ne sait comment faire face.
Malgré tous nos efforts de la nuit du 16 au 17 janvier, pour exposer la situation dramatique de ce papa auprès des gendarmes qui ont transmis nos fax en Préfecture de l’Oise, l'administration préfectorale du 60  décide, au matin, de le placer en rétention administrative à OISSEL (près de Rouen).
Le  Préfet de l’Oise, sans égards pour la mère et l’enfant, prononce la reconduite à la frontière.
La famille a déjà un avocat, elle compte sur lui pour contester l’arrêté de reconduite à la Frontière dans les 48 heures, et pour défendre le papa devant le juge des libertés qui a été saisi par la Préfecture : 15 jours de rétention ont été demandés pour réaliser l’expulsion.
Nous avons toutes les peines du monde pour contacter l’avocat, qui ne semble pas très disponible pour ses clients.
La maman accompagnée d’un cousin se rend à Rouen pour l’audience du juge des libertés le samedi 18.
La veille au soir l’avocat a signalé qu’il ne serait pas présent à l’audience, et que le papa devrait se contenter de l’avocat commis d’office, qui prendra connaissance du dossier quelques minutes avant l’audience. La défaillance de l’avocat ajoutera encore plus de stress à la famille. Mais une bonne surprise les attend, l’avocat commis d’office est brillant, il obtient la mise en liberté sur vice de procédure.
La famille rentre à Aubervilliers pour la journée de Dimanche.
Le lundi est déjà prévue l’audience devant le tribunal administratif de Rouen, la famille décide de faire confiance à l’avocat rencontré à Rouen, et d’abandonner les honoraires déjà versées à l’avocat empêché.
Le dimanche matin nous transmettons, les pièces que nous avons à l’avocat, et en particulier l’attestation signée par Monsieur le Maire, que les démarches en vue du mariage ont bien été engagées en Mairie.
L’absence d’enfant scolarisé, et la faible durée de vie commune laisse présager une confirmation de la décision de reconduite, mais le fait que les futurs époux soient de nationalité différente est un atout. Il leur est en effet impossible de vivre en famille ailleurs qu’en France. Madame étant dans l’impossibilité de rejoindre son mari expulsé dans un pays où elle n’a pas droit au séjour, et l’enfant n’ayant pas encore de nationalité définie. Ces points ont été déjà développés par nous, sans succès, auprès de la Préfecture de l’Oise, nous faisons de même auprès de l’avocat.
Peu de personnes libérées par le juge des libertés ont le courage de retourner à la barre le surlendemain pour être jugé,. Les audiences ont bien souvent lieu en l’absence de l’intéressé alors qu’en étant présent il pourrait se défendre.
Sur notre conseil, et celui de l’avocat, la famille se rend de nouveau à Rouen le lundi, pour tenter de faire annuler la décision de reconduite.
Nous apprendrons en fin de journée, que le juge après délibération, annule la décision de reconduite à la frontière. L’avocat a une nouvelle fois été brillant.
Le jugement détaillé mentionnera :
« la décision attaquée porte un atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, et doit être annulée ».
«  les parents, de nationalité différente, ne pourraient reconstituer la cellule familiale dans leurs pays respectifs, en cas d’exécution de la mesure d’éloignement».
Le papa est maintenant invité à se présenter en Préfecture pour un examen de situation, mais avant aura lieu le mariage tant attendu.
La régularisation n’est pas gagnée, l’examen pouvant se solder par une obligation à quitter le territoire, comme nous l’avons déjà vu.
3 septembre 2009

Un jeune marié frappé d'une obligation à quitter le territoire, est placé en rétention.





Sa femme régularisée, et la petite fille de celle-ci restent seules à Aubervilliers.












































Reconduite annulée
par le juge.


Jeune marié, placé en rétention en vue d'expulsion.
Un Monsieur Algérien sans papier a épousé une résidente algérienne.
Mal conseillé, sans attendre, il a aussitôt fait une demande de séjour, comme il aurait pu le faire s’il avait épousé une Française.
Le statut de résident Algérien en France, est maintenant très loin de valoir celui de Français. Beaucoup d’anciens résidents qui se sentent à l’égal des français, découvrent soudainement que leurs droits sont bien moindres, et pratiquement nuls lorsqu’il s’agit de faire régulariser un conjoint.
Il est alors trop tard pour entreprendre les démarches, souvent envisagées depuis longtemps, pour accéder à la nationalité française.
La demande de séjour a donc abouti à une obligation à quitter le territoire pour le jeune marié.
La famille a aussitôt saisi le tribunal administratif pour tenter de faire annuler cette décision de la Préfecture de Bobigny.
C’est dans l’attente d’une convocation à l’audience que le Monsieur a été arrêté, hors du département.
A l’issue de la garde à vue, il a été placé en rétention, en vue de l’expulsion.
La Préfecture concernée a saisi le Tribunal administratif, pour que l’audience soit avancée, et que le Monsieur y comparaisse sous escorte policière, afin qu’en cas de confirmation par le juge de la décision de reconduite, celle-ci soit aussitôt exécutée, par la force publique.
La famille n’est pas composée uniquement des deux époux, Madame a deux enfants d’une précédente union : un majeur de nationalité française, et une petite fille de 9 ans scolarisée à Aubervilliers. Elle est prise en charge par son beau-père sans-papiers, qui assure le rôle du père. La maman étant très prise par son travail à l’assistance publique (nuits, weekend) c’est souvent lui qui s’occupe seul de la fillette.
La Préfecture a pourtant décidé de le placer en rétention pour 15 jours, pour l'expulser ensuite vers l'Algérie, loin de sa femme et de la petite fille.
Le juge des libertés et de la rétention a accordé les 15 jours de rétention demandés.
Ce 3 septembre est le jour de la rentrée des classes à Aubervilliers, c’est aussi le jour où le tribunal doit décider si la petite fille verra encore le mari de sa maman l’attendre à la sortie de l’école.
La petite fille a été conduite par sa mère à l'école, les enseignants ont fait le nécessaire pour fournir immédiatement toutes les preuves de scolarité de l'enfant, et autres justificatifs attestant la présence régulière du beau-père auprès de l'enfant, et son implication dans la scolarité de l'élève. Nous devons saluer les enseignants, qui ont pris soin de consacrer du temps à la famille, alors que mille autres choses étaient à faire en ce jour de rentrée scolaire.

Nous avons aussitôt transmis le tout à l'avocat, avec qui nous sommes restés en contact toute la matinée pour compléter le dossier.
A 13 heures, nous avons retrouvé Madame, venue accompagnée d'une voisine, et Monsieur sous escorte policière, avec les autres personnes extraites du centre de rétention. Nous avons tenté de dialoguer avec lui, mais seul son avocat était autorisé à l'approcher.
Les soutiens du Réseau Éducation sans Frontières de Paris étaient aussi présents, c'est eux qui nous avaient signalé l'arrestation et suivaient l'affaire de très près.
Nous nous sommes entretenus avec l'avocat, qui nous a présenté son mémoire fait la veille.
En plus de la vie familiale constituée en France, il mettait en avant un supposé retard qu'aurait mis la Préfecture à saisir le Tribunal Administratif. Faute de preuves quant au déroulement des opérations, nous restions perplexes, sur la stratégie suivie jusqu'à présent.
L'avocat a débuté sa plaidoirie par ce motif, le juge a immédiatement précisé qu'il était incompétent dans ce domaine, mais devait uniquement examiner la légalité de la reconduite à la Frontière.
La vie familiale a été exposée ensuite. Monsieur, très impressionné, répondait de façon succincte au juge, mais toujours en Français, malgré la présence de l'interprète.
L'avocat a présenté Madame, nous l’avons poussée à se lever pour rejoindre son mari.
Elle a ensuite pris la parole, et a expliqué de façon très émouvante quelle était sa vie quotidienne à Aubervilliers, avec son mari et sa fille. Comment son mari s'occupait de la petite lorsqu'elle était retenue à son travail, comment il la conduisait chez le médecin, à l'école. Elle a parlé du vide  inexplicable qu'il y avait maintenant à la maison, et des multiples questions de l'enfant.
Le juge écoutait attentivement.
La Préfecture de Bobigny avait été annoncée comme « non représentée » par le greffier, mais c’est le représentant de la Préfecture de Paris, présent pour d’autres affaires qui a pris la parole. Inébranlable, il a encore trouvé des arguments pour justifier l'inacceptable, tout en disant qu'il n'avait qu'une faible connaissance du dossier, car il venait de lui être transmis. Nous avons été étonnés que le juge accepte d’écouter l’avocat de la Préfecture de Paris, qui était totalement étrangère à la décision de reconduite à la frontière, mais tentait de la justifier par les moyens habituels.
Les affaires suivantes ont été appelées, le juge devant délibérer ensuite dans l'après midi.
Nous avons quitté la salle, puis le tribunal, laissant Madame et sa voisine attendre que la décision soit prononcée. Le mari restait sous la surveillance des gendarmes.
Vers 17 heures, la maman nous apprenait la libération de son mari, comme une chose toute naturelle, sans pouvoir nous en expliquer la raison.
C'est le mari qui, après avoir embrassé la petite fille, de retour de son premier jour d'école, s'est précipité à la réunion du comité pour nous montrer le jugement.
Le juge avait décidé d'annuler la reconduite à la frontière.
Applaudissements et sourires.


20 Novembre 2009


Papa en rétention



Sa femme
et ses deux garçons
restent seuls à
Aubervilliers.
Père de famille, placé en rétention en vue d'expulsion.
Monsieur RAKIC a été interpellé à BONDY, ce vendredi matin.
Il n'a été localisé que le soir, à Bobigny.
La famille vient de s'installer à Aubervilliers, mais avait déjà constitué un dossier à Pierrefitte, où elle était déja suivie par des militants associatifs, et connue de la Mairie.
Bien que deux enfants de 8 et 9 ans, arrivés bébés en France, soient scolarisés à Aubervilliers, la Préfecture a décidé de reconduire ce papa à la frontière, et demande 15 jours de rétention pour pouvoir le faire.

 Il passe devant le juge des libertés ce Dimanche 22 Novembre à 10 heures au Tribunal de Grand Instance de BOBIGNY.  Metro Pablo PICASO
Venez le soutenir !
Le juge des libertés doit statuer sur la régularité de l’interpellation et accorder ou non à la Préfecture les 15 jours demandés.
  • En cas de vice de procédure le juge pourrait le libérer.
  • S’il peut présenter assez de garanties il pourrait être assigné à résidence.
  • Si le juge le décide il serait placé en rétention pour 15 jours.
 Quelque soit la décision du juge des libertés, il reste sous le coup d’un Arreté de reconduite à la Frontière.
Ayant contesté cette décision administrative, il sera conduit sous escorte, ou devra se présenter librement, devant le juge du Nouveau Tribunal Administratif de Montreuil dans les prochains jours.
Le juge administratif devra, alors, se prononcer sur la légalité de la décision Préfectorale de reconduire ce papa à la frontière.

22 novembre 2009 
Dimanche au TGI de Bobigny
Les plantes vertes vont bien.



Audience devant le JLD
pour M RAKIC















































libre
Arrivée avant 10 heures devant le Tribunal, nous retrouvons Madame et les deux garçons, accompagnée par le Mrap de Pierrefitte qui suit la famille depuis des années.
L’attente se fait debout sous les bourrasques de vent, les murets de la largeur d’une brique qui permettent de s’asseoir sont mouillés. Les portes du Tribunal sont closes, et aucun vigile n’est visible avant 11 heures, alors que la convocation était pour 10 heures.
L’inquiétude monte chez les familles qui nous ont rejoints, nous avons du mal à les persuader qu’il s’agit bien de l’entrée principale, et que elle ouvrira un jour.
Vers 11 heures 30, à travers les vitres sales du tribunal, nous voyions arriver, les retenus sous bonne escorte. Ils s’engouffrent dans la salle d’audience. L’inquiétude grandit, enfin un vigile ouvre les portes, tout le monde rentre et passe sous les portiques électroniques, chacun à droit de les faire sonner 2 fois, avant d’être admis.
Une débauche de plantes vertes orne le tribunal, et  elles ont bien profité du chauffage qui nous a manqué.
Nous nous ruons vers la salle d’audience, elle est déjà pleine des retenus et des policiers d’escorte, la police nous affirme qu’il n’y a plus de place pour nous.
Heureusement, nous parvenons à intercepter dans le couloir, l’avocat commise d’office, et lui présenter rapidement le dossier et la famille.
Seules quelques personnes sont admises dans la salle, devant nos protestations, la police nous indique que nous pourrons rentrer lorsque la personne, pour laquelle nous sommes venus, sera conduite à la barre.
Tous les proches des retenus sont agglutinés derrière la vitre blindée qui donne sur la salle d’audience, ils assistent à l’audience sans entendre un traître mot de ce qui est dit. Parmi les interprètes présents, aucun ne sait, malheureusement, lire le français sur les lèvres du juge.
Lorsqu’un retenu est conduit à la barre, une vieille femme se met à pleurer nous lui indiquons qu’elle pourrait rentrer puisque la police le tolère. Elle refuse, car elle craint de ne pas pouvoir retenir ses pleurs, si elle avait, en plus, le son.
Monsieur RAKIC a été arrêté en compagnie de 3  ex-yougoslaves sur un chantier. Lorsque le premier des 3 est appelé à la barre nous rentrons, dans la salle bondée, sans que la police ne s’y oppose.
A chacun des trois, il est mentionné le procès verbal d’interpellation qui mentionne que la gendarmerie est intervenue sur le chantier, car une patrouille les a découverts fortuitement, alors qu’ils travaillaient en hauteur sans les équipements de sécurité requis, absence de casques et de chaussures de sécurité. Chacun des trois affirme qu’ils travaillaient mais au rez de chaussée.
La juge leur réplique que travailler sans casque est interdit.
L’avocate ne saisi pas la balle au bond, elle aurait pu peut-être s’inquiéter de savoir si c’est à la gendarmerie de faire respecter le port du casque, mais pas plutôt à l’inspection du travail. L’avocate de la Préfecture justifie l’intervention de la gendarmerie, du fait que les individus mettaient leur propre vie en péril.
Les conditions de l’interpellation ne font malheureusement pas débat, alors qu’il y avait de la matière. Quand Monsieur RAKIC comparait, la juge demande à l’avocate les vices de procédures qu’elle soulève. L’avocate répond « aucun », la juge est un peu surprise.
L’avocate a choisi de plaider pour l’assignation à résidence, étant donnée les garanties présentés, le passeport qui est aux mains de la police, et le domicile dont Monsieur RAKIC est maintenant propriétaire en titre à Aubervilliers.
La Préfecture s’indigne de voir qu’un Monsieur à qui ont a dit de quitter la France, ne la quitte pas, et, en plus, y achète un appartement. Il est dit que Monsieur RAKIC ne se soumet pas aux décisions de l’administration, il est donc probable qu’il ne respectera pas non plus l’assignation à résidence. La Préfecture dit que le maintien en rétention s’impose.
Une fois de plus, nous voyons la Préfecture, transformer une preuve d’intégration incontestable, comme l’acquisition d’un logement, en un élément à charge qui montrerait d’après elle qu’il est impossible de faire confiance à ce Monsieur.
Monsieur RAKIC rejoint les autres retenus, ses deux garçons viennent sur ses genoux.
 
L’audience est interrompue vers 13 heures, le délibéré est annoncé pour 15 h30.
 
Les retenus sont reconduits au centre de rétention menottés deux à deux, pour déjeuner, l’appétit semble leur manquer quelque peu, l’escorte en aura peut être un peu plus.
Madame RAKIC a heureusement apporté quelques victuailles qui voisinent avec le dossier dans la poussette de marché.
 Avant 16 heures la juge arrive accompagnée  de la greffière, Elle commence à annoncer les maintiens en rétention, puis passe à une assignation à résidence d’un jeune touriste, surpris sur le chantier, outils à la main. Elle insiste bien sur le fait qu’il est impératif de pointer tous les jours au commissariat, et qu’en cas de non respect de l’assignation à résidence une peine de prison de 3 ans était prévue. Nous espérions que Monsieur RADIC pourrait être, lui aussi, assigné à résidence. Quand son tour arrive, la juge annonce qu’elle avait décidé que le maintien en rétention ne s’imposait pas dans ce cas, elle n’évoque même pas l’assignation à résidence. Elle ordonne la libération, tout en prévenant que la Préfecture avait maintenant 4 heures pour faire appel, et que la libération ne pourrait intervenir que si la préfecture renonçait à son appel.
Monsieur RADIC a été donc reconduit au centre de rétention.
L’attente commence, elle durera 4 heures, personne en Préfecture ne semblant capable de prévenir avant cette échéance s’il y aurait appel ou non. Comment savoir si les quatre heures ont servis à examiner chacun des jugements avec le plus grand soin, ou si plus simplement, la poussière s’est déposée pendant 4 heures sur les feuilles sorties d’un fax dans un bureau vide.
Vers 19 heures nous raccompagnons les enfants à Aubervilliers, la maman soutenue par le MRAP de Pierrefitte, reste à attendre dans la jungle de plantes vertes.
Vers 20 heures Madame RADIC nous annonce que son mari est libre, et qu’ils sont tous deux à Aubervilliers. Elle remercie beaucoup tout le monde.
La journée a été dure pour les humains. Nous sommes un peu jaloux des plantes vertes qui sont beaucoup mieux traités que nous, par le tribunal.
Tribunal Administratif de Montreuil
Mardi 24 Novembre 2009
 10 Heures

Première Audience au nouveau Tribunal Administratif de Montreuil
Monsieur RAKIC conteste la décision administrative de la Préfecture de Bobigny
qui l'oblige à quitter la France,
en y laissant sa femme et ses deux garçons de 8 et 9 ans qui sont arrivés bébés et ne connaissent que l'école Française.
La famille a besoin de soutien.
  Venez Nombreux

Tribunal administratif de Montreuil
7, rue Catherine Puig
(au niveau du 206 rue de Paris)
93 100 Montreuil
Métro : Ligne 9, station Robespierre
Bus : Ligne 318, arrêt Robespierre - métro
24 Novembre 2009

Tribunal Administratif de Montreuil



APRF
Annulé
Compte rendu d'Audience
Nous sommes arrivés les premiers devant le nouveau Tribunal Administratif.
La rue est encombré des camionnettes des multiples entreprises qui procèdent à l’aménagement intérieur. Le tribunal est une fourmilière, des ouvriers rentrent et sortent avec des escabeaux, des rouleaux de moquette et des sacs de plâtre.
La famille RAKIC est arrivée au complet, accompagné de proches et aussi des deux autres personnes interpellés avec Monsieur RAKIC sur un chantier (non ce n’était pas celui du Tribunal).
L’un a contesté aussi son APRF, l’autre est titulaire d’un visa de tourisme, mais tout de même frappé d’APRF par la Préfecture, et assigné à résidence par le juge des libertés. Il doit pointer tous les jours au commissariat. Curieuse façon d’accueillir les touristes, que de les assigner à résidence pendant la durée de leur séjour.
A la vue des enfants, le greffe nous annonce que la Présidente ne tolère pas leur présence dans la salle, ils devront donc attendre dans la salle d’attente improvisée dans le hall d’entrée, composée de quelques chaises de style XX ème siècle, toutes périodes, disposées face à un échafaudage d’intérieur de style très contemporain.

La maman est très inquiète d’avoir à les laisser seuls. Le touriste restera avec eux.
Les deux garçons sombrent bientôt dans la découverte d’un jeux vidéo de téléphone portable qui leur fera oublier père et mère, pendant la durée de l’audience.
Monsieur RAKIC était bien entouré, en plus de sa famille, étaient représentés : le MRAP de Pierrefitte qui suit la famille depuis longtemps, le RESF et le Comité de Vigilance d’Aubervilliers.

L’audience a débuté dans une petite salle surchauffée, un marteau et une perceuse à percussion comparaissaient dans la pièce d’à coté.
Le juge a questionné Monsieur RAKIC, il n’a pas su répondre aux premières questions . Celà a surpris le juge, qui semblait s’attendre à pouvoir dialoguer.  Une fois que l’interprète eut fini de traduire, l’avocate a commencé sa plaidoirie par ce point précis : les difficultés en langue française de Monsieur RAKIC, et son blocage, quasi total d’aujourd’hui, essentiellement dû à l’émotion. Elle a évoqué ses collègues de travail, tous originaires de l’ex-Yougoslavie, les horaires du bâtiment, et le fait que sa femme roumaine ait, elle, beaucoup de facilités en français.
Ont été évoqués :
•    son parcours depuis son arrivée en France suite à la Guerre de Yougoslavie
•    sa vie familiale actuelle et passée.
•    L’éducation de ses deux garçons, entièrement réalisée en France où ils sont arrivés à l’age de 1 et 2 ans, et les grandes difficultés scolaires qu’ils auraient en cas de retour dans un pays inconnu.
•    La profonde volonté d’intégration de la famille, par le fait qu’elle a réussi à acquérir un appartement à Aubervilliers.
•    La tentative de déposer une demande de séjour en tant que chef de chantier, et la façon dont Monsieur RAKIC a été éconduit en Préfecture de Bobigny, après une nuit d’attente.

La représentante de la Préfecture a ensuite pris la parole.
Elle a reproché à Madame de ne pas avoir fait encore de demande de séjour. Elle a dit qu’à leur âge, les enfants avaient un capacité d’adaptation étonnante, et qu’un retour en Serbie pouvait se faire sans dommages. Elle a enfin contesté les capacités de chef de Chantier de Monsieur RAKIC, car il ne présentait aucun diplôme, ni attestation prouvant sa compétence dans ce domaine.
L’avocate, après avoir rappelé au juge que la Préfecture de Bobigny, ne permettaient pas aux roumains de déposer une demande de séjour, sous prétexte qu’ils auraient peut-être prochainement plus d’obligation à le faire, a,  finement, rappelé que Monsieur RAKIC avait été interpellé précisément sur un chantier, en compagnie de deux ouvriers qu’il dirigeait, remplissant, par là- même, le rôle de chef de chantier.
La représentante de la Préfecture a repris la parole, pour dire que les ouvriers ne portaient pas le casque, ni ne respectaient les consignes de sécurité, ce qui prouvait bien l’incompétence de Monsieur RAKIC à occuper le poste de chef de chantier.
Ce duel nous a amusé, le juge peut-être aussi, mais il n’a rien laissé paraître.
Personne n’a malheureusement pensé aux ouvriers travaillant dans ce tribunal coiffés des couvre-chef les plus divers, et dont la compétence ne semblait pas mise en doute par l’Etat Français qui leur avait confié l’aménagement du Tribunal.

L’affaire a été mise en délibéré, le jugement sera expédié par la poste.

Un débriefing eu lieu sur le trottoir devant le tribunal, en compagnie de l’avocate. Le vigile, un peu désespéré, voyait se déclencher la porte automatique à chacun de nos mouvements. Des vagues de froids successives entraient dans le tribunal.
L’absence d’un auvent pour s’abriter devant le tribunal, de bancs pour s’asseoir, et le déclenchement de la porte par tous les passants empruntant la rue, nous confirmait que l’incompétence existe bien dans le bâtiment, mais pas forcément où la Préfecture la trouve.
En délibéré.
Jugement positif: l'arrêté de reconduite à la frontière a été annulé par le juge.
Monsieur RAKIC peut faire réexaminer sa situation en Préfecture de BOBIGNY.
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LA MACHINE A BROYER LES FAMILLES
De l'arrestation vers la reconduite à la Frontière d'un ou des deux parents.

L'interpellation d'un ou des deux parents.
Le contrôle des identités sur la voie publique doit avoir été ordonné par réquisition du procureur de la République pour un lieu et une période donnée, mais il peut aussi avoir lieu hors de ce cadre, en cas d'infraction. Le sans-papiers découvre l'infraction qu'on lui reproche dans le rapport de Police, il pourrait la contester, mais sa parole face à celle d'un fonctionnaire de police n'a pas grande valeur.
Des contrôleurs peuvent aussi demander le concours de la Police pour établir un constat d'infraction.
Les contrôleurs de l'URSAFF (lutte contre le travail clandestin) et les contrôleurs des titres de transports (RATP, SNCF), lorsqu'ils demandent le concours de la Police, conduisent inévitablement les sans-papiers à être contrôlés par la Police et presque toujours interpellés.
(dans le cas d'un contrôle Ursaff dans un atelier Clandestin à la Courneuve, nous avons vu plusieurs couples de parents arrêtes ensemble, et les enfants livrés à eux-mêmes du jour au lendemain.)

DEDANS
DEHORS
La garde à vue au commissariat
Elle ne peut excéder 24 heures
La personne peut prévenir ses proches et le comité de Vigilance .

La préfecture notifie à l'intéressé un arrêté de Reconduite à la Frontière. Il dispose de 48 heures pour faire une requête en annulation contre cet arrêté.
Si un arrêté antérieur a fait l'objet d'un requête en annulation auprès du Tribunal Administratif, l'audience du Tribunal est avancée.
Si le jugement confirme l'arrêté, la reconduite pourra être réalisée dans la foulée.

Pas de nouvelles pendant plusieurs heures, les enfants qui se trouvent à l'école n'ont personne pour venir les chercher. En vue d'éventuelles tentatives de la Police de venir arrêter les enfants, les enseignants et le personnel des écoles prennent en charge les enfants et préviennent le comité de Vigilance.
Nous avons vu une mère arrêtée déclarer n'avoir pas d'enfant, afin d'éviter l'arrestation de la famille au complet, au risque que cette fausse déclaration lui soit très préjudiciable pour la suite de la procédure.
Le conjoint, s'il ne peut être joint ou il se trouve, est plongé dans l'inquiétude, car il lui est impossible de se présenter à la Police pour en savoir plus..

Le centre de détention
A l'issue de la garde à vue, le parent est conduit en centre de rétention.


Le centre de rétention peut se trouver très éloigné du lieu de l'interpellation. Nous avons vu des mères arrêtés à la Courneuve, et placées au centre de rétention de Meaux.
Un juge des libertés et de la détention doit statuer sur le bien fondé du maintien en rétention
Le juge doit , au vu des preuves fournies par l'avocat, décider si la personne dispose des garanties nécessaires pour pouvoir être assignée à résidence dans l'attente d'une prochaine convocation au Tribunal Administratif.
Il doit aussi vérifier que la procédure suivie jusqu'à maintenant est bien conforme aux textes. En cas de vice de procédure, la personne peut être relâchée sans suite.

Une fois la mauvaise nouvelle apprise, le conjoint doit trouver un avocat et l'argent nécessaire, pour assurer la défense. Pour des personnes ignorantes il est très difficile de faire le bon choix d'un avocat, en quelques heures. Des associations indiquent des adresses.
Faute de connaissance ou d'argent, il reste à faire appel à un avocat commis d'office, qui du fait de la très faible rémunération qu'il perçoit de pourra garantir qu'un survol rapide du dossier.

Des visites en centre de détention, sont possibles, sauf pour les personnes sans papiers. L'éloignement est souvent un obstacle insurmontable, pour des gens sans voiture. Les longues heures d'attente et le stress contribuent davantage à l'abattement général, qu'elles ne profitent aux familles.

Le conjoint libre assure seul l'entretien de la famille, et de l'avocat, il est souvent contraint de se consacrer d'abord à son travail pour pouvoir faire face.

Audience devant le juge
des libertés et de la détention
Après plusieurs jours d'insomnies, une escorte de gendarmes, conduit la personne au Tribunal.
Le juge écoute l'avocat de la Préfecture et l'avocat de la personne.
Il décide en 10 à 20 minutes de maintenir la personne et détention, de la libérer sans suite, ou de l'assigner à résidence.
La personne, comme la préfecture, peut faire appel de ce jugement.
Des familles hésitent à assister à l'audience, craignant une arrestation collective à proximité du Tribunal, certaines viennent y assister.

Elles découvrent leur père, mère, ou conjoint escorté par des gendarmes, les enfants sont souvent graves et silencieux.

Ils voient souvent, pour la premiere fois, leurs parents pleurer.
En cas d'appel, audience similaire devant la cour d'appel. Nouvelle angoisse, nouvelle dépense pour régler l'avocat.
Audience devant le Tribunal Administratif
pour requête en annulation d'Arrêté de Reconduite à la Frontière

Le juge du Tribunal Administratif doit décider du bien fondé de la décision administrative de la Préfecture de reconduire le parent à la frontière.
Le fait que la famille ait satisfait à tous les critères de la circulaire du 13 juin 2006, n'a pas force de loi.
Cette circulaire n'ayant aucune valeur juridique.

Le juge doit examiner si la Préfecture a respecté les lois françaises et les traités signés par la France, en décidant de la reconduite à la frontière.

Il faut réunir tous les justificatifs, prouvant l'antériorité des démarches de régularisation,
l'intégration de la famille en France et les risques encourus en cas de reconduite forcée dans le pays de naissance des parents.
La France ayant signé des traités et lois protégeant la famille, les enfants, et les droits de l'homme, il existe une chance que le juge considère que la décision administrative vienne contrarier ses grands principes. Le comité de Vigilance aide à constituer le dossier en fonction des éléments déjà remis par les familles à l'occasion des recours gracieux faits à l'automne contre les refus de séjour. La famille doit réunir l'argent nécessaire pour régler les provisions à l'avocat.
Il faut souvent s'endetter, en espérant en l'avenir.

Reconduite à la frontière imminente
Si le juge du tribunal Administratif confirme la légalité de l'arrêté de reconduite à la Frontière le parent est reconduit au centre de rétention d'ou il peut être extrait d'un moment à l'autre pour être reconduit à l'aéroport.
S'il est assigné à résidence, il peut aussi, à l'occasion d'une convocation au commissariat, être retenu et conduit sans délai dans un avion.


Un appel contre le jugement est possible, mais il n'est pas suspensif, la Préfecture a très largement le temps de procéder à la reconduite avant que la cour d'appel ne se prononce. Une personne qui se trouve a l'étranger aura du mal à répondre à la convocation, elle doit demander un visa pour la France, délivré par une administration quelque peu liée à la partie adverse.

La famille exténuée sombre dans le désespoir.
Les dépenses d'avocat et l'absence du revenu du conjoint incarcéré conduit la famille à s'endetter pour pouvoir survivre, cela ce traduit par des mois voir des années de travail pour rembourser les créanciers, souvent impitoyables. Les enfants adolescents, doivent aussi se mettre au travail, leur scolarité s'en ressent, ou se termine prématurément.
Les parents assignés à résidence, et convoqués régulièrement au commisariat, ne sont jamais sûr d' en resortir et de revoir leurs enfants.
Certains sont tentés par la clandestinité, mais cela supose qu'ils abandonnent leur famille,
d'autres font tout ce qu'ils peuvent pour placer leurs enfants chez des proches ou dans des institutions, afin de leur garantir un avenir en France.
 
La reconduite
Le parent, sous bonne escorte est conduit à l'aéroport par des équipes spécialisées. La police utilise des techniques éprouvées d'abord pour ne pas inquiéter la personne en ne lui révélant pas la destination; si elle se rebelle la contrainte physique est utilisée. Le ministère de l'intérieur prend soin d'éviter tout décès ou blessure grave, qui pourrait faire échouer la reconduite.
Certaines personnes sont dans un état étrangement calme.
 
Les compagnies aériennes établissent des factures au ministère de l'intérieur.
A l'arrivée, dans certains pays, le parent est pris en charge par la police locale, qui peut considérer qu'il a commis un délit et mérite la prison.
Les opposants au régime en place ont peu de chance d'échapper à leur destin.



A vous d'imaginer ce que devienent les enfants de ses familles déchirées.



Nous aurons tenté de leur donner une autre image de la France.

Pourront-il chanter un jour "Douce France" ??????


32 JOURS Un film de Thi Bach Tuyet, juin 2007.

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